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ImageLe Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine a décidé de donner force à la Constitution ivoirienne pour préparer dans le calme et la sérénité les élections, en évitant toute précipitation dans le recensement et la délivrance des documents électoraux.
Le Président Laurent Gbagbo restera à son poste jusqu’à la fin du processus électoral qui consacrera son successeur.

Abidjan. La mine réjouie des membres de la délégation ivoirienne ne laissait aucune place au doute : les nouvelles sont bonnes !
En effet, en attendant la rédaction du communiqué final, des bribes d’information qui fusent des entretiens plonge tous ceux qui n’avaient pas eu accès à la salle dans une profonde joie. Le Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine a décidé de donner force à la Constitution ivoirienne pour préparer dans le calme et la sérénité les élections, en évitant toute précipitation dans le recensement et la délivrance des documents électoraux.
Le Président Laurent Gbagbo restera à son poste jusqu’à la fin du processus électoral qui consacrera son successeur. Mieux encore, les dirigeants réunis hier au centre des Congrès d’Addis-Abeba proposent qu’il soit loisible au Chef de l’Etat de choisir un nouveau Premier ministre acceptable avec lequel il aura de meilleures relations de collaboration de travail.
Le sommet a proposé le maintien des membres du gouvernement actuel à condition que ceux-ci travaillent en équipe et s’attellent à mettre en œuvre les objectifs fixés par la feuille de route à venir. Le sommet a recommandé que dans l’urgence le Président Thabo Mbeki et son homologue Olusegun Obasanjo se rendrent en Côte d’Ivoire pour expliquer les grands axes et les aspects techniques de la mise en œuvre de la feuille de route dont les points essentiels sont les suivants : le désarmement, le démantèlement des milices, la Imageréunification et le redéploiement de l’administration et enfin la préparation et l’organisation des élections générales dans le pays. Si cette nouvelle équipe travaille consciencieusement et que les élections peuvent être organisées après six mois, la communauté internationale n’impose pas de délai impératif. Elle souhaite seulement qu’on n’aille pas au-delà des 12 mois. Au cours de ces échanges, le Président sud-africain Thaho Mbeki n’a pas ouvert une seule fois la bouche. C’est plutôt à Laurent Dona-Fologo qu’est revenu l’honneur de donner les répliques pleines de politesse mais de fermeté et d’arguments solides. Il convient de signaler que la plupart des chefs d’Etat habituellement favorables aux thèses de la rébellion n’ont même pas senti le besoin de se déplacer. C’est ainsi que MM. Wade, Bongo et Compaoré ont préféré la politique de la chaise vide. Cette attitude a finalement évité à l’Afrique une bataille entre l’Afrique australe entièrement derrière Thabo Mbeki et la CEDEAO, à majorité francophone et soupçonnée de jouer au sous-marin pour le compte de la France. Le Président nigérian, Obasanjo a eu un rôle positif dans la prise des décisions courageuses qui ont jusque-là fait défaut au cours des réunions des institutions africaines statuant sur la question ivoirienne.
La question du désarmement des milices et des rebelles a été clairement évoquée; des pistes de solution ont été proposées. Tout comme il a suggéré l’organisation d’un Forum pour la réconciliation, avec cette fois-ci la participation de certains pays voisins ayant de fortes communautés vivant en Côte d’Ivoire et par conséquent très intéressés par toutes les situations qui fragilisent les anciennes relatons d’hospitalité et de fraternité.
Deux heures après, le communiqué final est toujours loin d’être disponible. Raison invoquée? De nombreux amendements ont été proposés par les membres du Conseil de sécurité et de paix qui ont pris le relais de la plénière. En attendant d’intégrer ces amendements au texte définitif, il a été demandé aux journalistes de prendre leur mal en patience.