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I. DISCOURS PRODROMIQUE

Pour ce nouvel article, il nous a parut intéressant de nous pencher très sérieusement sur une idéologie, une philosophie, un concept qui a la prétention de se présenter au monde comme LA solution pour extirper notre peuple de sa situation calamiteuse! Aussi nous sommes nous attachés à démonter brique par brique cette construction, cette supercherie idéologique!

 

II. VIVISECTION D'UN CORPS MALADE

L'afrocentricité est un concept formalisé dans les années 1980 par le professeur Molefi Kete Asante, chef du département des etudes africaines au Temple University [université d'origine chrétienne] à Philadelphie, USA.

L'auteur de ce concept fumeux reconnait lui-même lors de la conférence sur l'afrocentricité, tenue les 29 et 30 juillet 2005 au Centre Internationale de Conférences à Cotonou, que la culture africaine est un leurre: "Je commencerai ma présentation en faisant une remarque évidente: il n’existe pas de vraie nation africaine (...)" [Moléfi Kete Asanté, Conférence sur l'afrocentricité, 29-30 Juillet 2005, CIC de Cotonou).

C'est pourtant le même personnage qui lance la déclaration suivante "(...) les Africains et Africaines doivent s’atteler, de façon déterminée, à renaître à eux-mêmes, et cette résurgence doit s’appuyer sur les fondements africains classiques".

Donc si l'on comprend bien, la culture africaine, et partant son excipient que sont les Africains et les Africaines, n'existent pas, mais il faut que cette culture [africaine] ainsi que les Africains et Africaines renaissent d'eux-mêmes. Logique!

S'il est vrai que les guignols afrocentristes ou afrocentriques, c'est selon, soulèvent une question fondamentale qu'est celle de nôtre identité véritable, ils se fourvoient dans la réponse apportée. Les Afrocentristes condamnent à juste titre les agressions multiples dont nôtre peuple fut victime. Ils nous recommandent de revenir à nos racines, à nos humanités classiques. Ce qui est la moindre des choses!

Le Professeur Asante comme son collègue, le profeseur Karenga, insistent, avec force raison, sur l'obligation de maitriser le langage, le verbe et par extension l'auto-définition. Un peuple est libre quand il se libère du langage impérialiste, du langage qui l'oppresse, l'opprime, l'emprisonne. En ce sens, tout peuple doit auto-définir son identité. Chaque peuple a son identité propre, il n'appartient à personne de nous définir en dehors de nous-même.

Ces prétendus intellectuels qui nous qualifient d'"Africains" ne violent-ils pas eux-mêmes le principe fondateur de leur philosophie? Nôs ancêtres s'appellaient-ils "Africains"? Se sont-ils déjà un jour, une heure, une minute ou même une seconde appelés "africains"? Existent-ils des textes, des contes, ou même une archéologie ayant gardé trace de cette dénomination [le mot "africain"]? Au XIXème, XVIIIème, XIIIème...Ier siècles avant et/ou après l'ère chétienne, est-ce que nos Ancêtres se sont qualifiés d'"Africains"? Le mot même d''"africain" appartient-il à notre champ lexical? Sans sourciller nous pouvons répondre par la négative à toutes ces questions, car "Afrique" vient du terme "Ifriqya" qui est la dénomination d'une tribu berbère ayant colinisé ce qu'on appelle aujourd'hui la Tunisie. Cette dénomination a été étendue, par la suite, par l'administration romaine à toute la province!

 

Sommes-nous berbères? Tunisiens? Romains? Alors pourquoi nous définir comme tel? Pouquoi parler d'afro-centricité? Pouquoi nous centrer sur une identité berbère? Comment re-naitre "africain" quand on ne l'a jamais été? Même si l'on avait la faculté de metensomatose, cela serait illogique, car comment se définir dans les termes de l'Autre, dans le corps de l'Autre?

D'entrée de jeu le pro-jet afrocentrique échoue à la re-naissance identitaire, car il confine au mépris de soi, à l'incohérence. L'on devrait davantage parler d'affreux-centricité tant ce pro-jet est détestable!

D'aucuns me diront que l'afrocentricité incite au retour à Kemet. Oui mais alors pourquoi parler d'afrocentricité? Pourquoi ne pas parler dans ce cas de kemetocentricité? Un détail me dîtes-vous? Mais les chantres de l'affreuxcentricité postulent la primordialité du Verbe, l'importance radicale du langage. Karenga parle d'Autodétermination à travers son principe de  Kujichagulia [un de ses nguzo saba]. Asante consacre un chapitre sur l'importance cardinale du langage dans la "holy bible" de l'afrocentricité (cf. L'Afrocentricité, Molefi Kete Asante, chap. II, pp 65-70, ed. Menaibuc)! Ama Mazama dédie deux paragraphes là-dessus (cf.L'impératif afrocentrique, Ama Mazama, pp. 247-253).

Alors de deux choses l'une: soit le langage est important et dans ce cas il leur faut rompre avec les approximations afrfreuxcentriques, ou soit le langage n'est pas important et dans ce cas l'on ne comprend pas pourquoi ces laudateurs de l'afrocentricité sont aussi pointilleux sur cette question! Schizophrénie quand tu nous tiens!

Nous disions donc que le pro-jet affreuxcentrique échoue, car empêtré dans des paradoxes, des apories immarescibles! L'injection de la schizophrénie dans cette philosophie conchie toute possibilité de pureté ma'âtique. La ma'ât interdisant toute coaslescence avec isefet, par conséquent l'idéal mélangiste de l'afrocentricté est à proscrire.

Comment expliquer que l'afrocentricité puisse à la fois idolâtrer Marcus Garvey et son UNIA et une vermine comme W.E.B DuBois et l'horrible objectif intégrationiste de sa NAACP (cf. L'Afrocentricité, Molefi Kete Asante, pp. 25-29 et pp. 35-40, ed. menaibuc)? Les intégrationistes de la NAACP, contrôlés par une mafia sioniste, ont trainé l'Honorable Marcus Garvey devant les tribunaux sionistes, ont été la cause de son incarcération, sont les principaux responsables de sa chute, de son exil, de l'echec de son glorieux projet de rappatriement!

Les parangons de l'idéologie affreuse-centrique rattachent la Négritude d'un Senghor à la leur courant de pensée en tant qu'héritage (cf.  L'impératif afrocentrique, Ama Mazama, pp 230-236, ed. Menaibuc). Dans le même temps, elle se dit également héritière de Cheick Anta Diop (cf. L'Afrocentricité, Molefi Kete Asante, pp. 47-48, ed. menaibuc; L'impératif afrocentrique, Ama Mazama, pp. 240-246, ed. menaibuc). Curieuse liaison entre Cheick Anta Diop et son bourreau Léopold Sédar Senghor! Qu'on ne me dise pas qu'ils [les affreux-centriques] ignorent que Senghor était un laquais du sionisme français, qui s'est, par ailleurs, illustré dans l'emprisonnement de Cheick Anta Diop, entre autres!

Comment peut-elle [l'affreuse idéologie] à la fois associer la Nation of Islam de l'Honorable Ministre Louis Farrakhan à une personne aussi répugnante et moralement abjecte qu'est la lesbienne Angela Davis? Entre un homme qui a voué sa vie entière à son peuple, aussi bien dans la Diaspora que sur le Continent, et une lesbienne, marxiste, sioniste, grande défenseure de la décadence morale (lesbianisme, homosexualité, bisexualité, transexualité) peut-on encore avancer un rapprochement sans tomber l'insane, dans l'obscène?

Quelle est cette idéologie censée sauver nôtre peuple en déshérence, alors qu'elle montre son incapacité totale dans le diagnostique de nôtre mal? A aucun moment, ni sous la plume d'Ama Mazama ni de Molefi Keta Asante et encore moins sous celle des plumitifs ralliés à la cause, l'on ne fait mention du sionisme. Sankara criait "le sionisme, à bas!", Mohamed Ali vomissait le sionisme, L'Honorable Marcus Garvey abhorrait les sionistes, l'Honorable Ministre Louis Farrakhan combattait et combat le sionisme...Les afrocentristes, remarquables de mutisme, sont silencieux face à la racine même de nôtre mal. Y-a-t-il un lien de cause à effet dans le fait que les afrocentristes ne soient jamais attaqués par les sionistes, et soient si à l'aise dans des institutions ennemis (temple university, école des mines, etc.)?

Les sionistes ont combattu l'Honorable Marcus Garvey, l'Honorable Louis Farrakhan, l'Honorable Thomas Sankara, et laissent tranquilles les afrocenristes? Pourquoi? Peut-on entrer en guerre contre un système et se faire récompenser par ce même système? La Kawaïda du Pr Ron Karenga avec sa célébration de la Kwanzaa a reçu un soutien fort chaleureux de Georges Bush. Bill Clinton allant jusqu'à autoriser un timbre en l'honneur de la Kwanzaa! Peut-on rêver meilleur adoubement de la part des sionistes? Et pourtant la Kawaïda est revendiquée de façon ostentatoire voire incantatoire par les tenants de l'afrocentricité (cf L'Afrocentricité, Molefi Kete Asante, pp. 43-46, ed. menaibuc; L'Impératif afrocentrique, Ama Mazama, pp.236-239, ed. menaibuc).

Le verbiage semble marqué cette tendance idéologique. Nous attendons, aussi bien de l'autre côté de l'Atlantique, de l'océan indien, du Pacifique, d'Afrique que d'Europe les hommes et femmes politiques susceptibles de galvaniser les troupes et porter au coeur de la Cité le grand pro-jet afrocentrique. Car pour l'heure, cette mouvance court effectivement les galéries d'arts (pour leucodermes), les colloques inutiles, les conférences méconnues, les obscurs salles d'african studies. L'on attend toujours que l'afrocentricité infléchisse, ne serait-ce que sensiblement, la vie de nos frères et soeurs de la rue. Cette "galaxie" se rêve immense, alors qu'elle n'est réduite qu'à un cénacle de rats de bibliothèque très loin des préoccupations de la rue. Raison pour laquelle jamais aucun homme ou femme d'action ne sortira des rangs de cette école d'inaction. Là où l'UNIA, la Nation of Islam ou encore GKS prônent la responsabilisation des nôtres, les Inactifs afrreux-centriques se contentent des ambiances feutrées des salons privés, de la gustation sirupeux jus de papayes dans des bars hypes, ou des bavardages dans de vétustes salles de cours.

D'un point de vue purement philosophique et plus précisément théologique, la miscellanée règne sans partage dans l'univers afrocentrique. A l'image des MRCD (Manifestations Religieuses Continentales et Diasporiques) qui se sont lamentablement vautrées dans un putride syncrétisme religieux marqué par la cuccule, la chéchia ou la kippa; la vision théologique afrocentrique sollicite toutes les déviationismes possibles: se référant aux cultes yoruba, dogons, vodou santéria, candomblé, etc. Finalement l'affidé ne sait même plus comment appeler Dieu. J'entends déjà leurs maugrééments: "Tu dis n'importe quoi! Les cultes africains ne sont pas des déviations, ils renvoient tous à Kemet. Et c'est à cause de l'esclavage et de la colonisation que les "ancêtres" ont intégré des éléments des religions sémites pour camoufler "nôtre" religion, car il était interdit aux Noirs de pratiquer leur religion". Comment ne pas s'étouffer dans son rire quand on entend de telles inepties?

Ah, bon? Le fait d'intégrer des éléments sémites aurait permis aux nègres de camoufler ces dites "religions" africaines? Vous voulez faire avaler ça à qui? Parce que le prêtre catholique qui voit des poulets égorgés à même le sol, des personnes en état de transe, etc. aurait été incapable de comprendre qu'il n'y a là rien de commun entre ces syncrétismes et la liturgie romaine? Le fait d'adopter des noms chrétiens tout en gardant des pratiques animistes, selon vous, suffirait à tromper la vigilance des prêtres ou des imams? S'ils ont lancé des guerres jihadiques, des croisades contre ce qu'ils considéraient comme idées hérétiques, alors que ces tendances religieuses relevaient de leur matrice sémitocenrée, que pensez-vous donc qu'ils firent face à des cultes vodou, mbwti, dogons, etc?

La vérité c'est que toutes ces pseudo-religions (bwiti, vodou, santéria, etc.) ne sont que des déchets face à la pureté originelle, face à la pureté kémite. Devant le tribunal d'Ausar, le défunt doit déclarer quatre fois "je suis pur". Les prophètes péccamineux de l'afrocentricité qui drainent la jeunesse vers ces impuretés sont-ils prêts à assumer la lourde responsabilité qui est la leur quant à l'exhaltation de l'impiété? Peut-on parler de renaissance kémite quand l'enseignement d'Ausar(Osiris) et d'Aset(Isis) est foulé au pied?

Djéhutymesu III, Hatshepsut, Akhenatona, Ramesu II, Nefertiti...pratiquaient-ils le vodou, le bwiti, le santéria ou s'en tenaient-ils aux enseignements ma'âtiques?

Quand on parle de retour spirituelle aux origines, fait-on allusion à Kemet ou à ces déviationismes acédiennes?

Rien d'étonnant à voir des escrocs, tels les Mézépo, faire leur beurre sur le dos de l'engeance aliénée (cf. http://pierre-nillon.com/affaire_mezepo_menaibuc.htm). Rien d'étonnant à voir ces mêmes afficionados de l'affreux-centricité fréquemment cités dans des histoires de harcelèments sexuels à la suite d'un Ron Karenga, épinglé en 1971 pour actes de torture sur deux soeurs de son organisation. Comment s'étonner de voir un Jean Phillipe Omotunde plagier les cours de son ancien professur (Pr Coovi-Gomez) et en faire des livres bourrés de fautes et d'erreurs? N'abordons même pas les accointances pour ne pa dire les amitiés avec l'ultra-sioniste et probable futur président du FMI, qu'est Dominique Strauss-Kahn! Encore moins besoin d'aborder la question de l'intelligence avec l'ennemi via les organes comme les RG!

Nous le voyons bien, afrocentricité rime avec purulence, avec effluves d'égoût, avec iséfétisme effréné, souillure sycophantique.

D'un côté les afrocentristes, risées de tous, n'existant que par oposition à l'eurocentrisme et de l'autre, à plus de 3000 noun d'eux, les Kémites (hommes et femmes dignes). D'un côté des escrocs, des vendus, des traitres, des mécréants, des blasphémateurs, des espions, des délateurs, des inactifs, ds plagiaires, des voleurs, de l'autre des shemsou ma'ât, des Atoniens, des hommes et des femmes conformes à la Ma'ât. D'un côté des éternels étudiants qui passent leur temps à palabrer sur les Kémites, de l'autre, tout simplement des Kémites. Est-ce en passant sa vie entière sur les bancs des colloques que l'on affirme sa francité, son arabité, sa judaïté, etc. ou est-ce en vivant cette francité, cet arabité, cette judaïté?

 

Nul besoin de s'appeler Imhotep ou Ptahhotep pour répondre à cette question!

 

http://maatworld.blog.fr/2007/07/19/afrocentricite_ou_affreuxcentricite~2665105