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En laissant la salle de séance du Sénat le jeudi 19 juillet dernier, en signe de protestation contre les magouilles hautement fomentées de toutes pièces en vue d’aboutir à la formation d’un Conseil Electoral Permanent d’exclusion ; le sénateur Moïse Jean Charles a envoyé un signal clair aux grandes puissances impérialistes, telles : les Etats-Unis, la France, le Canada pour leur faire savoir qu’il y avait toujours de grands hommes en Haïti, a-t-il indiqué.

De son côté, le sénateur Andris Riché a abondé dans le même sens, 24 heures après la visite du chef de Cabinet de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton au Sénat haïtien, où elle a publiquement accusé les sénateurs de constituer un facteur de blocage à la situation politique du pays. En réplique, Andris Riché a déclaré haut et fort : « Le Sénat n’a aucun diktat à recevoir de Washington. Si madame Cherry Mills a ses hommes au Sénat, moi, je ne suis pas son homme. »...

Pour sa part, le sénateur, Jean-Baptiste Bien-Aimé s’enchaîne ainsi : « Haïti est un pays souverain, nous n’avons pas d’ordres à recevoir du chef de Cabinet de madame Clinton, » alors que le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul lui, a minimisé les récentes déclarations d’impertinence de madame Cherry Mills, considérées par ses collègues comme de l’ingérence flagrante de la diplomatie américaine dans les affaires politiques internes d’Haïti.

Suite à des tentatives malsaines du président du Sénat d’insérer dans l’ordre du jour la question de la désignation de 3 représentants du pouvoir législatif au Conseil Electoral Permanent et de la proposition du sénateur Steven Benoit de réduire le quorum à 11 sénateurs ; le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, parait-il, entend raison et se plie sur la proposition du groupe des 8 qui a opté pour la formation d’un dernier Conseil Electoral provisoire de consensus.« Sur la question du CEP, certains sénateurs disent qu'ils ne sont pas décidés à participer aux séances tant que ce point [le Conseil Électoral Permanent] ne sera pas retiré de l'ordre du jour ! En même temps, nous sommes conscients, que la Constitution amendée a été publiée et promulguée trop tard, ce qui fait que nous n’avons pas plus que 20 sénateurs. Avec 30, nous avions déjà des problèmes de quorum, alors qu’aujourd'hui nous sommes à 20, le quorum ne peut être que fragile voir très incertain... Il y a une autre voie que nous pouvons explorer pour trouver un consensus national qui soit capable de nous permettre d’arriver à un Conseil Électoral propre à réaliser les élections sénatoriales. Il s’agirait alors, d’un Conseil Électoral Provisoire dans l'esprit de l’amendement.C’est une solution provisoire que nous pouvons faire sur la base d’un consensus, de discussions entre les trois Pouvoirs, c'est une proposition qu'appuieraient 80% des sénateurs...»

Le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune rejette toutes propositions faites par les sénateurs, qu’il s’agisse de la réduction du quorum ou de la formation d’un Conseil Electoral Provisoire. Il demande à ses collègues sénateurs de poursuivre avec la formation d’une commission bicamérale devant analyser les dossiers des personnalités pressenties pour le Conseil Electoral Permanent.« Comme convenu, nous allons constituer une Commission bicamérale de 7 personnes, 3 sénateurs et 4 députés, chargée d'analyser les dossiers de candidatures des 3 représentants au CEP, selon un profil que nous allons publier dans la presse, et elle fera rapport à l’Assemblée nationale afin de désigner les 3 représentants. Les 4 députés qui font partie de cette Commission sont : Jean Acklush Louis Jeune, Bilgot Colas, Guerda B. Benjamin et Sadrac Dieudonné. Nous avons envoyé une correspondance au Sénat et nous savons que le Président du Sénat, le Sénateur Desras s'apprête à faire le choix de 3 sénateurs qui vont siéger sur cette Commission», a-t-il souligné

La proposition de la formation d’un dernier Conseil Electoral Provisoire a été accueillie favorablement par la classe politique traditionnelle. Le porte-parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), l’ancien député, Harry Marsan a fait savoir que la formation d’un CEP de cette manière est une solution de sagesse qui allait dans le sens de déblocage de la situation au niveau du Sénat. Parce que l’effectif des deux tiers 2/3 parait très difficile à obtenir au Sénat pour aboutir à la formation de Conseil Electoral Permanent.

Le Secrétaire général de la Fusion des Sociaux-Démocrates, l’ex-conseiller électoral, Rosemond Pradel abonde dans le même sens. Selon lui, ce nouveau CEP de consensus sera la seule issue pour débloquer la crise politique. Il n’aurait qu’à organiser les élections pour le renouvellement du tiers 1/3 du Sénat. Ainsi invite t-il la communauté internationale à comprendre que la formation d’un tel Conseil ne peut pas être constituée dans les conditions prévalant actuellement au Sénat de la République. Au Sénat, lors de la dernière séance terminée en queue de poisson, le sénateur Moïse Jean-Charles, l’opposant farouche à tout Conseil Electoral Permanent préfabriqué objecta: « Pas de question de discuter de la formation du Conseil Electoral Permanent. » avant de quitter la salle de séance infirmant ainsi le quorum.

De toutes évidences, la formation d’un Conseil Electoral Permanent, dans la situation actuelle parait quasiment impossible, à moins que les dirigeants du pays se décident à violer une fois de plus la Constitution, comme ils l’ont toujours fait pour plaire à leurs patrons de la Communauté internationale. Après la séance avortée du jeudi 19 juillet dernier, les représentants de la dite communauté internationale ont mis la pression sur des sénateurs pour les forcer à courber devant la décision de la formation du Conseil Electoral Permanent ; mais certains sénateurs résistent et tiennent mordicus à la formation d’un Conseil Electoral Provisoire qui doit organiser les élections pour renouveler le 1/3 du Sénat et les Collectivités Territoriales. Ce Conseil Electoral Provisoire de Consensus doit être constitué selon l’article 289 de la constitution amendée qui stipule : « En attendant l’établissement du Conseil Electoral permanent prévu dans la présente Constitution, le Pouvoir Exécutif met en place un Conseil Electoral Provisoire de neuf membres composé de représentants du secteur public, des partis politiques et des organisations de la société civile. »Donc un Conseil Electoral Provisoire n’est pas inconstitutionnel comme on voudrait le faire comprendre.