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kamayiti.comNICOLAS SARKOZY EN QUÊTE DE RECONFORT AU CRIF

NICOLAS SARKOZY EN QUÊTE DE RECONFORT AU CRIF

Paris le 11 février 2008.

Chère Madame, Cher Monsieur,

A la veille du dîner annuel du CRIF, j'ai souhaité m'adresser à vous qui recevez chaque jour notre newsletter, pour vous proposer de devenir un(e) Ami(e) du CRIF.

Les Amis du CRIF est l'association de tous ceux et toutes celles qui partagent les valeurs et les combats du CRIF. Votre adhésion serait, pour moi, un geste important de soutien et d'engagement moral, politique et financier.

Ce geste est essentiel pour le CRIF car il le renforce.

En 2006 et 2007, les Amis du CRIF ont pu participer de façon privilégiée :

- aux petits déjeuners politiques, y compris avec Nicolas Sarkozy avant son élection à la Présidence de la République,

- aux rencontres avec l'Ambassadeur d'Israël, et notamment celle de juillet 2006, pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah,

- à la 1ère convention nationale du CRIF sur les nouveaux enjeux pour les Français juifs,

- aux visites privées de l'exposition consacrée à Rembrandt au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.

Richard PRASQUIER

Président du CRIF

Président des Amis du CRIF"

Le Président du CRIF pourra parader d'avoir reçu ses "amis", et faire le malin devant ses petits copains, pour avoir réussi à transformer, pendant quelques heures seulement, (c’est déjà ça !) son officine communautariste en RESTOS du cœur pour les Hommes politiques désœuvrés et complètement en perte de repères depuis qu'ils sentent venir une crise de régime terrible. Après le traditionnel dîner du CRIF, auquel à pris part l'homme qui est supposé être le garant des institutions de la République, il y a quelques leçons à tirer sur le délitement supersonique du pouvoir en France. Il y a tout à craindre si les hommes politiques républicains ne se décidaient pas à mettre un terme à la transgression permanente qui habite le locataire de l'Elysée.

Premièrement, le dîner du CRIF est un devenu un rituel pour les Hommes politiques, non pas par amour ou calcul politique, mais parce que ne pas y participer pourrait entraîner quelques déconvenues. En clair, comme la remarqué Jean Robin:"C'est donc bien par crainte d'être vue comme antisémite que les politiques français sont judéomanes, pour ne pas être soupçonnables, ils doivent "se montrer". Après ça, qui peut être surpris de la hiérarchisation du Racisme par les gouvernants? Comme s'étonner de l'instrumentalisation du thème de l'Antisémitisme ? Qui a oublié la terrible affabulatrice du RER D ? Qui ne se rappelle pas de l'automutilation du Rabbin Fahri ?

Deuxièmement, la version 2008 du Dîner du CRIF constitue un pas supplémentaire dans la détestation de la France par ceux qui hurlent aux atteintes à la Laïcité, seulement quand ça les arrange. Nicolas Sarkozy en a fait la démonstration la plus éclatante: " Personne ne veut remettre en cause la laïcité. Personne ne veut abîmer ce trésor trop précieux qu'est la neutralité de l'Etat, le respect de toutes les croyances, comme celui de la non-croyance, la liberté de pratiquer comme celle d'être athée". Or, cette "mise au point" n'est qu'un écran de fumée pour dissiper le fait qu'il porte gravement atteinte aux institutions de la République en acceptant une invitation au CRIF. Faut-il rappeler que la constitution française stipule que la France est laïque, une et indivisible, c'est à dire que la République ne reconnaît pas de communauté, mais uniquement des individus? Est-ce donc à dire que tout est possible et acceptable au nom de la "lutte contre l'antisémitisme"? Quel crédit accorder à Nicolas Sarkozy, alors qu'il s'évertue à LIQUIDER la laïcité à la Française? De par sa présence au dîner au CRIF, le chef de file de l'UMP n'a fait que démontrer un peu plus sa conception communautariste de la société, déjà développée dans son livre, "La République, les religions, l'espérance", publié en 2004, qui avait déjà été dénoncée par la gauche, mais aussi par le président du MoDem François Bayrou, comme une remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pierre angulaire de la laïcité.

Troisièmement, ce qu'il y a également de choquant devant ce rassemblement d'affamés courant se restaurer à la cantine du CRIF, c'est que Nicolas Sarkozy ait cru bon d'en rajouter pour expliquer son geste "amicale" à l'attention de la "communauté juive" qui n'est pas, contrairement aux dires des spécialistes ès communautarisme, ce bloc homogène qu'on peut parfois imaginer. Sinon, comment expliquer que tous les Français de confession juive n'adhèrent pas aux visions fantaisistes parfois effectuées par les responsables du CRIF? Le locataire de l'Elysée a mis la barre un peu plus haut dans sa judéomanie, non seulement en reprenant abusivement la phrase judéomane de Chirac, "quand on touche à un juif, on touche à la France", mais surtout en annonçant sa nouvelle mesure qui devrait faire plaisir aux Lanzmann et Chouraqui, à savoir qu'il faudra associer individuellement chaque élève de CM2 à un enfant juif déporté dans les années 40. Il a proposé que chaque élève de se voit confier, à partir de la rentrée scolaire 2008, la mémoire de l'un des 11.000 enfants juifs français victimes des camps nazis."Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah".

Imaginez qu'il faille envisager la même chose pour les Français d'origine Africaine des territoires d'Outre Mer, voire pour ceux d'origine Arménienne ? C'est dire si la surenchère mémorielle n'est pas prête de s'arrêter. Et dire que c'est le garant des institutions de la République qui se comporte comme un pyromane.

Quatrièmement, le goût pour la transgression permanente, seconde nature chez Nicolas Sarkozy, est bien une menace réelle pour les Français. En voulant être le premier partout, y compris dans ce qu'il y a de plus indécent, le président de la République se décrédibilise quand il revendique la casquette du "meilleur ami" de la "communauté juive" : "Si j'ai bien compris, je suis le 1er Président de la République à accepter votre invitation de venir à ce dîner. Mes prédécesseurs n'avaient pas jugé bon de faire de même..." Faut-il faire le procès de ses prédécesseurs qui n'ont fait qu'observer la neutralité bienveillante de la République face aux religions ? Jusqu'où ira Nicolas Sarkozy pour conserver son titre de "star" dans la "communauté juive", comme l'a déclaré Patrick Gaubert, député européen UMP et président de la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme) ? Va t-il, en plus d'avoir pris un engagement dans un dossier qui relève de Matignon : celui de la succession de Georges Lévy, collectionneur d’art, disparu à Auschwitz, en novembre 1943, répondre aux doléances extrêmes du CRIF, par exemple, l'adhésion d'Israël à la francophonie? Où s'arrête la "fraternité", où commence l'ingérence du CRIF dans les dans les choix politiques de Nicolas Sarkozy ?

Cinquièmement, s'il y en qui doutaient encore sur la duplicité de l'homme, dont la cote de popularité fait pschitt, pschitt, pschitt, il faut espérer que le dîner communautariste et anti-républicain leur a apporté suffisamment d'indications. La judéomanie de l'omniprésident s'est encore exacerbée, le conduisant à perdre de vue qu'il n'a pas été élu pour obéir aux diktats du CRIF, lobby juif pro-israélien, qui entend peser durablement sur les orientations géopolitiques de la France. N'est-il pas étonnant que le plus haut responsable français trouve raisonnable que Richard Prasquier parle d'un rapprochement entre la France et Israël, alors que ce pays se refuse toujours à admettre la création d'un Etat palestinien viable, et veut à tout prix faire bombarder l'Iran, comme l'a démontré récemment un Bernard Kouchner très exalté par sa tâche ?

Aujourd'hui, Le DANGER que la France doit affronter se nomme Nicolas Sarkozy, en raison de la rupture néoconservatrice et pro-israélienne qu'il veut imposer au risque de se mettre à dos tous ceux qui luttent contre Bush et ses incendiaires. Dominique de Villepin l'a bien souligné : "deux principes structurent la politique étrangère de la France. Le premier, celui de l'indépendance nationale. C'est un principe fondamental, cardinal, qui a structuré toute notre politique étrangère à partir du général de Gaulle. Le deuxième principe, non écrit, de notre diplomatie, est un principe d'équilibre entre l'est et l'ouest, entre le nord et le sud, d'équilibre à travers la défense d'autres principes, comme celui de la diversité culturelle, qui est essentiel au rayonnement de la France. Aujourd'hui, il y a des risques sur ces deux principes". Peut-on être plus clair que ça ?

A2N