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Une plainte contre X, pour crimes contre l’humanité, a été déposée, en  mai, par les avocats Roland Dumas et Jacques Vergès devant les tribunaux  français, pour le compte d’une française, dont le  père a été tué en mars dernier, lors des violences inter-communautaires  qui ont fait plusieurs centaines de victimes, dans l'ouest de la Côte  d'Ivoire, dont la majorité, dans la ville de Duékoué. La révélation a  été faite par une dépêche de l’Afp publiée, hier, sur le site  Slateafrique.

Cette plainte vise en premier lieu, le nouveau chef de  l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et en second, le Premier  ministre, Guillaume Soro Kigbafori, secrétaire général des FN (ex-rébellion armée). En effet, plusieurs organisations internationales  de défense des droits de l’homme, au nombre desquelles Amnesty  International et la Fidh ont produit des rapports sur les événements  dramatiques de l’Ouest ivoirien. Tous ces rapports sont unanimes sur le  fait qu’il y a eu des massacres ethniques à grande échelle dans cette  partie de la Côte d’Ivoire. Les autochtones Guéré ont été tués en masse à  Duékoué. Où on signale la destruction totale de plusieurs villages puis  leur incendie par des assaillants. Aujourd’hui, il y a plus de 100 000  réfugiés au Libéria et en Guinée et plus de 3 000 000 au Ghana, Togo et bénin .

Les organisations de défense des  droits de l’homme ont tous pointé du droit, les forces pro-Ouattara.  Elles les accusent d’exécutions sommaires, massacres, meurtres,  assassinats etc. Après la prise du contrôle de Duékoué par les forces  pro-Ouattara, entrainées et transportées en hélicoptère par la force Licorne (Armée française en Côte d'Ivoire), ceux-ci ont jeté leur dévolu sur les populations à qui ils  reprochaient leur sympathie pour le président Laurent Gbagbo. Alassane  Dramane Ouattara qui s’était proclamé président, contre la volonté du  Conseil constitutionnel, avait demandé à ses forces rebelles armées de  « libérer » la Côte d’Ivoire, en engageant une nouvelle offensive armée  contre le régime du président Gbagbo qui avait été proclamé vainqueur du  scrutin présidentiel de novembre 2010 par le Conseil constitutionnel,  conformément à la constitution. Dans cette logique, Ouattara a avait  pris une ordonnance pour faire de ses forces armées, des Frci. Guillaume  Soro Kigbafori, lui, est depuis le début de la crise en 2002, chef de  la rébellion armée des Fn.

Alain Lobognon, ministre de la jeunesse et du  service civique, a révélé récemment, au séminaire des Forces nouvelles  (Fn), à Bouaké, que le 19 septembre 2002, c’est Guillaume Soro Kigbafori  qui a coordonné le théâtre des opérations, aussi bien à Abidjan qu’à  Bouaké. Le mensonge se lève très vite, mais il est toujours rattrapé par  la vérité. Alassane Dramane Ouattara veut traduire Laurent Gbagbo  devant la Cour pénale internationale (CPI). Il risque d’être surpris.