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Cetewayo, Chaka, Bambata et Dingaan, voilà les émules sud-africains des El Hadj Omar, Lat Dior, Samory, Béhanzin. Comme ces derniers, les grands résistants de l'Afrique australe payèrent de leur vie leur amour pour l'Afrique. L’exemple de Dingaan est à cet égard très significatif: Après avoir longtemps combattu Anglais et Hollandais, il tomba les armes à la main, le 16 décembre 1838, près d'Umslatoos. Son histoire a inspiré plus d'un nationaliste africain et afro-américain.

Le Noir américain Cyrill Briggs compare Dingaan à Nat Turner. C'est ce qui ressort de l'article qu'il a consacré au combattant africain dans le journal le Cri des Nègres de juillet-août 1933.

 

« Au même siècle qui vit le brave Nat Turner et ses compagnons d'esclavage se révolter contre les propriétaires fonciers blancs et les maîtres d'esclaves dans les Etats d'Amérique du Sud, un grand chef de clan nègre, en Afrique, déclenchait une lutte héroïque contre la colonisation par des envahisseurs blancs de sa terre natale. Son nom était Dingaan, un chef zoulou.

» Ce nom est presque inconnu des Nègres d'Amérique et des Antilles ; l'histoire officielle ne mentionne pas son nom parmi les chefs et héros d'Afrique et, quand elle le fait, c'est pour donner un aperçu déformé de sa résistance à l'envahisseur blanc. Pour les impérialistes anglais qui gouvernent aujourd’hui l'Afrique en tenant les masses indigènes terriblement assujetties, le nom de Dingaan ne s'est jamais transmis qu'en souvenir de sa défaite finale par les Anglais et les Hollandais, et comme un symbole du pouvoir du Blanc sur les indigènes.2.Armée zouloue exécutant des exercicesdevant des visiteurs européens.

» Cependant, au cours de ces trois dernières années, le nom de Dingaan est redevenu un cri de ralliement pour les masses indigènes de l'Afrique du Sud contre l'oppression britannique, et cette année, pour la première fois, la mémoire de ce combattant de l'indépendance africaine a été honorée par les ouvriers noirs et blancs. Son nom sera désormais placé à côté de celui de Nat Turner, esclave de Virginie, qui déclencha une insurrection telle que la terreur se répandit parmi les esclavagistes d'Amérique. »

L'histoire du partage de l'Afrique par les impérialistes est longue et sanglante. Avec l'appui des gouvernements, de l'Eglise, des banques et entreprises financières de leurs métropoles respectives, les envahisseurs blancs pénétrèrent dans le territoire africain, dupèrent et massacrèrent les Noirs, s’emparant des meilleurs pour en faire des esclaves, et commencèrent l'assujettissement brutal d'un continent qui, jusqu'à aujourd’hui, gémit encore sous le talon des oppresseurs blancs. Cependant, les Blancsne ne réussirent pas si facilement. Bien que les indigènes fussent dépourvus d'armes et de munitions, ils savaient se défendre... L'un des derniers grands chefs qui restaient à« conquérir » était Dingaan, roi zoulou de l'Afrique du Sud. Le territoire sud-africain fut alors envahi par les marchands et colons anglais et hollandais. Jusqu'au début du XIXe siècle, ces voleurs rencontrèrent une résistance très active de la part du roi Dingaan, qui envoya une armée au Natal et détruisit la colonie établie par les Hollandais dans la baie du Natal. Il avait, en effet, bien compris que ce n'était là que le commencement de la grande invasion. En 1838, les colons hollandais de l'Afrique du Sud décidèrent de pousser plus avant dans l'intérieur du pays et de s'emparer du territoire appartenant aux indigènes. Un de leurs chefs était Pieter Retief, un aventurier impérialiste typique. Il instaura la pratique de... « Ramasser » tous les indigènes « qui semblent oisifs » et de les envoyer au magistrat le plus proche. Son attitude à l'égard des indigènes était d'un grand mépris. En 1838 donc, les colons hollandais, sous la direction de Retief, décidèrent d'exiger de Dingaan qu'il leur cédât une large bande de territoire en c. Retief et d'autres rendirent visite à Dingaan. Ce dernier fit semblant d'être très amical, et cette prétendue amitié lui permit de surprendre les pilleurs blancs et de les anéantir. En bon tacticien qu'il était, il réunit aussitôt son armée et continua sa victoire par une incursion dans le « settlement hollandais ».Sachant bien que les envahisseurs n'épargneraient aucune vie indigène, il n'épargna pas non plus la vie des voleurs hollandais.

3. Débarquement du gouverneur hollandais Van Riebeeckdans la région du Cap en 1652. C'est le début de l'établissement, en Afrique australe,de ceux qu'on appelle les Boers.Immédiatement, les Hollandais rassemblèrent leurs forces et descendirent vers Um-konglokk, la capitale de Dingaan. La tactique de celui-ci fut un véritable chef-d’œuvre de stratégie militaire (les historiens impérialistes aiment à parler de ce « chef-d’œuvre d'ingéniosité diabolique »). Il laissa les Hollandais s'approcher à quelques kilomètres de la capitale, dont les accès étaient enclavés entre deux montagnes. Puis les forces zouloues se montrèrent. Les indigènes, feignant d'être écrasés.se retirèrent graduellement ; les Hollandais les suivirent et furent ainsi poussés dans cette vallée ; une autre division zouloue émergea alors de derrière l'une des montagnes et leur coupa la retraite. Tout au cours de l'année 1838, les combats firent rage entre l'armée indigène et les envahisseurs hollandais. La victoire était parfois aux uns, parfois aux autres. Il faut rappeler à ce propos que les Hollandais possédaient des armes modernes très perfectionnées, tandis que les Zoulous n'avaient que leurs courtes lances.

Sur le point d'être vaincus, les Hollandais unirent leurs forces à celles des Anglais. La bataille décisive eut lieu le 16 décembre1838 près d'Umslatoos, d'où Dingaan. Avec son armée au complet, attaqua les Anglais et les Hollandais. Trois mille Zoulous furent tués au cours de ce combat, qui resta légendaire sous le nom de « bataille de la Rivière de Sang ». Dingaan fut vaincu et forcé d'abandonner les meilleures et les plus riches de ses terres (environs du Natal) aux Hollandais. Cette défaite de Dingaan fut suivie d'une impitoyable expédition punitive qui eut pour résultat d'expulser les indigènes de la province du Natal et de les refouler dans les régions sauvages connues sous le nom de Zoulouland.

Les Hollandais et les Anglais parvinrent à semer une telle zizanie entre les différentes tribus que, au cours d'une des guerres qui s'en suivirent, Panda, le frère de Dingaan, avec l'appui complet des Blancs, s'empara du trône des Zoulous.

Depuis 1838, le 16 décembre est devenu le « Jour de Dingaan » ; il est considéré comme une grande fête nationale en Afrique du Sud. Pour les Africains, c'est le jour du sacrifice suprême d'un des leurs. 4. Chaka, fondateur de la nation zouloue.

 

La fin de dingaan : la «rivière de sang » 16 décembre 1838