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isis.jpgOn connaît tous plus ou moins la légende, autour d’Aset (Isis), Osar (Osiris), Horu (Horus), et Seth, mais avons-nous déjà pris la peine d’analyser en profondeur les canulars religieux (Christianisme, Judaïsme, l’Islam) qui ont été déversés dans nos esprits depuis plus de 2000 ans. Puis, nous savons dans quelle condition cela a été fait, (esclavages arabe, européen, asiatique et colonisations, néo colonisation). La légende de nos ancêtres Kémites (noirs) a été utilisée à nos dépens.

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Car elles ont été puisées des mythes qui asservissent nos esprits (Jésus, Mahomet, Moïse, le dieu en trois personnes (la trinité), le père le fils et le saint esprit, la vierge Marie, pourquoi pas le père noël etc.… ?) une sorte de brouillon de religions, un ragoût amer copié collé pour nous rendre malades. Il est temps pour nous tous de renouer avec la légende originale, celle de nos ancêtres, par qui tout a commencé. C’est la plus importante puisqu’elle met en valeur le rôle attribué à la femme kémite, depuis le démiurge dans la cosmogonie Héliopolitainne, kémitique.

Aset (Isis) était la femme d'Osar (Osiris), roi-dieu essentiellement civilisateur puisque c'est lui qui fit connaître aux kémites les fruits de la terre, leur donna des lois et leur apprit à respecter les dieux. Plus tard, il parcourut la terre entière pour la civiliser (Plutarque. De Iside et Osiride). Que Plutarque rapporte ici une croyance de Kemet (Egypte) est maintenant prouvé par les Aventures d'Horus et de Seth, texte littéraire ancien dans lequel Osar (Osiris) déclare : « C'est moi qui ai créé l'orge et le froment ». Ce rôle civilisateur lui vaudra, plus tard, d’être assimilé à Dionysos par les Hellènes.

Mais la perfection même de l'œuvre d'Osar (Osiris) excite la jalousie de son frère Seth qui, avec l'aide de ses complices, le met à mort par ruse : il s'arrange pour qu'Osar (Osiris) se couche, par jeu, dans un coffre fait à sa taille ; à peine y est-il couché que Seth et ses complices se jettent sur le coffre, le referment et le lancent à la mer. C'est alors qu’Aset (Isis) intervient. Prévenue de l'attentat, elle se met aussitôt à la recherche du corps de son mari, avec l'aide de sa soeur Nephtys, la propre femme du meurtrier. Aset (Isis) et Nephtys retrouvent le cadavre une première fois, mais Seth l'ayant appris s'en empare de nouveau et le déchiquette en de multiples morceaux. De sorte qu'Aset (Isis) et Nephtys doivent reprendre la « quête » afin de rassembler toutes les parties du corps. Ayant réussi, elles commencent les rites de funérailles.

Les lamentations d Aset(Isis) et de Nephtys sont un des grands textes religieux Kémites. Elles servent de modèle aux lamentations humaines lors des enterrements, (voir les enterrements en Haïti, les pleureurs, les pleureuses). Par sa magie, car elle est aussi une grande magicienne, Aset réussit à ranimer pour quelques instants le corps de son mari, le temps de concevoir de lui un fils, Horu (Horus), qu'elle va cacher et élever seule dans les marécages du Delta du Nil pour le soustraire à la vindicte de son oncle Seth, (seul personnage blanc dans la cosmologie kémite). Devenu grand, Horu, avec l'aide de sa mère, revendiquera l'héritage de son père, Osar : la royauté terrestre. Après une lutte aux péripéties multiples, Aset et Horu triomphent et ce dernier est sacré, par décision de justice, souverain de Kemet.

Dans cette lutte, Aset joue un rôle décisif. Elle prend ardemment la défense de son fils devant le Tribunal divin présidé par le « Maître Universel », c’est-à-dire le dieu soleil Rê. Son aide est même si efficace que le président du Tribunal, dupé par les ruses de Seth, décide pour soustraire les juges à l'influence d'Aset, de transporter la cour dans une île dont il interdit l'accès à la déesse. Il ordonne, en effet, au dieu Anti, le passeur : « Ne fais passer aucune femme ressemblant à Aset ». Mais celle-ci va tourner la défense par une ruse. « Voilà qu'Aset vint, et elle s'approcha d'Anti le passeur qui était assis non loin de son bateau. Elle s'était coiffure_horus.jpgtransformée en une vieille femme et marchait toute courbée, un petit anneau d'or à la main. Et elle lui dit : « Je suis venue à toi afin que tu me transportes dans l'Ile du Milieu. Car je suis venue avec ce pot de farine pour le petit gars. Voilà aujourd'hui cinq jours qu'il garde quelques bestiaux dans l'île du Milieu et il a faim. » Il lui répondit : « On m'a dit : « Ne fais passer aucune femme. » Mais elle lui objecta : « Ce que tu me dis là, n’est-ce pas au sujet d'Aset qu'on te l'a dit ? » Alors il lui dit : « Que me donneras-tu pour que je te fasse passer ? » Aset lui répondit : « Je te donnerai cette miche de pain. » Mais il lui dit : « Qu'est-ce pour moi que ta miche de pain ? Te ferai-je passer dans l'île du Milieu, après qu'on m'a dit : Ne fais passer aucune femme, pour ta miche de pain ? » Alors elle lui dit : « Je te donnerai l'anneau d'or que j'ai à la main ». Il lui répondit : « Donne l'anneau d'or », elle le lui donna et il la fit passer » (Aventures d'Horus et Seth, traduction G. Lefebvre).

Parvenue dans l'île, Aset se met à la recherche du Tribunal, mais Seth regarda et la vit encore au loin. Aussitôt elle récita une incantation avec sa magie, et elle se transforma en une jeune fille belle de corps et telle qu’il n'y avait pas sa pareille dans ce pays entier. Alors il l'aima jusqu'à en être très malade. Et Seth se leva... et alla pour la rejoindre alors que personne ne l'avait vue excepté lui. Puis il se tint derrière un sycomore et il l'appela en disant : « Je voudrais être avec toi, belle enfant ! » Mais elle lui répondit : « Vois, mon grand Seigneur ! J'étais, moi, la femme d'un pasteur de troupeau. Je lui donnai un garçon. Mon mari mourut et le petit gars prit la charge du bétail ayant appartenu à son père. Mais un étranger vint, il s'assit dans mon étable et il parla ainsi, s'adressant à mon fils : « Je te frapperai. Je prendrai le bétail de ton père et je te jetterai dehors. Ainsi lui dit-il. Or, mon désir est d'obtenir que tu te fasses son champion. » Et Seth lui répondit : « Va-t-on donner le bétail à l'étranger alors que le fils du père de famille est là ? » Alors Aset se changea en un milan, elle s'envola et, se perchant au sommet d'un arbre, elle appela Seth et lui dit : « Pleure sur toi-même, c'est ta propre bouche qui l'a dit, c'est ton habileté qui t'a jugé toi-même. Que veux-tu de plus ? » (Aventures d'Horus et Seth, traduction G. Lefebvre). Bien entendu le débat ne s'arrête pas là, il connaît encore de très nombreuses péripéties dans lesquelles Aset (Isis) intervient le plus souvent, mais à la fin le bon droit d'Horu (Horus) est reconnu et Aset cria fortement vers son fils, disant : « Tu es le roi parfait. Mon cœur est en allégresse car tu illumines le pays de ton éclat », et les dieux répondent : « Acclamez, acclamez... Horu, fils d'Aset. »dieu_osiris.jpg

On voit ainsi quel modèle est Aset pour les Kémites : épouse fidèle dans l'adversité, c'est elle qui recherche et retrouve le cadavre d'Osar (Osiris). C’est elle encore qui, avec l'aide de Thot et de Nephtys rend le souffle vital au dieu mort ; mère dévoué, c'est elle seule qui élève Horu malgré les pires difficultés. C’est elle enfin qui, par son opiniâtreté, fait reconnaître les droits de son fils à l'héritage du père mort. Elle devient ainsi la patronne par excellence des mères et des enfants. Les mères Kémites l'invoquent pour protéger leurs enfants qu’elles assimilent ainsi à Horu. Une formule magique qu’elles récitaient pour écarter la maladie de leurs marmots commençait par la phrase : « Tu es Horu. Tu t’éveilles comme Horu. Tu es Horus vivant. »

Le texte des Aventures d'Horus et de 'Seth nous est connu par un manuscrit daté du règne de Ramsès V, environ vers 1160 av. J.-C.. Mais il paraît certain que l'original remonte au Moyen Empire, et que « les contemporains des Amenemhat et des Sésostris connaissaient déjà ce roman ». Isis servait donc déjà de modèle aux femmes Kémites dès 2000 av. J.-C. De ce que nous savons le culte d'Osar remontait au moins à la période prédynastique et même depuis le commencement.

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