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Au moins 1,8 million de personnes contaminées par le VIH qui gagnent moins de 420 dollars par mois et qui remplissent les conditions requises pour souscrire une assurance-vie ne sont pas assurées car les compagnies continuent de rejeter entre 600 et 800 demandes par mois, sur la base des résultats sérologiques des clients. Nous avons fait en sorte que le contrat d'assurance que nous proposons soit adapté à l'ensemble des catégories sociales, du directeur d'entreprise au domestique», a-t-il expliqué.

Le VIH/SIDA est devenu beaucoup plus facile à gérer au fil des ans, pourtant, les Sud-Africains séropositifs qui souhaitent souscrire une assurance-vie éprouvent toujours de grosses difficultés à trouver une compagnie qui accepte de les couvrir.

 

Brett Anderson, un activiste engagé dans la lutte contre le sida qui vit dans la ville du Cap, figure depuis peu sur la longue liste des personnes laissées pour compte, faute de services.

«Tout a commencé lorsque j'ai décidé de souscrire une assurance-vie hypothécaire, estimée à 93 000 dollars. J'ai téléphoné à trois grandes compagnies d'assurances afin de connaître les différents produits qu'elles proposaient aux clients comme moi, un salarié séropositif. C'est de cette manière que j'ai appris qu'il n'existait aucune police d'assurance pour les personnes séropositives», a-t-il confié à IRIN/PlusNews.

 

Brett Anderson a comparé ce manque de services à «une gifle en pleine figure» et a rappelé que l'Afrique du Sud avait l'une des constitutions les plus progressistes au monde et affichait un taux de prévalence du VIH/SIDA de l'ordre des 18 pour cent.

 

Au vu des progrès accomplis dernièrement dans le domaine des traitements, les compagnies d'assurance se doivent de modifier leurs politiques actuelles, a estimé Fatima Hassan du AIDS Law Project (ALP), une organisation non gouvernementale qui fournit une assistance juridique aux personnes séropositives.

 

«A l'heure actuelle, seules quelques rares compagnies d'assurance proposent des assurances-vie aux personnes séropositives et les tarifs sont exorbitants comparés à ceux des produits standards», a-t-elle indiqué.

 

AllLife, un nouveau venu dans le domaine des assurances, est l'une des deux uniques compagnies à proposer des produits spécifiquement conçus pour une clientèle séropositive qui souhaite souscrire une assurance-vie, à partir de 21 dollars américains par mois.

 

Ross Beerman, co-fondateur et directeur de AllLife, a souligné l'importance de mettre les assurances-vie existantes à la portée des personnes infectées, qui ont les moyens financiers d'y souscrire.

M. Beerman a reconnu que le coût des produits destinés aux clients porteurs du virus que proposait sa société était entre deux et cinq fois supérieur à celui des produits standards. Il a toutefois rappelé que les principales compagnies d'assurance du pays exigeaient de la part de leurs clients diabétiques des cotisations entre deux et quatre fois supérieures à celles que versait leur clientèle en bonne santé.

Vivre plus longtemps, mais sans assurance

Selon Ross Beerman, les compagnies d'assurance pourraient aider à combattre deux des principales stigmatisations dont sont victimes les personnes séropositives - la mort et la honte - en proposant de nouveaux produits.

 

«Au moins 1,8 million de personnes contaminées par le VIH qui gagnent moins de 420 dollars par mois et qui remplissent les conditions requises pour souscrire une assurance-vie ne sont pas assurées car les compagnies continuent de rejeter entre 600 et 800 demandes par mois, sur la base des résultats sérologiques des clients. Nous avons fait en sorte que le contrat d'assurance que nous proposons soit adapté à l'ensemble des catégories sociales, du directeur d'entreprise au domestique», a-t-il expliqué.

Dans le cadre d'une assurance-vie hypothécaire, comme celle que souhaitait souscrire M. Anderson, le client verse une cotisation mensuelle de 150 dollars américains et la compagnie AllLife s'engage à reverser l'ensemble de la prestation au moment du décès du souscripteur, même si ce dernier venait à mourird'une maladie liée au sida.

 

«Grâce à un tel contrat, les personnes séropositives qui suivent un traitement et qui subissent régulièrement des tests pour s'assurer que le virus ne développe pas de résistance aux médicaments, peuvent devenir propriétaires et garantir une certaine sécurité financière à leurs proches», a affirmé Ross Beerman. «Pourtant, les compagnies d'assurance conventionnelles continuent de proposer un minimum de contrats, souvent à des tarifs prohibitifs, aux personnes vivant avec le VIH.»

Fatima Hassan partage le point de vue de M. Beerman. En effet, aux yeux de l'activiste, refuser d'assurer une personne parce qu'elle est séropositive est «discriminatoire et injuste» et de tels agissements devraient être portés devant la cour constitutionnelle.

 

Selon Gerhard Joubert, directeur exécutif de Life Offices Association of South Africa (LOA), dont sont membres 35 compagnies d'assurances, certaines des compagnies membres de son organisation proposent de nouveaux contrats abordables.

 

«Tous nos membres ne sont pas spécialisés dans les assurances-vie, mais certaines grandes compagnies, comme Sanlam, proposent des produits qui répondent aux besoins des personnes séropositives», a-t-il dit.

 

Brett Anderson a expliqué qu'il s'était notamment adressé à Sanlam, l'une des trois plus importantes compagnies d'assurance d'Afrique du Sud, mais que celle-ci ne proposait pas d'assurance-vie compète aux personnes séropositives. La société ne propose qu'un type de contrat aux clients vivant avec le VIH/SIDA : une assurance-vie limitée, d'une durée maximale de dix ans et d'une protection avoisinant les 14 000 dollars.

 

«Il y a eu beaucoup de bruit l'année dernière [en 2006] autour des compagnies d'assurance qui s'étaient engagées à revoir leurs offres afin de satisfaire les besoins d'un grand nombre de personnes séropositives sous traitement qui désirent contracter une assurance-vie », a souligné M. Anderson.

Fatima Hassan a expliqué que si «la plupart des compagnies d'assurance continuent de dire que si elles excluent les personnes séropositives de leur clientèle, c'est en premier lieu pour ne pas exposer leur société à des risques financiers accrus».

 

Pourtant, «étant donné que les malades sont de plus en plus nombreux à avoir accès aux traitements antirétroviraux, à vivre plus longtemps et à mener des vies plus productives, une question reste en suspens, à savoir si l'exclusion dont sont victimes les clients séropositifs ne doit pas être portée devant les tribunaux», a-t-elle ajouté.

 

L'organisation ALP discute actuellement avec la LOA des différents produits à proposer aux personnes séropositives.

En outre, l'ALP demande au gouvernement d'exiger de manière claire et définitive que les compagnies d'assurance cessent de traiter les clients séropositifs comme «des membres temporaires de la société».