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Les soldats de l'ONU accusés de viol dans des camps de refugié au Libéria, voici donc les alibis formulés par cette organisation.

« Les Nations Unies reconnaissent le besoin urgent d'alerter sur la question et prennent note du rapport de l'organisation non gouvernementale (ONG) 'Save the Children UK' intitulé 'Des camps aux communautés : étude sur l'exploitation des enfants au Liberia' », indique un communiqué de la MINUL publié le 7 mai à Monrovia.

Selon les informations parues dans la presse, ce rapport fait état de nombreux cas d'exploitation sexuelle dans les camps de réfugiés, où des fillettes sont contraintes à des relations sexuelles en échange de faveurs, y compris de la part de membres du personnel humanitaire. Le rapport cite aussi certains membres des opérations de maintien de la paix.

La MINUL indique aujourd'hui avoir, à plusieurs reprises, abordé la question avec l'ONG « Save the Children », sollicitant des informations sur des cas particuliers.

« Bien que l'ONG n'ait pas discuté des conclusions ou des recommandations de son rapport avec les Nations Unies, l'Organisation poursuit vigoureusement ses mesures pour prévenir, identifier et punir les auteurs de ces actes odieux, conformément à la politique de « tolérance zéro » établie par le Secrétaire général », explique le communiqué.

« Tous les cas d'infraction grave du personnel des Nations Unies, notamment les plaintes d'exploitation sexuelle, font l'objet d'une enquête du Bureau des services de contrôle interne (BSCI, OIOS selon son acronyme anglais), qui a toute liberté d'action », précise la MINUL.

La MINUL indique que depuis le début de l'année 2006, huit cas d'exploitation et d'abus sexuels ont été signalés à l'OIOS. La plupart de ces enquêtes se poursuivent. L'un de ces cas a été confirmé et le membre du personnel a été immédiatement suspendu.

« Un autre cas a été évoqué à l'égard d'un partenaire d'une agence des Nations Unies, ce qui a conduit à mettre fin au contrat en question », ajoute le communiqué.

En février dernier, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix avait établi devant le Conseil de sécurité un bilan des progrès accomplis pour lutter contre les abus sexuels et appelé à renforcer les capacités d'enquêtes internes de l'ONU .

« L'incapacité à prévenir les abus ou à punir les casques bleus qui s'en prennent à ceux qu'ils sont sensés protéger déshonore les casques bleus dans leur ensemble », avait déclaré Jean-Marie Guéhenno, lors d'une séance du Conseil de sécurité consacrée aux abus sexuels commis dans le cadre des Missions de l'ONU.

Dans un rapport rendu l'année dernière à l'Assemblée générale, le Secrétaire général soulignait que le nombre d'abus sexuels pour l'année 2004 s'élevait à 121, indiquant que ce « chiffre préoccupant » était amené à s'accroître avec les nouvelles mesures pour encourager le signalement des abus (dépêche du 6.05.05).

Le rapport exposait par ailleurs en détail les mesures prises par l'ONU pour lutter contre ce phénomène, sur la base notamment des propositions commanditées par le Secrétaire général auprès du Prince Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein, Représentant de la Jordanie, et présentées dans son rapport sur les abus sexuels dans les missions de l'ONU .

source : all africa.com