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Nicolas Sarkozy est bien un "petit corps malade". Preuve en est, il s'est encore joyeusement, à la grande joie de son auditoire, roulé dans le ridicule hier lors d'une conférence de presse où il s'est emporté en parlant de Robert Mugabé, le Président du Zimbabwé.Qui n'a pas été surpris d'entendre le locataire de l'Elysée tancer vertement son homologue africain, l'accusant d'affamer et de terroriser son peuple ?
L'OMNIPRESIDENT, remonté comme un coucou, s'en est pris sans vergogne à l'homme qu'il compare volontairement au président iranien, Mamhoud Almadinejad, que l'occident considère comme le diable en personne. Et sans remuer sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, il a carrément demander le départ de Robert Mugabé. Au moins ainsi, a t-il affirmé, la prospérité serait de retour au Zimbabwé.Quel étrange raccourci !
C'est un peut trop vite oublier que si ce pays en est là, c'est avant tout parce que Robert Mugabé s'est opposé aux fermiers et descendants de colons européens qui ont confisqué les terres les plus riches, ce qui a provoqué une levée de boucliers en occident.
Si Robert Mugabé n'amuse plus personne, lui qui est un brillant intellectuel et un ami de la Reine Elizabeth II, c'est parce que son idée de lancer une révolution agraire, afin de répartir équitablement les terres entre les autochtones et les compatriotes d'origine européenne, n'a pas du tout été apprécié par les forces conservatrices. Et cela personne le rappelle pour expliquer le genèse du divorce entre l'homme qui s'accroche au pouvoir et les alliés occidentaux qui parlent de "droits de l'homme" à géométrie variable.


Ce qui est choquant dans la sortie IRRESPONSABLE de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas seulement parce qu'il se pose encore en donneur de leçons, comme il en a pris l'habitude lorsqu'il parle du continent Noir. C'est surtout parce qu'il oublie son cas personnel,occultant le fait qu'il est très mal placé pour évoquer les principes démocratiques, lui qui soutient les Omar Bongo ( Gabon),Paul Biya ( Cameroun), Edouard Dos Santos ( Angola) Sassou N'Guesso ( Congo), ,etc... Que de grands démocrates qui oppriment et affament aussi leur peuple !
Enfin, et c'est encore plus risible, le magicien de l'Elysée a oublié dans sa violente diatribe que Robert Mugabé, lui, n'envoie pas la police cueillir les enfants de "sans papiers" à la sortie des écoles, qu'il ne mandate pas les gendarmes pour effectuer une opération militaire dans les collèges en prétextant traquer des "dealers en herbe", qu'il n'impose pas des test ADN aux familles désireuses de procéder à un regroupement familial en France.
Et mieux encore, ce que Nicolas Sarkozy ne mentionne pas en critiquant son homologue zimbabwéen, c'est que tous les deux partagent la même conception du rôle des médias, à savoir qu'ils ne les supportent pas tant qu'ils restent indépendants et disent des vérités qui dérangent. Autant le "dictateur" Mugabé intimide les médias et restreint la liberté d'expression autant le mari de Carla B en fait de même, d'où les inquiétudes grandissantes sur le régime autocratique qui se met en place en France.
Moralité: Nicolas Sarkozy a manqué l'occasion de se taire, confirmant qu'il était bien un "petit corps très malade" qui souffre d'un évident manque de discernement.

A2N