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Les présidents des pays membres de l´Alternative Bolivarienne pour les Amériques (Alba) et le chef d´état équatorien Rafael Correa (à titre d´invité) se sont réunis en sommet extraordinaire à Caracas (la Capitale vénézuélienne), le mercredi 26 novembre 2008, pour chercher des solutions face à l’impact de la crise financière internationale sur la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

Dans son discours de bienvenue à ses homologues, le président vénézuélien Hugo Chávez Frías a défini ainsi l´objectif du Sommet : « nous écouter au sujet de cette crise mondiale et ensuite proposer ».

 

La création d´une zone monétaire « libérée du dollar américain » et d´une banque de développement pour le Sud dans l´Alba, ainsi que la fin de la coopération avec la Banque Interaméricaine de Développement (Bid) figurent parmi les principales propositions auxquelles a abouti ce Sommet.

Les leaders de l´Alba ont aussi insisté sur l´urgence de convoquer un Sommet dans le cadre des Nations Unies sur la crise. Cette proposition a été faite antérieurement par les pays ibéro-américains réunis en sommet à San Salvador en octobre dernier.

En outre, les différents intervenants à ce Sommet extraordinaire ont invité leurs homologues à « renforcer l´Alba », en impulsant un modèle d´intégration à la fois économique et politique et basé sur le développement social.

Par ailleurs, ils ont mis en évidence l´échec du capitalisme néolibéral et des institutions de Bretton Woods, ainsi que l´incapacité des pays riches et de leurs forums (G8, G20, le Forum de la Coopération Économique pour l´Asie Pacifique –Apec pour son acronyme anglais Asia Pacific Economic Cooperation-) à juguler la crise financière internationale.

Une zone monétaire

La proposition de la création de la zone monétaire régionale, présentée par le président équatorien Rafael Correa, a reçu un très bon accueil parmi les leaders de l´Alba.

Cette zone pourrait, selon le mandataire équatorien, économiste de profession, commencer « dans l´immédiat » avec l´adoption d´une devise électronique pour ensuite déboucher sur une monnaie unique non seulement pour les pays de l´Alba mais pour tous ceux de la région.

Une banque de développement pour le Sud

Les leaders de l´Alba ont aussi envisagé de créer une banque de développement pour le Sud.

Cette banque serait, selon le président vénézuélien, une « banque qui est nôtre », « libre » et « gérée par nos peuples ».

Par ailleurs, il invite ses homologues à sortir de la Banque Interaméricaine de Développement (Bid) qui, dénonce-t-il, est « un mécanisme de l´empire » puisqu´elle « s´est convertie en un mécanisme de pression » à l´instar du Fonds Monétaire International (Fmi) et de la Banque Mondiale (Bm), ajoute-t-il.

Se basant sur des témoignages de ses homologues au cours du Sommet, le chef d´état vénézuélien fait référence à des « pressions politiques » que la Bid aurait exercées sur ces derniers comme condition pour la concession de crédits.

« Renforcer et élargir l´Alba »

Pour le président nicaraguayen, Daniel Ortega, « l´intégration des peuples latino-américains et caraïbéens est fondamentale pour faire face à la crise économique mondiale ».

D´où la nécessité, selon le chef d´état centraméricain, de « renforcer l´Alba, ce marché qui est nôtre, l´élargir et continuer avec le modèle que nous sommes en train d´établir pour nos relations, un modèle d´orientation socialiste qui consiste en la solidarité, la complémentarité, le commerce équitable, l´éducation gratuite ».

« Ce sont des réponses aux préoccupations de nos peuples, non pas celles qui proviennent du capitalisme qui est en train de chercher comment reconstituer son modèle de domination », avance-t-il.

« L´architecture économique mondiale a échoué et doit être révisée »

De son côté, le président hondurien Manuel Zelaya a signalé que « l´architecture économique créée après la Seconde Guerre Mondiale a échoué et doit être révisée ».

Cet échec se reflète, constate le chef d´État, dans la crise actuelle et dans la faim qui frappe des millions et des millions de personnes.

À son avis, il faut chercher des réponses que nécessitent nos peuples, et l´Alba représente selon lui « la naissance d´un nouveau concept de développement ».

Dans la foulée, le président bolivien Evo Morales a critiqué les différents sommets et forums (principalement ceux du G20 et de l´Apec) où « nous n´avons pas écouté des solutions aux problèmes de l´injustice et de l´inégalité », fait-il remarquer.

Pour sa part, le vice-président du Conseil des ministres cubain, Ricardo Cabrisas, a fustigé le plan du gouvernement américain de renflouer avec des fonds multimillionnaires des « banquiers en faillite » qui, à son avis, sont responsables de l´« écroulement du système financier ».

Il s´indigne de ce que ce même gouvernement se disait « dans l´incapacité de destiner 30 milliards de dollars » sollicités par les Nations Unies, au cours de cette année, pour combattre la famine.

Ce sommet extraordinaire de l´Alba a été convoqué par Hugo Chavéz. Y ont pris part les présidents, bolivien Evo Morales, hondurien Manuel Zelaya, nicaraguayen Daniel Ortega, équatorien Rafael Correa, ainsi que le premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, et le vice-président du Conseil de Ministres cubain, Ricardo Cabrisas.

Créée en 2004 comme une proposition d´intégration différente à l´Accord de Libre Échange des Amériques (Alca pour son sigle en espagnol Acuerdo de Libre Comercio de las Américas) promu par les États-Unis d´Amérique, l´Alba est intégrée par Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, le Honduras et le Venezuela.

À la différence de l´Alca critiqué par les leaders de l´Alba pour son caractère « néolibéral », « asymétrique » et jugé au service « des intérêts du capital transnational et de la libéralisation absolue du commerce des biens, des services et des investissements », l´Alba met l´accent sur la lutte contre la pauvreté et l´exclusion sociale dans la région tout en cherchant l´unité latino-américaine et caribéenne.

À rappeler qu’Haïti et le Venezuela ont signé, le 29 mai 2007, lors du 5e Sommet de l´Alba, un accord énergétique dans le cadre de Petro Caribe, ainsi qu´un accord tripartite de coopération (avec Cuba) dans le contexte de coopération Alba-Haïti Bolívar-Pétion-Martí.

Ces deux accords ont été annoncés par le président vénézuélien lors de sa visite dans la république caribéenne, le 12 mars 2007.

Selon les termes de ces accords, un engagement a été pris par le Venezuela pour fournir à Haïti 14 000 barils de pétrole par jour dans le cadre de Petro Caribe, tandis que des techniciens cubains et vénézuéliens seront à pied d’œuvre pour construire trois centrales électriques dans trois villes du pays (Gonaïves, Cap-Haïtien et Port-au-Prince) et aménager des infrastructures aéroportuaires.

Un fonds de coopération humanitaire de 21 millions de dollars américains devrait également voir le jour pour l’achat d’équipements médicaux et pour l’hébergement de nouveaux médecins cubains en Haïti.

sources : Alter presse