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C’est une véritable déculottée que vient de prendre le président de la République à l’issue du scrutin régional des 14 et 21 mars 2010. Une défaite cuisante qui risque d’en appeler d’autres, notamment les sénatoriales de 2011, puis, l’élection présidentielle de 2012. A l’UMP, c’est la désolation, les critiques fusent. Aucun ministre n’a réussi à battre son adversaire. C’est le comble. Ils sont d’autant plus fragilisés que leur maintien ressemblera aux pratiques d’une république bananière quelque part là-bas sous les tropiques. Mais, faut pas rêver, reconnaissant certes leur défaite, les responsables politiques qui gouvernent estiment qu’il faut accélérer….les réformes. Amusant, sachant que les Français n’en veulent pas. Alors quels enseignements peut-on tirer de ce ce scrutin, quelle est la nouvelle donne et que va faire le chef de l’État ?

 
Tels des écoliers qui n’ont pas su faire leurs devoirs, le premier ministre et quelques caciques de la majorité présidentielle, tels qu’ils apparaissaient hier sur les plateaux de télévision après la déconfiture d’hier, se rendront ce matin, à la convocation du chef, à une sorte de cellule de crise, au 55, rue du faubourg Saint-Honoré, à l’Élysée. C’est comme si, ce palais de la République était devenu le siège de l’UMP. C’est grave Docteur ? Même pas peur et, aucun journaliste ou homme politique ne trouvera rien à redire sur cette pratique qui, finalement, est entrée dans les moeurs depuis bientôt 3 ans. Passons.
 
Les cernes et les petits yeux au lendemain du premier tour des régionales se sont transformés en larmes. Les critiques fusent. C’est désormais « à droite toute ». Le FN, tel un phénix, renaît de ses cendres par la faute de l’UMP qui voulait par le débat scélérat sur l’identité nationale, siphonner le parti de l’extrême droite. Il faut en tirer les conséquences mais, au sein du parti majoritaire, on semble être plus que borné sur cet effet néfaste. On reconnaît sa défaite mais, in fine, on ne fait rien de positif. Cette fois, ce n’est pas l’abstention qui s’élève à 48,81% qu’il faut accuser et donner gagnante. Il y a une pratique politique que les électeurs rejettent, celle de se partager les strapontins et ne s’occuper que de ses petits camarades malgré les promesses faites à ces derniers qu’on ne rencontre que lors des échéances électorales…C’est la réalité et ne pas le reconnaître est simplement hypocrite.
 
l’UMP, c’est un paradoxe inexplicable, n’a réussi finalement à battre la barre des 50% , qu’uniquement en Guyane où, le transfuge PS Rodolphe Alexandre, bat la très médiatique Christiane Taubira, avec un score de 57,45%, et la député (DVG) de Guyane réalisant un honorable 42, 55%. En conservant l’Alsace avec Philippe Richert qui réalise un bon 47,10 et avec la victoire de Didier Robert à l’île de la Réunion avec son 45,04%, on peut dire que l’UMP est nue. Dans ces deux dernières régions, la majorité présidentielle ne peut gouverner sereinement. C’est la nouvelle donne de la France. Finalement, l’UMP ne peut faire la politique de l’autruche. Malgré les élucubrations du Parti socialiste qui veut laver plus blanc que neige, le Languedoc-Roussillon, puisque les co-listiers de Georges Frêche sont en majorité du PS, est bel et bien rose, n’en déplaise aux apprentis sorciers et mythomanes en tous genres. Martin Malvy qui ne vient jamais à Solférino fait un 68% en Midi-Pyrénées, Ségolène Royal 61% en Poitou-Charentes, ce qui veut bien dire beaucoup de choses. La dame du Poitou est vivante et, personne ne peut remettre en cause sa prééminence qui va crescendo…D’ailleurs, cette victoire éclatante de la gauche avec ses 65%, n’est que l’oeuvre des présidents sortants et, Martine Aubry l’a bien compris en faisant profil bas, même comme certains éditorialistes veulent par tous les moyens lui attribuer la victoire pour mieux diviser le PS.
 
C’est le désaveu général. 23 défaites régionales sur 26 valent bien une déculottée nationale. Alors, les supputations vont bon train. Claude Guéant, le secrétaire générale de l’Élysée, un peu évasif, a parlé d’un remaniement restreint. Nicolas Sarkozy qui disait récemment que les résultats d’une élection doivent toujours être, d’une façon ou d’une autre, interpréter et parlait de réagir en conséquence, semble vouloir garder le cap. A vau-l’eau sans doute. Dans une vraie démocratie qui respecte le choix des électeurs, le premier ministre devrait rendre le tablier. La façon dont il s’est impliqué ne fait pas de doute. Il a remis au goût du jour le sempiternel sujet de droite: l’insécurité. Ceci, pour tenter encore une fois encore, de mobiliser l’électorat frontiste qui lui a posé cette fois un lapin, retrouvant, lui, ses fondamentaux. Il a préféré l’original à la copie, selon la formule consacrée…Rien ne sera donc fait. Les seuls ministres menacés sont Xavier Darcos, défait en Aquitaine avec son misérable 28,01%, loin derrière Alain Rousset (PS) 56,34%, et Eric Besson, jugé comme l’homme qui a refait le FN. Ce qui est probable aussi, c’est l’éviction de Rama Yade, Fadela Amara, et d’autres secrétaires d’Etat…A suivre donc.
 
source : allainjules