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14 Aout 1791-14 Aout 2016: 225 ans depuis que nos ancêtres ont tracé le chemin de la lutte de libération nationale.

Après 300 ans de domination coloniale dans la colonie de Saint-Domingue, les esclaves trouvèrent la meilleure formule pour déclencher un mouvement de rébellion contre le système esclavagiste, colonialiste, ségrégationniste et raciste. Après la stratégie de marronnage et d’autres formes de lutte clandestine comme étant le refus d’obéir aux colons, les esclaves, conscients de leur condition matérielle d’existence, sous la direction de leaders conséquents et disciplinés, tels que Boukman, Jean François, Biassou, et autres organisent le premier Congrès politique qui eut lieu, le 14 Aout 1791, dans le Nord du pays.

Ce Congrès est connu sous le nom de «Cérémonie du Bois-Caïman». Quel que soit le nom qu’on donna a cet évènement de haute portée historique, il reste comme étant le premier acte politique incontournable et décisif ayant abouti à la révolte générale des esclaves dans la colonie, dans la nuit du 22 au 23 Aout de la même année contre le système esclavagiste. Les esclaves révoltés qui ne voulaient plus obéir aux colons crièrent à haute voix : ‘’LIBERTE OU LA MORT.’’

Ce fut ce slogan très fort qui, après 13 ans de lutte acharnée, conduira réellement le nègre à la liberté et Haïti à l’Indépendance, le premier janvier 1 après 13 ans de lutte acharnée 804, sous le leadership de Jean Jacques Dessalines, lequel deviendra une année plus tard en 1805 Empereur d’Haïti sous le nom de Jacques 1er. Depuis lors, Haïti devint la terre de la liberté des nègres et la première République nègre dans le monde. Dans cette optique, Haïti a ouvert définitivement la voie à la liberté pour de nombreux peuples dans le monde. Le 29 novembre 1803, l’Indépendance fut proclamée à Fort-Dauphin par des officiers de l’armée indigène dont Christophe et Clerveaux. A cette occasion, ils déclarèrent: « Au nom des Noirs et des hommes de couleur, l’Indépendance est proclamée. Rendus à notre dignité primitive, nous avons assuré nos droits, nous jurons de ne céder à aucune puissance de la terre……….. »A la de trakas papa

Maintenant, où en est-on ? Après 225 ans de lutte malheureuse, Haïti se trouve toujours sous la domination, l’occupation et l’exploitation impérialiste agissant avec une arrogance démesurée. Depuis lors, Haïti s’est vu imposée l’occupation en 3 occasions : la première alla du 28 juillet 1915 au 21 Aout 1934. Elle a duré 19 longues années et a contribué largement à l’appauvrissement du pays par le pillage de ses ressources sans oublier la résistance des paysans cacos avec les valeureux leaders populaires tels Charlemagne Peralte et Benoit Batraville.

La deuxième fut de plus courte durée en octobre 1994, quand pour rétablir l’ordre démocratique interrompu par les défuntes Forces Armées d’Haïti en complicité avec les puissances impérialistes, notamment les Etats-Unis, 20.000 marines ont foulé le sol national pour rétablir Jean Bertrand Aristide au pouvoir.

La troisième qui est toujours présente sur le territoire national, sous la direction des Nations Unies depuis le premier juin 2004. Cette dernière était arrivée suite au coup d’Etat contre les masses populaires que représentait alors le leader lavalassien Jean Bertrand Aristide ; un président populaire, démocratiquement élu et qui refusait d’obéir aux diktats des grandes puissances impérialistes de la France et des Etats-Unis. Pour atteindre leur objectif tant souhaité, ils ont financé différents types de mouvement de déstabilisation à travers des ambassades, des ONG, de la société dite civile, des organisations des droits de l’homme, de certains partis politiques, des médias et même à travers l’église.

Le président de l’époque, Jean Bertrand Aristide, a eu la courageuse audace de formuler la demande de restitution de plus de 21 milliards de dollars escroqués de la main des autorités après l’épopée du premier Janvier 1804, l’équivalent de 150 millions de franc-or comme dette de l’indépendance. Il décidait en même temps de commémorer le bicentenaire de l’Indépendance avec la présence de nos frères d’Afrique pour démontrer au monde entier et aux anciennes puissances coloniales que Haïti avait renoncé à jamais à tout système d’exclusion, de domination et d’exploitation. Mais, malheureusement, il n’a pas pu trouver le support des élites. Au contraire ces derniers se sont arrangés du côté des puissances étrangères et du côté d’une oligarchie répugnante pour saboter la commémoration.

Après 225 ans de lutte pour la liberté, le respect des droit humains et l’indépendance d’Haïti, les élites antinationales de ce pays contribuent toujours à maintenir volontairement et au profit de leurs intérêts mesquins cette terre de la liberté sous les griffes des anciennes puissances. Quelle honte pour les élites de ce pays!

Ainsi à l’occasion du 225e anniversaire du premier Congrès des esclaves, des organisations revendicatives, comme le Mouvement des Esclaves Révoltés, Lakou et autres ont organisé des activités de conscientisation et de sensibilisation pour continuer d’exiger de la France restitution et réparation. Si les Nations Unies reconnaissent que l’esclavage est un crime contre l’humanité, donc ce crime mérite d’être réparé. Le peuple haïtien doit continuer d’exiger restitution et réparation. Dans cet ordre d’idées, le lundi 22 Aout 2016, une marche aura lieu à Port-Au-Prince, elle partira du Pont-Rouge où l’assassinat de l’Empereur a eu lieu pour aboutir par devant l’ambassade de France en Haïti à la rue Capois.

Mais le plus important, c’est à nous tirer des leçons de ce grand congrès, qui est le point de départ d’une nouvelle Haïti, pays de nègres. Il ne nous faut jamais oublier les leçons d’organisation, d’unité, de solidarité dans le combat et c’est ce qui nous manque toujours le plus aujourd’hui encore contre l’ennemi commun des masses.