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RENCONTRE : LE MINISTRES DES HAITIENS DE L’ETRANGER A PARIS.

Les Haïtiens, d’une manière générale, se déplacent volontiers pour rendre hommage à leurs représentants. C’était le cas, ce mardi 22 septembre 2015 dans l’ambassade d’Haïti, où plusieurs associations sont venues accueillir leur ministre Robert Labrousse arrivé à Paris à la rencontre de cette entité non négligeable, appelée DIASPORA.

 

La diaspora, une ressource pour les autochtones Haïtiens.

 

D’abord, il faut se souvenir du processus de la prise en compte réelle par l’état Haïtien de la force de cette diaspora. En effet, tout a commencé en 1988 avec la création d’un commissariat aux Haïtiens d’outre mer.

Cette diaspora est si active auprès des familles qu’elle finit par occuper une place importante dans la société Haïtienne. Elle envoie régulièrement de petites sommes pour entretenir la maman, la tante dans le besoin, un oncle ou une grand-mère. Peu à peu, cette aide devient imposante. Malgré tout ce dévouement pour le pays, la diaspora reste encore à l’écart de la sphère de décision.

La société s’organise, et crée dès 1991 un secrétariat du dixième département. Sa création tombe à point nommé car l’embargo décrété par les USA contre Haïti a bien failli étrangler le pays. Et là encore, l’aide financière apportée par cette  diaspora au pays a permis de pallier aux urgences.

En 2004, c’est la création du ministère des Haïtiens à l’étranger. Cette frange de la population devient dès lors incontournable, rien ne se fait plus sans elle. Son impact dans l’économie se fait toujours plus grandissant.

La diaspora effectue et les transferts d’argent en Haïti.

Les transferts financiers de la diaspora représentent 35% du Produit Intérieur Brut (PIB) haïtien à savoir, le double du budget national.

Les transferts étaient en  1994 estimés à près de 50 millions de dollars et représentent aujourd’hui près de deux milliard de dollars. C’est quatre fois la valeur des exportations haïtiennes.

La diaspora constitue 85% de la force de travail qualifiée d’Haïti. Cette force de travail qualifiée représentant une perte de 9% du PIF du pays.

Cette Diaspora à qui on demande tant de choses, (argent,  soutient de tout genre) se plaint de ne rien recevoir en retour. Dirigeants et population continuent de la solliciter lui donnant de ce fait le rôle de vache à lait.

Malgré leurs apports financiers considérables dans l’économie du pays, les Haïtiens à l’étranger se sentent très éloignés des cercles de décision. Un rôle décisionnaire qu’ils espèrent acquérir à l’avenir pour pérenniser leur appartenance à la communauté national Haïtienne.

De plus la diaspora redoute l’insécurité qui règne parfois au pays à son égard. Comme l’indique le  taux de visite du pays, soit environ 2.5% seulement des haïtiens vivant à l’étranger.

 

Création d’un fond de la diaspora, un hôpital, une faculté…

 

C’est dans ce contexte que le Ministre Robert Labrousse arrive à Paris pour rencontrer ses compatriotes afin de discuter avec eux des mesures qu’il compte prendre pour améliorer leurs conditions de vie que ce soit à l’étranger ou dans le pays lui-même.

C’est aux alentours de midi que le Ministre Robert Labrousse fait son apparition à l’ambassade Haïtienne à Paris accompagné de son conseiller M. Serge Klang.

Une longue discussion débute avec les représentants d’association présents. En effet, le ministre est venu faire une proposition à la diaspora Haïtienne en France. Il est question de la création d’un fond de la diaspora, permettant de répondre aux problèmes inhérents à cette communauté vivant à l’étranger et de leur assurer un meilleur accueil lors de leur visite au pays.

Toutefois, les interlocuteurs du ministre ne sont pas dupes, ils en ont déjà vu d’autres, dirons-nous. Car, ils ont déjà contribué à de nombreux projets, notamment la gratuité de l’école en Haïti. On parle là d’un fiasco, de l’aveu même des responsables du projet.

 La contribution pour la reconstruction après le séisme ; la encore c’est un désastre,  car 5 ans après le palais national est toujours en lambeaux et de plus personne ne peut donner de chiffres quant à l’utilisation de l’argent envoyé.

Il faut dire aussi que le ministre arrive dans un contexte d’amertume pour ses concitoyens, qui malgré tout sont prêt à relever tous les défis pour leur pays, pour obtenir des résultats concrets.

Les  représentants d’associations présents autour de la table  lors de cette rencontre sont : L’Association Franco haïtienne de solidarité et d’échanges culturels (AFHSEC) représentée par Mme Chantal Guerrier ;  l’Association pour le Rayonnement Culturel d’Haïti et de son Environnement représentée par Mr. Lorfils Réjouis ; l’association Maison d’Haïti représentée par Mme Elodie-Anne Telemaque ;  L’association Evolution d’Haïti (EVOH), représentée par Mr. Evens Nicolas ; l’association Haïti-Europe Autrement Solidaire (HAÏ-EUR AS), représentée par Mme Marie-Lourdie Chardavoine ; KAMAYITI.COM, représentée par Mr Boukman Bonny, et Mme Lydia Antoine qui répond aussi pour l’association UDFE. L’association Federation de la Diaspora Haïtienne d’Europe, (FEDHE) représentée par Mr. Jean-Pierre ROY.

Ils sont là pour écouter les propositions du ministre, et présenter aussi leurs  doléances.

Ils ont écouté avec attention les projets proposés. Certains regrettent que le ministre ne se manifeste que maintenant son mandat arrivant à terme. En effet, des élections se préparent dans le pays auxquelles le ministre a peu de chance d’être reconduit. Par ailleurs, la sincérité des propositions est remise en cause.

Malgré tout, la diaspora d’une manière générale, espère être considérée pour ce qu’elle représente, et ce qu’elle fait, se mettre à la disposition de son pays, mais elle entend aussi jouer son rôle civique et politique en toute quiétude, loin de fausses promesses, loin des projets non réalisés.