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Nous avons rencontré pour vous aujourd’hui NARMER un artiste qui se veut engagé pour son peuple mettant sa plume au service de la MAAT. Les textes sont à vous couper le souffle marquant ainsi son goût pour la vérité et la justice. Fils de Dieu (Atona) il entend le cri de douleur incessant émanant de son peuple qu’il veut exprimer dans ses chants. Sans détour laissons-le exprimer ses pensées.
Narmer, Un grand hotep !
C’est très difficile de ne pas s’arrêter sur votre site et écouter les chansons qui en disent long sur la situation de notre peuple. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à chanter ?
 
 
 C’est vraiment l’amour de la musique ! J’ai grandi dans un milieu musical où il était impensable de passer une journée sans qu’une belle mélodie vienne caresser mes oreilles : Qu’il s’agisse du Pépé Kalé, Michael Jackson en passant, bien sur, par du rap lourd comme Wu Tang Clan, Noturious big et Snoop Dog.
Mais je m’y suis vraiment investi en 1999 en rappant avec des potes : Havok Mac Coy, Amon, Sady, Spreewell et Idsa, tous issus du même quartier - Pavé neuf. J’ai vraiment beaucoup appris au sein de cette équipe en participant à des spectacles, scènes ouvertes.
En 2000 j’ai intégré un collectif produit par Loudness Prod. Notre groupe était la M.I.S.E composée de quatre rappeurs : Las, Kabbax Ali, Aïzi et Le CX  aka NARMER, donc moi (toujours de Noisy-le-Grand). On a participé à plusieurs scènes comme le Divan du monde, tout cela pour la promotion de la compilation « Les Lascars contre le Sida » dont on a fait partie. Au début je ne faisais que rapper, parfois j’accompagnais sur quelques refrains, puis on a ressenti le manque d’une voix plus douce dans nos sons, c’est là que j’ai commencé à chanter plutôt que rapper et en 2002, je me suis proclamé chanteur de RnB. Tous ces éléments ont contribué à mon envie de chanter.
 C’est bien de chanter, mais de chanter des chansons aussi engagées, est-ce un hasard ou avez-vous eu une révélation ?
J’ai toujours choisi les thèmes de mes textes en rapport avec ce que je vis, ce que je vois et aussi mes rêves.  Aujourd’hui je vois toutes les misères du monde : Je vis, je ressens réellement l’injustice et je rêve que mon peuple vive librement, heureux, en paix. Je me dois donc de dénoncer les coupables, les traîtres et unifier les nôtres avant tout c’est l’essentiel !  Donc chanter des chansons aussi engagées n’est pas un hasard !
 Vos textes sont formidables, est-ce là un signe de maturité par rapport aux autres chanteurs dans ce milieu rap, hip hop ?
Quand j’ai commencé à chanter, je privilégiais le flow, la vibes. Mes thèmes étaient banals : je parlais de soirées, de la cité ou disais que la France est un pays raciste.
Aujourd’hui je me sais plus mature car j’ai tout d’abord fait un travail sur moi même, j’ai étudié mon histoire, celle de mes ancêtres donc de Dieu et la connaissance de soi.
J’ai cherché à comprendre le pourquoi du comment de notre situation actuelle.
Dans une chanson d’ambiance je pourrai faire passer un message fort, engagé comme l’un de mes titres ‘Dans mon club’.
Contrairement à moi, les autres rappeurs disent des choses que tout le monde sait déjà. Ils revendiquent tellement le ghetto, l’argent, les flingues, les putes que l’image de la femme noire en ressort dégradée. Ils divisent les leurs et sont prêts à tuer leur peuple pour de l’argent. Ils ne font pas avancer les mentalités : cela est très destructeur.
Avez-vous un domaine de prédilection dans la musique ? Comment vous qualifieriez-vous en tant que chanteur (genre musical) ?
Je suis auteur, compositeur et chanteur. Je me qualifierai comme éclectique car j’aime la musique dans sa globalité. Je pourrai chanter tous les genres musicaux, MON BUT ETANT TOUJOURS DE TOUCHER LE PLUS DE SŒURS ET DE FRERES.
Lorsque l’on écoute les paroles de vos chansons, on sent là un engagement politique ; est-ce bien le cas ?
Dans ce pays, quand on dit des vérités sur un système qui massacre des peuples, des familles, des individus, on devient politicien. Dans ce pays, quand on dénonce les coupables on devient politicien. Moi je dis juste la vérité mais si cela veut dire être politicien, alors je le suis effectivement et je m’engagerai encore et encore.
Quelles sont vos sources d’inspiration ? spirituelle(s) ? culturelle(s) ?
ATONA(Dieu), l’amour des miens, de ma famille, de mes ancêtres, voilà mes sources d’inspiration. C’est le plaisir de partager ce que je sais, le plaisir de produire de la bonne musique. Mais c’est aussi la haine, les moments de tristesse, de déception… la vie simplement.
Tout cela est lié à ma culture, la famille est très importante pour mon peuple et nous n’accepterons pas de mensonge car c’est une cause de destruction. Dans la musique c’est pareil, mon peuple, ma famille ont grandi dans le mensonge, il est maintenant temps qu’il sache la vérité.
 Comment vivez-vous la négrophobie ou le racisme en France actuellement ?
Le racisme en France est présent, je l’ai ressenti dès le plus jeune âge. Tout d’abord en maternelle, pourtant nous n’étions encore que des enfants et un « camarade » de classe m’a dit un jour : ’tu es noir c’est dégueulasse !’, il est clair que ce sont ses parents qui lui ont inculqué ces valeurs.
Autre exemple : au collège, les cours d’histoire sont vides de sens, nous considérant comme une race qui n’a jamais rien fait, une race inférieure. C’est du racisme ! Surtout quand on sait que ce sont nos ancêtres KEMITE qui ont apporté la civilisation, les mathématiques, la science, la spiritualité au monde entier.
Dans les cités, on côtoie le racisme constamment lorsque la police te contrôle 5 fois dans la même journée sans aucune raison. Aujourd’hui je le ressens plus encore maintenant qu’un président comme Sarkozy est élu, car certains peuvent vraiment crier haut et fort qu’ils sont racistes.
Quels sont vos projets ?
Je travaille, je travaille… soyez patients. Des compilations arriveront courant 2008.
Avez-vous déjà un album en préparation ?
Mon album arrivera et vous serez les premiers au courant. Sortir un album pour sortir un album ne m’intéresse pas, je veux vraiment faire les choses bien : prendre mon temps, avoir l’équipe vraiment au complet pour sortir un album en béton.
Comment peut-on se procurer vos chansons ? Où ?
Pour l’instant mes sons sont à écouter sur mon myspace : http://www.myspace.com/narmerofficial. Ils seront bientôt téléchargeables. Les choses sont en train de se mettre en place.

Une chanson intitulée Diaspora, quel est donc votre point de vue sur la diaspora en France ?
La diaspora en France est le symbole de la libération du continent. Quand je vois beaucoup de frères et de sœurs s’organiser pour faire avancer les choses comme le MDI (Mouvement des Damnés de l’Impérialisme) ou SHOMARI, cela me fait chaud au cœur et le pire est qu’il y en a de plus en plus (rires). C’est pour cela que je dis que 'la diaspora se réveille', elle fait peur à l’impérialiste sioniste.
Certaines de vos chansons parlent de l’Histoire, car vous utilisez le terme « kémite », quel est le ma plume au service de la MAATsens de ce terme pour vous et/ou pour tout le monde ?
A force d’utiliser ce mot, les frères et sœurs m’interrogent sur le sens que je lui donne.
Je leur réponds simplement que KEMITE est le nom que nos ancêtres utilisaient pour se qualifier. Un KEMITE c’est l’original, la fierté de soi, un noir avec une histoire bien définie, une spiritualité liée au Créateur et ses ancêtres, et une terre mère KEMET qui est le vrai nom de l’Afrique.
Il est important de récupérer nos identités pour avancer, il est important de zapper tous ces mots, ces noms d’esclave pour avancer, il est important de reprendre nos vraies valeurs qui nous ont rendus si fiers, si respectables.
Vous parlez aussi des femmes, j’imagine que vous les aimez les femmes, quelle est  la place de la femme kémite selon vous ?
Les femmes sont nos moitiés, le pilier de la famille, le pilier de tout un peuple car c’est la femme qui transmet les bases de la vie, les bases spirituelles. Elle est importante à mes yeux, la femme KEMITE est la plus belle des créatures que Dieu a créées. Je suis fier de le dire et je pousse les sœurs à être fières d’elles mêmes, de leur couleur, de leur force, de leur histoire. Ne soyez plus complexées, ne prenez plus comme référence des femmes qui ont vendu leur corps, leur âme au diable. A KEMET (car c’est ma référence), la femme a toujours eu une place centrale dans la civilisation. Elle était prêtresse, enseignante. Elle était reine, dirigeait les siens. Elle était aussi guerrière. J’ai un titre intitulé 'Le retour de nos reines' actuellement sur mon myspace où je parle de nos sœurs.
Vous sentez-vous représenté dans les milieux associatifs en France ? Si oui, le(s)quel(s) ?

(Rires) En France les seules associations qui nous représentent sont celles que nous créons nous mêmes. Est-ce que S.O.S Racisme nous représente ? (Rires) Une association qui n’est jamais présente quand on se fait attaquer par ce système sioniste ? C’est normal vu que ce sont leurs patrons… et j’en passe.

 

 

Que voulez-vous faire passer comme message pour conclure cette interview ?
Je voulais juste passer le big up à tous ceux qui se battent pour que leur peuple se libère de cette mafia sioniste.
Que tu sois Kemite, Blanc, Arabe, Asiatique ou autre, à bientôt sur le terrain car c’est là où tout se passe !
Restez à l’écoute sur mon myspace car de la bombe arrive encore et toujours!!!
 
Merci à vous KAMAYITI