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Manifestation contre le Coup d’Etat électoral en Haïti

Des milliers de partisans de Lapeh, de Lavalas et de Pitit Desalin ont entamé des manifestations quotidiennes pour demander l'éviction de Jovenel Moise de la course électorale.

Il est évident que les 3 communiqués du Conseil Electoral Provisoire (CEP), rendus publics les 2, 11 et 12 novembre 2015, révèlent des contradictions profondes ; des dénonciations de part et d’autre des candidats du Parti Haïtien Tètkale (PHTK) du pouvoir en place impliquant des membres du gouvernement de facto Martelly/Paul et ceux des Nations Unies. Le CEP d’Opont Pierre-Louis, le pouvoir tètkale et l’Organisation des Nations Unies, représentée en Haïti par Sandra Honoré sont impliqués jusqu’au cou dans une vaste opération de fraudes massives enregistrées lors des dernières élections réalisées le 9 Août et le 25 Octobre en Haïti. De plus, le conseiller électoral, Jaccéus Joseph qui n’a pas apposé sa signature au bas des résultats partiels de la mascarade électorale du 25 Octobre exprime ses doutes que ces résultats ne reflètent pas réellement le vote populaire.

           Ainsi, on sait pertinemment que le nombre de votants sur la liste d’émargement dépasse largement ceux qui figurent sur la Liste Electorale Partielle (LEP), c’est-à-dire les vrais votants.À bas la vie chère !

Comment peut-on expliquer que deux candidats aux Sénatoriales pour le Département de l’Ouest, Antonio Cheramy alias Don Kato et Alix Didier Fils-Aimé aient pu respectivement obtenir 297,260 voix et 147,549 voix et qu’on ait accordé aux candidats de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles et FanmiLavalas, Dr. Maryse Narcisse, 222,646 voix et 110,049 voix, respectivement ? Même pour frauder, ils le font mal. Dans la foulée, 3 candidats du PHTK, Antoine Rodon Bien-Aimé, député de la circonscription de Cercle-A-Cavajal ; Ogline Pierre, Camprei/ Maniche et Max Antoine Simon, Cayes/Ile-a-Vache, chacun de son côté dénonce des cas de fraude massives planifiées par le pouvoir et les Nations Unies à travers leur agence dénommée UNOSP et leur employé, le canadien Sylvain Cote. Selon Ogline Pierre chaque candidat PHTK disposait de 5 mille bulletins et chaque sénateur était en possession de 15 mille bulletins pour mener cette vaste opération de bourrage d’urnes les 9 aout et 25 octobre. Des procès-verbaux ont été truqués en cours de route. Des mandataires du PHTK, de KID, de BOUCLIER, de VERITE et leurs alliés votent plusieurs fois. Des mandats et cartes d’observation ont été trafiqués en faveur des candidats du pouvoir. Le pouvoir tetkale contrôle toute la machine électorale ainsi que la majorité des conseillers électoraux. Dans leur rapport, les organismes d’observation électorale, plus ou moins crédibles, qualifient le scrutin du 25 octobre 2015 de « vaste opération de fraude électorale planifiée. » Cette opération a été mise en place par le pouvoir avec la bénédiction du CEP.

Tous ces faits démontrent très clairement qu’un coup d’Etat électoral était minutieusement planifié et exécuté par différents acteurs contre le vote du peuple. C’est un crime commis par les forces maffieuses d’ici et d’ailleurs contre le droit politique du peuple haïtien pour continuer de le maintenir sous la domination et l’exploitation impérialistes.

En tant qu’acteur principal dans ce jeu démocratique, le peuple haïtien ne peut pas accepter ce coup d’Etat électoral. Des gens ont gagné les rues par centaines de milliers dans tout le pays, répondant ainsi à l’appel de l’Organisation politique Fanmi Lavalas, les Plateformes électoralistes Pitit Dessalines et LAPEH dont leurs candidats sont placés en 2e , 3e et 4e position sur la liste des résultats de la honte. Ces 3 candidats rejettent pour l’instant toute possibilité d’aller au 2e tour avec un imposteur, un renégat. Comme disait George Orwell : « Un peuple qui élit des corrompus, des imposteurs, des renégats, des voleurs et des traites n’est pas victime, il est complice, » Pour que le peuple haïtien ne se fasse pas complice de ce crime politique odieux, il se soulève, se révolte, et dit NON et mille fois NON. À bas la vie chère !

Pour démontrer sa rupture avec le régime tètkale/kaletèt Martelly/Moïse, partout où l’on passe, les manifestants déchirent toutes les affiches du candidat tètkale, Jovenel Moïse, dénommé « kandida Bannann ». Les manifestants crient haut et fort : « Nou pa nan nèg bannann, nou pa p manje bannann pouri sa a. Martelly foure bannann nan lan dada w. Nou pa vleJovenel, ki kote Jovenel pase pou l rive la a. Nou pa konnen Jovenel. Nou pa t vote Jovenel. Aba Jovenel… » Ils ont exigé le retrait de Jovenel Moïse du processus électoral. Joseph Staline disait : « Les gens qui votent ne décident rien. Ce sont ceux qui comptent les votes qui décident tout. » Peut-on laisser d’autres décider pour nous, comme c’était le cas en 2010 ? NON. Pour que les autres ne décident pas à notre place, il nous faut maintenir très haut le flambeau de la mobilisation de toutes les forces populaires, démocratiques et révolutionnaires.

Dans cette perspective, certains proposent la table rase, c’est-à-dire le départ du régime de Martelly/Paul et la formation d’un gouvernement de transition, d’autres exigent la formation d’une commission indépendante devant évaluer le processus électoral truqué à la base. Le Premier ministre de facto, Evans Paul a déclaré en Floride la semaine dernière qu’il n’est pas opposé à la formation de cette commission : « Je n’ai pas de problème à faire une commission indépendante. La question reste à savoir qui fera partie de cette commission parce que la crise de confiance en Haïti n’exclut personne. Les membres du CEP ont été proposés par des institutions dites les plus crédibles du pays. Si vous ne faites pas confiance à ces gens, les autres que vous nommerez dans cette commission sur quelle planète vous allez les trouver ? »

Par-là, le Premier ministre sous-entend que tous les membres de ce CEP sont des corrompus. S’il y a des corrompus, il y a aussi des corrupteurs. Le Premier ministre de facto Evans Paul n’est-il pas l’un d’entre eux ? Qui ne se souvient de ses démêlés

La mobilisation se poursuit à travers tout le pays. D’autres manifestations vont éclater à tout moment à travers le pays quand d’autres sont prévues pour cette semaine le mercredi 18 et le vendredi 20 novembre 2015 pour exiger, cette fois-ci, le départ du régime tètkale.