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Le LKP condamne avec la plus grande fermeté les mises en examen de Patrice TACITA et Sarah ARISTIDE, avocats militants du LKP. (procès du 20 juillet)

Pour ceux qui en doutent encore, ces mises en examen sont l’un des aspects de "l’Etat policier" qui réprime toutes celles et tous ceux qui osent s’opposer au mépris, à la négation, à l’exploitation et à la discrimination, a tout pwofitasyon dont nous sommes, nous Guadeloupéens, victimes an péyi annou.

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Le Maire de SAINTE-ANNE, solidaire de Serge Letchimy, condamne les propos de Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur

Le Maire de Sainte-Anne et Président du MODEMAS, Monsieur Garcin MALSA, dénonce l’attitude des députés de droite et des membres du gouvernement français et condamne les propos tenus par Claude GUÉANT, Ministre de L’intérieur, affirmant que « toutes les civilisations ne se valent pas ».

Une telle affirmation de ce représentant du gouvernement français, coutumier de déclarations xénophobes et ségrégationnistes, constitue une atteinte à la dignité des peuples, un mépris et un dénigrement pratiqué à l’égard, des peuples colonisés et esclavagisés.
 

Le Maire de Sainte-Anne rappelle que c’est au nom de « la supériorité de la civilisation européenne » que les pays européens ont justifié et pratiqué la traite négrière dans les Amériques.

C’est au nom de cette civilisation que l’Europe a imposé au reste du monde son droit à coloniser, son droit à oppresser des indigènes comme « un droit naturel » de l’Algérie à l’Australie, du Congo à l’Indochine.

 
Dans ces circonstances, le Maire de Sainte-Anne et Président du MODEMAS appelle l’ensemble des élus et les Martiniquais à faire peuple et à boycotter le déplacement du Ministre de l’Intérieur dans notre pays.

 
Nous le ferons au nom de CÉSAIRE qui déclarait en 1971 : « Je peux me tromper, je dis que la Martinique sera indépendante ou elle disparaitra ».

 
Le Maire Garcin MALSA

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Les pays à fort potentiel économique comme les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ne sont pas les seuls à résister aux diktats occidentaux. C'est aussi le cas de petits pays pauvres qui bordent la mer des Caraïbes (lesquels d'ailleurs profitent indirectement de l'émancipation des BRICS).
 
On a cité en 2011 le rapprochement du Surinam et du Guyana avec le Venezuela. La dernière initiative remarquable dans le même registre est celle de la Jamaïque.
 
Le nouveau premier ministre de cette île Mme Portia Simpson-Miller, du Parti  national du peuple (PNP) qui a remporté les élections du 29 décembre dernier face aux travaillistes (centre droit), a déclaré jeudi lors de sa prise de pouvoir son intention de faire sortir son pays du Commonwealth pour en faire une république, ce qui signifie que la reine d'Angleterre cessera d'en être la souveraine.
 
"J'aime la reine (Elizabeth II) qui est une femme excellente (…), une femme sage et remarquable (…) Mais il est temps d'achever le processus d'accession à l'indépendance", a déclaré Mme Simpson-Miller.
 
En France le quotidien de droite Le Figaro (le 8 janvier), qui qualifie ce premier ministre de "populiste" note que "cette volonté de rompre les liens avec l'ex-empire apparaît comme un camouflet pour les Britanniques, aux premiers jours de l'année du jubilé de diamant d'Élisabeth II". "Le sentiment républicain progresse en Jamaïque depuis plusieurs décennies, ajoute le quotidien conservateur. En 1975, la chanson de Bob Marley No Woman, no Cry était censée faire référence à la reine." Un référendum devrait prochainement entériner cette réforme constitutionnelle.
 
Au lendemain de sa prise de fonction le 6 janvier, la chef du gouvernement de la Jamaïque a reçu le vice-président du Conseil d'Etat cubain Esteban Lazo Hernández. L'agence de presse cubaine Granma qui relate cette nouvelle rappelle que l'ancien premier ministre  Percival Patterson qui gouverna l'île de 1992 à 2006 et qui appartient au même parti que Mme Simpson-Miller était lui-même un "ami de Cuba". En 2001 il s'était prononcé contre l'exclusion de Cuba du CARICOM (organisation régionale pro-occidentale) qui frappait La Havane depuis plusieurs décennies. Sous son mandat, la Jamaïque avait intégré Petrocaribe, le projet qui permet à la Jamaïque de bénéficier du pétrole bon marché et de prêts à 1 % d'intérêt en provenance du Venezuela. Hugo Chavez a immédiatement appelé Mme Simpson-Miller après son élection pour l'inviter à Caracas. Celle-ci a répondu : "Je suis avec vous et avec le véritable esprit bolivarien" (cf AVN).
 
La Jamaïque bénéficie des soins attentionnés de nombreux médecins cubains : la Mission miracle, déployée gratuitement par les services médicaux cubains à travers le monde pour traiter les problèmes ophtalmologiques, a soigné 20 000 Jamaïcains, des bons offices qui sont en concurrence avec ceux des pays du Nord comme la mission floridienne Don Daly financée par la Sandals Foundation (la Fondation philanthropique de la chaîne hotelière de luxe Sandals Resorts International qui possède Air jamaica et multiplie les profits malgré la crise économique que connaît l'île).
 
La Chine est aussi impliquée pour aider le non-alignement jamaïcain. Le 7 janvier la premier ministre et des membres de son gouvernement ont rencontré l'ambassadeur chinois Zheng Qingdianqui pour discuter du prêt de 400 millions d'euros que Pékin va octroyer au Programme jamaïcain d'urgence pour l'emploi (PEEP).
 
L'élection de Mme Simpson-Miller (qui avait déjà été premier ministre en 2007) a été acquise à une très large majorité (elle détient 42 sièges sur 63 au Parlement). Dans ce pays de 2,8 millions d'habitants où la dette atteint 130 % du PIB, le premier ministre, qui est née dans un ghetto de Kingston, s'est engagée à combattre la pauvreté et créer des emplois. Elle a aussi des positions plus ouvertes que ses adversaires sur des thèmes sociétaux comme l'homosexualité (ce qui lui vaut des accusations au sein de son propre parti d'être financée par des groupes homosexuels étrangers et lui a valu une mise en garde et l'incitation du pasteur Wellesley A Blair membre du PNP dans un de ses prêches pour qu'elle préserve la souveraineté du pays à cet égard aussi).
 
A une autre échelle, Haïti, malgré le terrible tremblement de terre qui l'a ravagée en 2010, et malgré l'occupation militaire d'une mission de "maintien de la paix" de l'ONU depuis le renversement d'Aristide par les Français et les Américains, tient tête elle aussi aux exigences occidentales en poursuivant son projet de reconstruire un armée de métier pour se défendre.En novembre dernier, le Canada qui est devenu un auxiliaire important de l'ingérence des pays du Nord en Amérique latine (il était monté au créneau aussi après la réélection de Daniel Ortega au Nicaragua à l'automne dernier), avait fait savoir qu'il s'opposait à la recréation de cette armée en raison du coût de l'opération. Quelques jours plus tard tous les Occidentaux avaient déclaré qu'ils ne paieraient pas pour financer ce projet. même l'ancien président costaricain et prix nobel de la paix Oscar Arias avait été mobilisé pour dissuader le Président haïtien Michel Martelly de rétablir l'armée, après que celui-ci eût précisé dans une conférence de presse à la Havane (ce n'est sans doute pas un hasard) où il devait rencontrer  Raul Castro, qu'il était prêt à former 500 hommes, pour un coût de 25 milions de dollars qui pourraient être prélevés sur le budget de la police. Une commission a été chargée d'examiner le projet et a rendu un rapport favorable, rendu public le 1er janvier à l'occasion du 208e anniversaire de l'indépendance du pays. Pour beaucoup d'Haïtiens le remplacement de la force de l'ONU par une armée nationale est indispensable à la dignité et à la souveraineté du pays.
 
Les relations d'Haïti avec le Venezuela et Cuba, comme celle de la Jamaïque avec ces deux pays, sont au beau fixe. Le Venezuela a été le premier pays (juste devant les Etats-Unis en volume) pour les promesses de don à Haïti après le tremblement de terre de 2010, les dons alimentaires en provenance de Caracas ont afflué tout au long de l'année 2010, et les installations énergétiques qui traitent le pétrole vénézuélien bon marché dans le cadre de l'accord Petrocaribe représenterait un cinquième de la consommation d'énergie électrique du pays. Des centaines de médecins cubains officient à Haïti, l'Ecole latinoaméricaine de Médecine (Elam) de Cuba a également formé quelque 700 médecins haïtiens et 300 autres sont en cours de formation dans une annexe de l'Elam à Santiago de Cuba.
 
Delphine Jaen

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Au moment du tremblement de terre nombreux d'entre vous ont donné quelque chose pour aider Haïti dévastée. Deux ans après que devient Haïti?

Certaines ONG et coopérations font leur travail avec beaucoup de sérieux, d'autres ont des motivations nettement moins claires. Pourquoi Haïti est elle dans cette situation?

Synopsis en français:   (español abajo)

Haïti a payé un prix exorbitant pour avoir osé se libérer le premier de l'esclavage. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 est venu écraser encore un pays déjà très èprouvé par son histoire. Un grand mouvement de solidarité internationale avait vu le jour.Les médecins cubains étaient sur place travaillant à l’amélioration du système de santé et ont été en première ligne dès le début pour secourir les blessés.

Qu'en est-il aujourd'hui, quelles coopérations se développent sur le terrain avec quels résultats? Entre humanitaire, solidarité et marché de la reconstruction quel avenir pour Haïti?{hwdvs-player}id=589|width=560|height=340|tpl=playeronly{/hwdvs-player}

Source : http://habana.skynetblogs.be/

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