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kamayiti.comDécidément, isoler Kemi Seba, voire le faire taire, s’avère bien plus ardu que prévu. Malgré les efforts des médias, pourtant sous contrôle, il est de plus en plus difficile de le faire passer pour ce qu’il n’est pas : un fou furieux raciste et antisémite, qui déteste tout le monde excepté les Noirs. Ça commence à devenir vraiment compliqué. Pour preuve, le procès du mardi 19 février dernier, au TGI de Paris, au cours duquel le leader kemite, accusé cette fois de reconstitution de ligue dissoute, a une fois encore, prouvé que vérité et justice ne se négocient pas.

Petit rappel. KS commence à intéresser les autorités dès 2004. Il est alors leader du Parti Kemite, organisation activiste pour la défense des intérêts des Noirs. Suite à la mort d’Ibrahim Kaba, 7 ans, tué d’une balle en pleine tête par Jean-Baptiste Magne, policier, le PK organise une marche durant laquelle Kemi Seba invective Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes (lesquelles ?), plus prompte à s’émouvoir des délires d’une mytho (qui avait accusé à tort des Noirs et des Arabes de l’avoir agressée dans le RER D) que de la mort d’un petit enfant noir abattu par la police. Quelques mois plus tard, le PK récidive avec une manifestation devant l’ambassade du Soudan, pour dénoncer la complicité et l’hypocrisie de l’Occident dans le génocide dont notre peuple est victime. KS est clairement dans la ligne de mire du pouvoir en place.

Fin 2004, Kemi Seba monte en puissance et fonde la Tribu Ka, organisation cultuelle et plus activiste que jamais. Tous les dimanches meetings (assemblées kemites), tous les samedis Ecole d’Hor pour donner aux enfants kemites ce que l’école leur dénie : la connaissance et la fierté de soi.

C’est en 2006 qu’un fait divers sordide donne indirectement un coup d’accélérateur à la Tribu Ka. Ilan Halimi, vendeur de portables de confession juive, est enlevé et torturé à mort par une bande de bras cassés, dit le Gang des barbares dont le chef, Youssouf Fofana, est noir. Le décor est planté : la victime est juive, le bourreau est noir, il ne peut s’agir que d’un acte antisémite et sûrement pas d’un crime crapuleux. Qui touche un juif touche à la France, dixit Chirac. La France est dans la rue pour rendre hommage à Ilan Halimi. Durant la marche, des Noirs qui avaient le malheur de passer par là sont tabassés par des membres de la Ligue de défense juive (LDJ) et du Betar, milices pro-israéliennes (proches du Likoud de Sharon) sionistes, révisionnistes et ultraviolentes, interdites en Israël, mais bienvenues en France. La Tribu Ka réagit et fait savoir à la LDJ qu’elle ne laissera personne malmener des membres de la communauté noire. La LDJ contacte la TK et lui donne rendez-vous… rue des Rosiers. Tout le monde connaît la suite. Ou plutôt, tout le monde connaît la version propagandiste des médias, à savoir : une bande de Noirs hyperagressifs et armés fait une descente rue des Rosiers pour casser du juif, insulte et menace les habitants du quartier, bref terrorise la population. La TK devient pour l’opinion publique un « groupuscule noir ultraradical raciste et antisémite ». Au lieu d’informer, les médias, bien dressés, désinforment. De la presse (« Libé », « le Figaro », « le Parisien », « le Monde », « le Nouvel Obs. » etc.) à la TV, en passant par la radio, la propagande fait rage : Kemi Seba est le nouveau « nazi noir » (il n’est pas le premier, Farrakhan, Kagamé et d’autres combattants ont été comparés à Hitler avant lui). Que cette « descente » n’ait eu aucune suite judiciaire ne trouble personne. Peut-on vraiment croire que s’ils avaient été armés, avaient frappé ou insulté quiconque, la police, immédiatement sur les lieux, ne les aurait pas embarqués pour qu’ils soient jugés et condamnés ? Qui touche un juif touche à la France… KS s’explique dès le lendemain, notamment sur RMC, mais les « journalistes » sous contrôle font semblant de ne pas comprendre. Kemi Seba = dangereux antisémite.

La sanction tombe : le site Internet de la TK est désactivé, et deux mois plus tard, l’organisation est dissoute en Conseil des ministres par Sarkozy, alors à l’Intérieur. Le Conseil d’Etat entérine la dissolution peu après. La Tribu Ka est désormais illégale. Meetings interdits, Ecole d’Hor arrêtée, Kemi Seba totalement censuré. Pression sur les propriétaires de salles qui pourraient avoir la mauvaise idée de lui prêter leur local pour qu’il puisse s’exprimer, censure totale dans les médias. Pourtant, il intéresse : on lui consacre des reportages… qui ne sont pas diffusés (« 66 Minutes », « Complément d’enquête »…).

Mais la diabolisation et la censure sont en fait une aubaine pour KS. En le faisant passer pour un grand méchant Noir qui attise et prêche la haine en montant les communautés les unes contre les autres, les autorités et leurs médias inféodés lui font une pub incroyable. Désormais, tout le monde a entendu parler de Kemi Seba et de la Tribu Ka. Parallèlement, la politique négrophobe et du deux-poids deux-mesures de Sarkozy et sa clique lui donne raison jour après jour. De plus en plus de Noirs entendent son discours et s’approprient son message.

Car le Fara est un guerrier. La dissolution de la Tribu Ka ne l’arrête pas, bien au contraire : il fonde Génération Kemi Seba (GKS) et politise son discours. Alors que la Tribu Ka, essentiellement centrée sur la spiritualité et la connaissance de soi était ouverte aux seuls Kemites Atoniens, Génération Kemi Seba ouvre sa porte aux Blancs, Arabes, Asiatiques, chrétiens, musulmans, juifs (eh oui…) etc., bref à tous ceux qui ont bien compris que l’ennemi n’est pas le Blanc, l’Arabe ou le juif, mais un système politique : le sionisme, idéologie raciste, colonialiste et impérialiste qui étrangle les peuples, et ce bien au-delà d’Israël.

Kemi Seba continue son combat et il est entendu, reconnu et soutenu par de plus en plus de gens de toutes races, origines, religions, conditions, qui se sont retrouvés dans son message de dignité. Au grand dam des autorités qui ne savent plus comment le museler. Cerise sur le gâteau : GKS annonce avoir une liste de représentants pour les Municipales de mars 2008 à Sarcelles. Panique chez les sionistes. Commence alors l’acharnement judiciaire. Les procès et les condamnations tombent, KS est même incarcéré deux mois pour outrage (une première !). Et bien sûr, en ligne de mire une interdiction de droits civiques pour que, surtout, il ne soit pas éligible.

Là encore, cet acharnement provoque l’effet inverse : chaque procès est une tribune pour KS, qui en profite pour diffuser brillamment son message à une foule chaque fois plus nombreuse : des Noirs, des Blancs, des Arabes, des Asiatiques, des jeunes, des moins jeunes... Qui se sont tous retrouvés en masse au TGI de Paris mardi dernier pour soutenir leur leader.

Malgré la présence de son avocat, Kemi Seba a tenu à se défendre tout seul. Assumant tous ses propos, revendiquant son combat, assénant des vérités historiques incontournables, et laissant donc la partie adverse, en l’occurrence la proc Béatrice Bossard, anéantie. C’est clair, la malheureuse n’a pas fait le poids. Pathétique, elle s’est pourtant évertuée à démontrer que Génération Kemi Seba était la continuité de la Tribu Ka. En vain. Son argumentation était tellement pauvre, nulle, qu’elle-même en rougissait.

Le temps où les Noirs baissaient la tête en rasant les murs est définitivement révolu. Qu’on le veuille ou non, une nouvelle génération, consciente, est en marche, que rien ni personne ne pourra arrêter.

Jugement rendu le 1er avril. Puis le 18 septembre, où Kemi Seba fera appel d’une condamnation pour… incitation à la haine raciale !