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CONFIANT LES EMMERDE: Et c'est bien ainsi!

 


Une étrange polémique a éclaté en Martinique depuis la visite de l'humoriste Dieudonné à la fête BBR du Front National à Paris. Un article dans « Le Monde » de Patrice Louis a lancé à la face du public et au-delà du monde, que Raphaël Confiant serait anti-sémite et qu'il soutiendrait la démarche de Dieudonné. Ceux qui connaissent l'écrivain ont été plutôt stupéfait d'entendre ça. D'autres ont surenchéri et tenté de forcer le trait.

 

 

 

BMJ a pu poser ces quelques questions à Raphaël Confiant afin de comprendre ce qui s'est passé, identifier le cadre dans lequel s'est développée l'affaire et apporter tous les éclaircissements utiles à ses lecteurs.

 

BMJ : Pouvez-vous nous situer l'origine de cette affaire ?

 

 

 

R. C. : Il s'agit d'un texte non publié dans la presse écrite, ni posté sur un quelconque site-web ou blog, que j'ai fait circuler auprès d'une trentaine de personnes par Internet, texte dans lequel j'essaie d'analyser le pourquoi de la visite de Dieudonné à la Fête "Bleu-Blanc-Rouge" du Front National. Le correspondant du "MONDE" en Martinique s'est procuré ce texte je ne sais comment (en tout cas, ce n'est pas moi qui le lui ai envoyé car je ne connais pas ce monsieur !) et en a profité pour faire tout un raffut et pour faire mousser quelques autres individus frustrés qui ont trouvé là l'occasion d'avoir au moins une fois dans leur vie leur nom publié dans la grande presse. Déontologiquement, l'attitude du correspondant du "MONDE" est scandaleuse dans la mesure où mon texte n'a été publié ni posté nulle part. Il s'agit d'un texte à circulation restreinte ou privée, si vous préférez ! Il est vrai que les journaux français choisissent souvent leurs correspondants locaux ou provinciaux.

 

 

 

BMJ : Vous utilisez un terme sur lequel se base l'argumentaire de vos détracteurs. Pouvez-vous nous rappeler les circonstances qui vous ont conduit à utiliser le terme "innommables?

 

 

 

R. C. : D'abord, je tiens à dire que mes détracteurs sont un quarteron de Caldoches qui veulent détourner la vraie question qui secoue la Martinique en ce moment à savoir le génocide par substitution. Ils détournent l'attention des gens sur mon pseudo antisémitisme alors que le problème, c'est eux ! Eux qui construisent des enclaves caldoches partout en Martinique (à Sainte-Luce, au Diamant, aux Anses d'Arlets, à Tartane) et qui s'imaginent que nous allons leur livrer ce pays que nos ancêtres ont bâti pendant 350 ans avec leur sang et leur sueur. Ceci dit, pour en revenir à mon texte, je disais avoir trouvé deux explications à l'étrange visite de Dieudonné à la fête du Front National : d'abord le fait qu'il soit métis (père africain, mère française) et que ça doit être très difficile à vivre dans un pays raciste comme la France ; deuxièmement, je disais que le comportement de Dieudonné pouvait s'expliquer par le fait qu'il est poursuivi, diabolisé et aujourd'hui ruiné par des gens qu'il est interdit de nommer sous peine de procès et que donc j'ai qualifié d'Innommables. Désolé, ce n'est pas moi qui ai construit la langue française ! "Innommable" a 4 sens dans le dictionnaire et seul le 4è signifie "infâme" ou "ignoble". Le tout premier, celui que j'ai utilisé dans mon texte, dit très clairement : "Innommable : état de ce qui ne peut être nommé". Il s'agit donc d'un procès en sorcellerie intenté par des Caldoches, des R. G. et un nègre à Blanc auquel l'état français a donné une sucette dans un organisme visant soi-disant à lutter contre les discriminations. Tout ce petit monde-là ne me fait pas peur. Je les emmerde ! Et je continuerai mon combat sans dévier d'une maille.

 

 

 

BMJ : Que reprochez vous à ceux que vous ne voulez pas nommer ?

 

 

 

R. C. : Mes ancêtres n'ont pas pratiqué l'Inquisition. Ils n'ont pas fait de pogroms, de rafles du Vel d'Hiv' ni de chambres à gaz, donc je refuse tout net, quand je suis face à eux, d'avoir le moindre sentiment de responsabilité ou de culpabilité. Que les Européens se sentent coupables face à eux, c'est normal ! Toute cette mauvaise conscience a fait qu'il est devenu presque impossible de nommer ces personnes. Vous pouvez dire ou écrire sans aucun problème "de confession bouddhiste", "de confession chrétienne" ou "de confession musulmane", mais il suffit que vous indiquiez la religion de ces personnes pour que vous soyez immédiatement accusés d'antisémitisme ou que vous soyez traînés en justice. C'est inacceptable ! Le journal "Antilla" a subi 2 ou 3 procès, je crois, pour les avoir nommés. Cela, c'est le premier point. Le deuxième, c'est que ce qui se passe en Palestine, le massacre du peuple palestinien, est scandaleux venant de gens qui ont subi la Shoah il y a à peine un demi-siècle. Cela aussi, je le dénonce !

 

 

 

BMJ : Selon vous, que cherchent ceux qui vous attaquent ainsi ?

 

 

 

R. C. : En Martinique, les Caldoches veulent détruire Confiant parce que Confiant est le seul qui réactive la notion inventée il y a 30 ans par Aimé Césaire : le génocide par substitution. En France, les droits-de-l'hommistes et les hypocrites de la Gauche caviar veulent me décrédibiliser par ce que je dénonce sans relâche leur double discours : discours pro-sioniste et pro-universaliste en même temps. En fait, l'universalisme européen est le nouveau masque du sionisme et du néo-impérialisme euro-yankee.

 

 

 

BMJ : Comment se fait-il qu'un texte privé puisse se retrouver livré au public et faire l'objet d'une exploitation publique dans un quotidien ?

 

 

 

R. C. : Je vous l'ai dit : le processus de Caldochisation que subit la Martinique depuis une dizaine d'années fait que la plupart de ces Caldoches travaillent main dans la main avec les R. G. ou le S. R. P. J.. Il n'est donc pas du tout difficile pour eux de trouver des textes privés ou d'enregistrer des conversations téléphoniques. Tout est bon pour tenter de discréditer ou de diaboliser les gens comme moi qui s'opposent à leur tentative de recolonisation de la Martinique. Je tiens à préciser que tous les Français ou les Africains qui sont en Martinique ne se comportent pas en Caldoches blancs ou Caldoches noirs. La plupart d'entre eux ont une attitude neutre par rapport à notre combat pour la souveraineté et je ne peux que louer cette neutralité.

 

 

 

BMJ : Vous devez bénéficier d'un droit de réponse dans le journal « Le Monde ». Jeudi 7, France-Antilles a publié votre interview. « Libération » dans sa page « rebonds » va publier un article. Considérez-vous que ce soit suffisant pour rétablir les choses dans leur vrai sens ?

 

 

 

R. C. : Il ne s'agit pas pour moi de rétablir la vérité. Je ne vais pas m'épuiser dans un combat perdu d'avance. Ces gens sont puissants, ils ont de l'argent, ils monopolisent les médias. Et d'ailleurs, il y a 15 ans, j'ai déjà eu l'occasion d'avoir affaire à eux et d'être leur victime. En 1991, en effet, j'étais finaliste du Prix Goncourt pour mon roman "Eau de Café" publié chez Grasset. Pierre Combescot et moi, nous nous sommes donc retrouvés en finale de ce prix et j'ai perdu parce que les jurés avaient été inondés de lettres disant que "Confiant est un raciste" ou "Confiant est un antisémite". Heureusement, l'année d'après, en 1992, Patrick Chamoiseau obtenait le Goncourt pour "Texaco". Donc, bon, je suis habitué à leur vindicte et cela ne me fait absolument pas peur. Si vous avez peur d'eux, vous êtes mort ! Voilà la règle. Je continuerai mon combat quel que soit le prix à payer.

 

 

 

BMJ : Le quotidien « France-Soir » a repris les propos de Pascal Sevran « La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique »  et  « Il faudrait stériliser la moitié de la planète », pourtant, cet animateur « bénéficie » d'une certaine mansuétude contrairement à vous. Comment expliquez vous cela ?

 

 

 

R. C. : La France est un pays raciste, vous le savez bien ! Les hypocrites diabolisent le Front National, par exemple, alors que tout le monde sait qu'un électeur de l'UMP, de l'UDF, du PS ou du PC, n'est pas moins raciste qu'un électeur du FN. C'est une vaste hypocrisie ! Pascal Sevran est un Français gaulois, il a donc tous les droits. Il peut tout dire sans être diabolisé. Moi, je suis un colonisé, un descendant d'esclave et je n'ai qu'un seul droit : fermer ma gueule. Mais qu'ils sachent que JAMAIS, je ne la fermerai ! JAMAIS !

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