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En introduction à ce post, je reprends un texte que j’ai écrit en mai 2008, mais qui, à bien des égards n’a rien perdu de sa pertinence, comme on va le voir, surtout vu le nouveau rôle qu’on donne à Françoise Vergès. J’espère, bien sûr, que le LKP et Eli Domota ne liront pas ce texte, mais, comme ils boudent les Etats Généraux, de toute façon...

En ce 10 mai 2008, j’écoutais donc l’éternel Yvan Levaï, que l’insupportable modestie de sa condition de journaliste retraité oblige, à 70 ans,  à faire des piges sur France Inter, tous les samedis, vaticiner sur l’abolition de l’esclavage et citer tous ceux qui, en ce jour, prennent la parole dans cette célébration, d’Edouard Glissant (octogénaire, enfin débarrassé de la pesante ombre de Césaire) à Françoise Vergés.

Sur France-Inter, cette intervention faisait suite à celle de la Gouverneure Générale du Canada, de passage en France pour les célébrations du 8 mai, mais qui profitait de la circonstance pour intervenir, en tant que « descendante d’esclave », puisqu’elle est noire et issue d’une famille haïtienne installée au Canada. La journaliste ; dans son émotion, la présenta en affirmant que son grand-père était esclave, ce qui, dans le cas d’Haïti où l’esclavage a cessé en 1804, me paraît chronologiquement très hardi pour ne pas dire discutable !.

J’ai été plus amusé encore de l’intervention de Françoise Vergès ; elle se présente souvent en tant que spécialiste de l’histoire de l’esclavage (spécialisation récente et qui ne date guère que de l’intérêt médiatique pour ces questions et non sans quelques errances initiales, en particulier dans l’affaire Pétré-Grenouilleau, qui, lui, est un authentique historien de l’esclavage).

Dans les titres multiples dont fait état Françoise Vergès pour justifier ses interventions, tous ne me paraissent pas très solidement établis (comme, par exemple, celui de « professeur d’Histoire à l’Université de Londres »), à la différence d’autres qui, hélas, ne garantissent guère des compétences scientifiques réelles (comme celui de « Vice-présidente du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage »; je crois qu'elle est même depuis devenue présidente, ce qui la suite encore plus drôle). On ne peut guère lui contester, en revanche, la direction culturelle de la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise (14.000 euros par mois), dont elle fait état, puisque chacun sait à la Réunion que cette institution réunionnaise a été créée par Paul Vergès, son père, Président du Conseil Régional,  pour lui trouver le poste qu’elle ne parvenait pas à obtenir par d’autres voies.

Elle a, pourtant, pour parler de l’esclavage un titre, dont par modestie sans doute, elle ne fait état nulle part. Loin d’être une descendante, fût-ce lointaine, d’esclaves réunionnais, ce que peut donner à penser sa physionomie quelque peu orientale, la seule véritable ascendance réunionnaise, dont elle puisse se flatter, n’est nullement du côté des esclaves, mais, bien au contraire, des profiteurs métropolitains ou, bien pire encore, des esclavagistes de la Réunion.

En effet, si sa grand-mère était indochinoise (son père est né au Siam en 1925), sa mère est une bonne métropolitaine et surtout son grand-père, Raymond Vergès, né à Saint Denis de la Réunion en 1882 et fondateur de la dynastie politique réunionnaise, avait été élevé surtout par sa grand-mère Marie Hermelinde Million des Marquets, née en 1832 et qui avait épousé, en 1855, un modeste commis de marine métropolitain, Adolphe Vergès.

Ces Million des Marquets possédaient une plantation d’une vingtaine d’hectares, à la Ravine Saint-Jean, à Saint-André, « quartier » où elle résidait par ailleurs. Cette famille de planteurs était dans l’île depuis 1767 et elle se situait plutôt, on le devine déjà, du côté des esclavagistes que des esclaves.

Nous sommes naturellement parfaitement renseignés sur tout cela, en particulier, par les actes établis lors de l’abolition de l’esclavage en 1848 ; s’il avait été moins ignorant, le Parti Communiste Réunionnais de son papa aurait tout à fait pu, sans grand mal, faire disparaître ces papiers des archives locales.

Le trisaïeul de Madame la Vice-Présidente du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, « experte tranversale » pour les Etats Généraux des DOM, était un propriétaire d’esclaves ; elle se trouve donc être une descendante directe de « békés » réunionnais (même si ce terme est spéfiquement antillais) et même de colons esclavagistes. Elle n’y est naturellement pour rien, mais, dans sa position et vu ses propos, c’est un peu comique !

Ses ancêtres Million des Marquets, pour en finir avec eux, possédaient, selon l’acte établi à Saint-André, en février 1848, « 121 esclaves dont 66 créoles, 12 malgaches, 39 mozambiques et 4 indiens ou malais ».

Voilà donc une femme que tout désigne pour parler, avec émotion et compétence, des horreurs et des séquelles de l’esclavage et de la colonisation et plus encore pour jouezr les "experts transversaux" dans les Etats généraux des DOM!

 

De l’avantage pour qui se dit historienne, de ne pas connaître sa propre histoire !

 

Usbek

 

http://www.zinfos974.com/Quand-les-ascendants-de-Francoise-Verges-possedaient-121-esclaves_a6529.html