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Comme annoncé quelques jours auparavant, le tandem Clinton/Bush était arrivé à Port-au-Prince ce lundi 22 mars afin de rencontrer le président de la République, des représentants du gouvernement Préval/Bellerive, de la « société civile » et visiter un centre d’hébergement. Cette visite avait pour but, dit-on, de préparer la rencontre des bailleurs le 31 mars prochain. Le chef de l’Etat René Préval était aux anges. « C’est une visite historique » a-t-il fait remarquer. D’après lui, les parlementaires nord-américains seront plus enclins à accorder des fonds pour la reconstruction d’Haïti puisque « deux chefs d’Etat de tendances différentes » le leur demanderont. On aimerait bien entendre de la bouche de René Préval comment il définit la différence de tendance entre ces deux anciens chefs d’Etat. Car tous deux ont contribué à engloutir non seulement Haïti mais leur propre pays.

 

    Le représentant spécial des Nations Unies William J. Clinton a même jugé bon de faire son « autocritique » et de s’excuser en admettant qu’il a promu une politique (néolibéral. NDLR) qui a détruit la production du riz en Haïti. « Cela avait peut être bien aidé mes fermiers de l’Arkansas. Cela a été une erreur » a dit M. Clinton. Et l’ancien président George W. Bush a lui aussi appliqué les idées, à l’extrême, de Clinton, en pratiquant la politique économique de dérégulation qui a plongé leur pays dans la plus grave crise qu’à jamais connu ce pays. Et rien ne dit qu’il se relèvera. George W. Bush, quand à lui et comme son père ont participé au renversement du président Jean-Bertrand Aristide à deux reprises. Lui, il ne regrette rien. Alors, on peut dire que ces deux hommes n’ont pas la même approche ; mais ils ont la même tendance. Défendre à tout prix, même en mettant le monde en danger, les multinationales nord-américaines.
    Revenons donc à nos moutons. Après avoir rencontré le président Préval dans un jardin, près des ruines du Palais National, ce dernier a présenté à la presse les deux hommes. M. Bush qui est à sa première visite en Haïti, a fait savoir que « voir la réalité de ses propres yeux, est différente des images montrées à la télévision. » Tout comme après le séisme politique qu’il avait provoqué le 29 février 2004. Il a continué pour dire qu’il y avait « jusqu’à maintenant beaucoup de souffrance …..L’objectif de notre mission consiste à encourager des efforts pour colmater les brèches en besoins humanitaires. » Il a aussi parlé de petites et moyennes entreprises pour revitaliser l’économie et créer des emplois.
    Quand à M. Clinton, il planifie de pressurer le Congrès de son pays afin qu’il adopte des nouvelles lois concernant l’industrie du textile, donc promouvoir la sous-traitance. Il veut créer 100 mille emplois. Il a dit être en contact avec des investisseurs sud coréens et brésiliens. Vous voyez comment l’homme a détruit l’ « auto critique » qu’il a faite. Ha ! Ces libéraux. Grattez un peu, et vous trouverez pire que Bush. L’envoyé spécial des Nations Unies a poursuivi en disant : « Nous devons apporter notre contribution à Haïti, non pas selon notre propre vison, mais plutôt suivant celle du peuple haïtien. » (Cité par Ronald Colbert in AlterPresse, 22 mars) Décidément, cette hypocrisie va trop loin. M. Clinton sait très bien que les bailleurs de fonds et les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ne l’entendent pas de cette oreille. D’ailleurs, qu’est ce qui va se passer le 31 mars à New York ? Ce sont les plans des grands qui seront sur la table.
    En tout cas, Bill et George ont terminé leur numéro dans un camp de refugié près du Palais National où « ils ont touché les mains de mères berçant leurs bébés qui ont besoin d’attentions médicales. » (AFP, 23 mars) Qu’ils ont le cœur tendre ! Mais, parallèlement à ce show, plus d’une centaine de partisans de l’ancien président Aristide s’était donné rendez-vous pour manifester surtout contre George W. Bush et le président René Préval. Des pneus brûlaient aux alentours et les manifestants scandaient : « Aristide doit retourner. Aba Bush. Aba Préval. » Ces manifestants étaient tenus à distance de ces « éminences » et étaient surveillés de près par des agents de la police nationale, des militaires de la Minustah et des agents spéciaux nord-américains. La visite a été de courte durée. Et, le peuple ne verra pas les retombées de cette rencontre.