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Pretoria, Afrique du Sud - Un enseignant de l'Université d'Afrique du Sud, basée à Pretoria, a accusé l'agenda imposé par ceux qui dirigent le monde d'être un frein à la vision et la mission de la renaissance africaine. Le Pr Shadrack Gutto de l'Institut pour les études sur la renaissance africaine de l'Université d'Afrique du Sud (UNISA) a cependant indiqué que l'esprit et la résistance de l'Afrique étaient intacts, en soulignant que les efforts en faveur de la connectivité et l'intégration intra-africaines gagnaient de l'ampleur.

M. Gutto a estimé que depuis qu'il s'était débarrassé du pouvoir colonial, le continent était passé par une période de progrès mais également par une période de sous-développement néo-colonial, de dictature, de conflits armés alimentés par l'étranger et de régimes corrompus.

Il a souligné que pour réaliser la renaissance africaine et contribuer véritablement à une Mondialisation juste et équitable, il était impératif de repenser 'la gouvernance démocratique' à tous les niveaux de la société, ainsi qu'au niveau local, national, sous-régional et international.

M. Gutto s'exprimait lors de la conférence sur la renaissance africaine, qui se tient à Pretoria, en Afrique du Sud, où il a présenté une communication sur le thème 'Mondialisation, Renaissance africaine et Gouvernance démocratique'.

Il a cité l'ONU et ses organes et agences, ainsi que des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, la FIFA et la Cour pénale internationale (CPI) comme des institutions internationales n'étant pas démocratiques.

'C'est là que se trouvent les raisons de repenser la situation. En repensant la situation et les institutions internationales de gouvernance, nous devons commencer par celles qui sont tout à fait anti-démocratiques', a affirmé M. Gutto.

Ce qu'il faut comprendre est que des institutions mondiales comme le FMI et la Banque mondiale se sont révélées être des instruments utiles pour les Etats puissants et les entreprises privées et qu'elles ne vont pas disparaître ou limiter leurs rôles établis qui créent des conditions dans le monde qui profitent à ceux qui les contrôlent', a-t-il noté.

'A chaque fois qu'ils sont dénoncés et critiqués, le FMI et la Banque mondiale se contentent de changer de langage et de réinventer des stratégies de renforcement des inégalités mondiales entre les riches et puissants, d'une part et le monde des pauvres qu'ils saignent à blanc, d'autre part', selon le professeur d'université.

Il a plaidé en faveur d'une compréhension historique critique de la Mondialisation et pour que la vision et les aspirations de la renaissance africaine soient placées au centre de changements fondamentaux et pour la quête d'un nouveau paradigme de la Mondialisation basé sur une véritable justice et une répartition équitable du pouvoir dans les sphères politiques, économiques et sociales à travers tous les peuples et les régions du monde.

Le conférence de deux jours qui doit prendre fin ce vendredi a pour objectif d'élargir et d'approfondir le débat sur la renaissance africaine à travers des thèmes tels que: 'Le rôle de la science et de la technologie dans le développement de l'Afrique' et 'L'autonomisation des femmes et le développement en Afrique'; 'L'Afrique et le discours de la Mondialisation'; 'Les institutions et cadres de gouvernance traditionnelle en Afrique et leurs contributions à la démocratie' et 'Les systèmes de connaissance locaux, rôle des langues africaines dans le développement de l'Afrique'.

La conférence, qui réunit des universitaires et des professionnels, entre autre, est organisée par l'Académie africaine des langues de l'Union africaine, en collaboration avec l'Institut pour les études sur la renaissance africaine, de l'Université d'Afrique du Sud (UNISA) et l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA).

Pana 02/10/2011
http://www.afriquejet.com/afrique-loccident-empeche-la-renaissance-africaine-2011100223825.html