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Par: Thomas Péralte

Lors de son voyage en Equateur le mercredi 11 juillet dernier, accompagné de son ministre de la Défense, Rodolph Joazil et du directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Mario Andrésol, le président Michel Joseph Martelly a clairement demandé l’aide du président Rafael Correa Delgado pour son projet de ressusciter l’ancienne Force Armée d’Haïti, dont les vrais objectifs seraient de sécuriser les intérêts des grandes puissances impérialistes, leurs multinationales, leurs zones franches financées par la Banque Mondiale, situées dans le Nord du pays.

En réponse à cette demande, le président Correa a déclaré : « Haïti a demandé de poursuivre notre aide, nous allons le faire. Maintenant, nous accordons 15 millions de dollars de plus à Haïti. Le gouvernement haïtien a également demandé des conseils à l’Equateur pour la formation de la future Force Armée d’Haïti et des questions de développement dans le cadre de la reconstruction du pays. »

Le ministre de la Défense équatorienne, Miguel Carvajal, de son côté a indiqué : « Nous sommes prêts à collaborer avec Haïti. Haïti peut compter sur l’appui de l’Equateur pour former une unité d’aviateurs et de pilotes d’hélicoptère, renforcer les capacités techniques et opérationnelles des gardes côtes haïtiennes et créer une unité anti-émeute et de déminage. »

Le directeur de l’Ecole militaire, le général Gustavo Cabrera, renforcé par le Haut-Etat-major de l’armée équatorienne, a émis ses impressions autour des questions liées à la structuration du ministère haïtien de la Défense, notamment à la formation des Forces Armées modernes pour Haïti, à l’accompagnement de l’Equateur dans la mise en place d’un Etat-major en Haïti, au renforcement de la Police Nationale et au rôle que devrait jouer la MINUSTAH en Haïti.

Dans le souci d’assurer le suivi de la coopération de l’Equateur à Haïti, le gouvernement Equatorien a envoyé vendredi un nouveau contingent de casques bleus en Haïti qui doit exécuter des projets de construction de routes et de ponts pour un montant de 15 millions de dollars, a annoncé l’état-major de l’armée à Quito. 66 nouveaux soldats sont arrivés vendredi 13 juillet dernier afin d’intégrer la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) en remplacement du contingent dont le mandat était arrivé à terme.

Les Equatoriens travailleront de concert avec des soldats du Chili basés au camp Charlie et poursuivront des travaux de génie civil dans le pays tels : la construction de routes de ponts et d’écoles dans le département de l’Artibonite. «Ces soldats sont des travailleurs de paix et de bonne volonté qui vont œuvrer au service de la population », a déclaré le directeur des opérations du commandement des Forces armées équatoriennes Wagner Bravo.

Alors, outre les forces d’occupation de l’ONU en Haïti, la MINUSTAH, le président Michel Martelly et son équipe veulent créer une autre force pour protéger les intérêts des grandes compagnies multinationales et leurs courtiers locaux. Il demande aux pays du Sud tels l’Equateur, le Venezuela et autres de l’aider à mettre en place cette nouvelle force au profit des pays occidentaux, qui avaient manifesté leur refus d’aide. La plupart des Haïtiens apprécient grandement la générosité, la solidarité franche, sincère et désintéressée des pays du Sud envers Haïti, dans un rapport de non exploitation et de non domination, même quand il se développe avec un gouvernement réactionnaire, d’extrême droite qui n’a rien à voir avec les revendications fondamentales du peuple haïtien, autre que le tromper pour asseoir son pouvoir. Mais quand le Sud veut supporter des instruments de domination contre le peuple haïtien, comme l’Equateur s’apprête à le faire, certains se demandent s’il ne s’est pas trompé, car supporter des Forces Armées en Haïti d’aujourd’hui, c’est se mettre au service de l’impérialisme.

Alors que le président Martelly a mis en place un ministère de la Défense qui est en train de préparer la mise en place des Forces Armées, il part à la recherche des fonds pour réaliser son projet macabre ; son gouvernement refuse catégoriquement de répondre aux revendications de différents secteurs de la vie nationale telle: l’augmentation de salaires des policiers, des professeurs et d’autres fonctionnaires de l’Etat qui ne peuvent rien faire avec cette modique somme qu’on leur donne pendant que le coût de la vie continue à augmenter quotidiennement.