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24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intérieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

 

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famille qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizaines de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.


Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabiliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.


Plusieurs bâtiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hôtel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.


Le représentant spécial du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé, alors que son adjoint Da Costa était encore porté disparu mercredi matin.


Situation également compliquée pour la PNH, ce qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont été épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

 

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.


Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes.

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont été  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.


Tous, gens aisés ou démunis sont également confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays déjà fragilisé et mal en point.


Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-journée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des bâtiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres vont bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le président René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (probablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

 

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.


Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aéroport international de Port-au-Prince pour identifier les besoins.


Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une économie déjà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'être si durement frappée.


C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Préval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leur famille