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Au début, c’était de diversité culturelle qu’il s’agissait. L’idée, à la rigueur acceptable, était de ne pas étouffer par l’assimilation les cultures apportées par l’immigration. L’idéologie réactionnaire qui inspire en ce moment les « élites » françaises a donné au mot de diversité le sens non plus de respect de différences culturelles ou religieuses mais bel et bien de mise en évidence de prétendue « races », chaque « race » étant supposée porter une culture unique. La simplification à outrance : les «blancs », les «arabes », les «noirs».

Cette typologie primaire et grotesque n’est que la traduction de la négrophobie viscérale qui travaille les élites occidentales depuis le milieu du XVIIIe siècle. Elle s’imposa en servant de colonne vertébrale idéologique au système de la traite et de l’esclavage. Aujourd’hui, elle sert de justification à l’exploitation de l’Afrique et plus généralement des pays du Sud, potentiellement plus riches, à cause de leur sol, de leur sous-sol et de leur sagesse, par les pays du Nord, les plus favorisés en terme de PIB, mais potentiellement les plus pauvres (y compris intellectuellement et moralement, comme on le constate à travers la misère de nos moeurs, l'émergence de ces idéologies racistes minables, la généralisation d'une culture spectaculaire-marchande d'écrans plats et de grandes surfaces). Historiquement, les pays situés plus au nord ont toujours eu tendance à aller piller (économiquement, intellectuellement et moralement) les pays plus au sud, leur développement économique et culturel s’expliquant largement par une succession de rapines et de brutalités dégénérant finalement en antisémitisme forcené, par une sorte de perversion ultime du système raciste pourtant censé au départ épargner les «blancs».
Bien entendu, dans cette taxinomie de la «diversité» présentée comme post-raciale (mais qui n’est en réalité qu’une mise à jour du polygénisme de Voltaire) l’infériorité absolue reviendrait encore aux « noirs » qui, par définition, ne possèderaient rien d’autre que leur couleur. En réalité le « noir » est une pure invention des Occidentaux du quinzième siècle qui cherchaient à s’affranchir des «inconvénients» universalistes du dogme chrétien pour mieux faire prospérer leurs affaires. Dans cette tradition, les milieux patronaux d'aujourd'hui, complètement affranchis des derniers garde-fous de la pensée chrétienne, exploitent l’Afrique avec moins de scrupules encore (mais plus d'hypocrisie) que leurs prédécesseurs. Pour se justifier, ils disposent de moyens de communication importants et sont organisés en «think tanks», ramassis de quelques sous-intellectuels deboussolés par l'effondrement du dogme marxiste.
Grâce à ces mercenaires, facilement gagnés à n’importe quelle cause, l’idéologie creuse de la «diversité» semble prospérer. Il n’est pas difficile de trouver deux ou trois imbéciles corrompus, minés par la haine de soi, pour représenter les « noirs » et les « arabes ». La concentration des médias en France et leur inféodation au pouvoir financier rend la prolifération de n’importe quel slogan, la promotion de n’importe quel crétin, soudain présenté aux niais comme une pointure, extrêmement aisée. Le meilleur exemple, pour la France, est la création du Dieudonné iconoclaste, prologue à l’entrée en scène de deux marionnettes : d’un coté le CRAN (fin 2005) un pur produit de communication matérialisé par une poignée d’arrivistes à la peau noire, sapés comme des milords de dictatures bananières, fascinés par le pouvoir et l’argent, manipulés par les think tanks patronaux, les békés et le CRIF; de l’autre Karatékaram, le Bruce Lee de l’outre mer, le Chuck Norris du doudouisme. Tandis que Karam le rouge, bizarrement encarté à l'UMP, s’apprête à aller aboyer pendant quatre ans au conseil régional de l’Ile de France et se voit déjà député et ministre, l'obséquieux Patrick Lozès («Casimir» pour les initiés) promoteur de l’idéologie néo-noiriste, le visiteur du soir du ministère de l'Intérieur, à force de rapports fumeux vantant une discrimination raciale supposée positive, est donné comme remplaçant de Yazid Sabeg au commissariat à la Diversité ! Respect ! L’exploit de Lozès, caricature du communautarisme encouragé par l’élite dominante, auteur d’un fameux best seller (Nous les Noirs de France) vendu à 881 exemplaires, est d’avoir rendu un rapport communautariste contre le communautarisme, en réalité rédigé par le sociologue Wieviorka, maître à penser de la frange raciste et oligophrène de l’UMP.
Son rôle : promouvoir les statistiques de la «diversité» qui permettraient une typologie raciale des délinquants et des détenus et justifierait, chiffres à l’appui cette fois, le discours «ethnique» des Zemmour et autres Finkielkraut. Pour légitimer ce nouvel apartheid, il suffirait de distribuer quelques prébendes à des vendus tirés du néant grâce aux quotas. Première étape, donc, du plan négrophobe imaginé par les hauts fonctionnaires chargés d’éliminer les «noirs» de toutes responsabilités par la promotion systématique des imbéciles, la nomination de « Casimir » devrait être annoncée d’ici au 15 avril 2010. On attend de voir jusqu’où oseront aller les racistes et comment réagiront les Antillais et les Afro-Français, désormais représentés, grâce au CRIF et aux Békés, d’un côté par un Français originaire du Liban et de l’autre par un Français originaire du Bénin (l’un finançant évidemment l’autre en sous-main tout en affectant de le critiquer).
 
La diversité, la discrimination (positive ou non), la reconnaissance d'un prétendu "fait ethnique" ne sont que les avatars de la haine, de l'exploitation et du néo-colonialisme. Le racisme des élites françaises nous fait courir le risque d'une guerre civile. L'histoire qu'elles cherchent à occulter est pourtant le meilleur remède à leur névrose : d'un côté des descendants d'exploiteurs, de l'autre des descendants d'exploités (indigènes ou esclaves). Une histoire commune à revisiter pour réinventer la fraternité, ciment de la République française.
 
http://www.claude-ribbe.com/