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La résistance ivoirienne appelle les Africains à former un front unique contre l’impérialisme français.

Les travaux du colloque international sur la problématique du patriotisme en Côte d’Ivoire se sont ouverts hier au Palais de la Culture de Treichville en présence de la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, marraine de ce forum. Tous les intervenants à la cérémonie d’ouverture ont appelé de toutes leurs forces à une union sacrée de tous les patriotes africains pour faire face au néocolonialisme français.

“Pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire, il faut que l’Afrique crie la vérité ivoirienne. Nous ne comptons pas sur les Européens ; nous ne comptons pas sur les Américains ; nous ne comptons pas sur les Asiatiques. Mais nous avons le droit de compter sur l’Afrique”.


Hier, à la tribune du colloque international sur le patriotisme africain et de façon plus précise sur la problématique du patriotisme ivoirien, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a appelé les peuples africains dans leur ensemble à se montrer solidaires de la lutte des patriotes ivoiriens qui refusent la re-colonisation de leur pays et se battent depuis plus de trois contre l’occupant français pour avoir le droit à l’autodétermination reconnue à tout peuple. Pour Mme Gbagbo, cette solidarité que les Africains doivent manifester vis-à-vis des patriotes ivoiriens est d’autant plus importante qu’il y va de la sécurité de la Côte d’Ivoire, mais aussi des autres pays africains, y compris ceux qui ont déjà connu les guerres de libération. C’est que, pour la présidente du groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI, socialiste au pouvoir), la question qui se pose aujourd’hui dans ce pays est de savoir si les Ivoiriens ont le droit d’avoir une portion de terre à eux, pour eux et pour leurs descendances? Portion de terre sur laquelle ils peuvent établir à leur tête un des leurs et non un étranger comme le prescrivent les saintes écritures, et où ils peuvent établir des lois qu’ils respectent. “Le peuple ivoirien doit-il être un peuple singulier qui n’a pas le droit d’élever sur lui, qui n’a pas droit au respect”, s’est-elle interrogé. Pour Mme Gbagbo, dans un tel contexte, toutes les personnalités venues de l’extérieur ne viennent pas aider les ivoiriens à trouver des réponses à ces questions parce que les patriotes ivoiriens ont déjà les réponses. Ils doivent, de l’avis de l’oratrice, aider à entendre la voix des résistants ivoiriens. Parce que, insistera l’épouse du chef de l’Etat, “le sang des patriotes versé en Côte d’Ivoire crie vengeance comme le sang d’Abel” dans la Bible.
Le ministre Lazare Koffi Koffi, dans la même veine, a appelé à la constitution d’une internationale patriotique pour faire front devant le néocolonialisme français. Pour l’ancien ministre de la Jeunesse, face au capitalisme triomphant, l’Amérique latine a répondu par des révolutions progressistes, le Moyen-Orient par la violence sur fond religieux et la Côte d’Ivoire par la résistance patriotique. Une expérience qui doit être adoptée par toute l’Afrique si elle veut se donner une petite chance de peser sur le monde de demain.


Le président du Conseil économique et social, Laurent Dona Fologo, président de la cérémonie, dans son style à lui, a fait un témoignage éloquent, sur le caractère historique de la résistance ivoirienne qui doit déboucher sur la vraie indépendance de la Côte d’Ivoire, c’est-à-dire l’indépendance économique. Citant le président Félix Houphouet-Boigny, le président Fologo a dit que ce dernier leur disait souvent que ses camarades et lui avaient obtenu l’indépendance politique, mais que c’était une indépendance nominale et que le temps viendrait où les Ivoiriens se battraient pour leur indépendance économique. “Nous ne savions pas que le capitaine de ce combat s’appellerait Laurent Gbagbo” , a commenté l’enfant de Péguékaha dans un tonnerre d’applaudissements. L’ancien secrétaire général du PDCI s’est dit surpris par le mépris et la méchanceté gratuite de ceux qui attaquent la Côte d’Ivoire. Il s’est dit étonné que des gens pensants vilipendent la jeunesse ivoirienne alors qu’elle représente plus de 60% de la population. Sur la diabolisation de cette jeunesse combattante, le président du Conseil économique et social a là aussi marqué sa surprise. Parce que,pour lui, chaque fois que la jeunesse ivoirienne s’est retrouvée dans la rue, c’est à la suite d’une provocation grossière de la part de la France. Comme ce fut le cas après la conférence de Kléber où les rebelles ont déclaré avoir obtenu les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ce fut le cas quand l’armée française a détruit, dans une précipitation jamais vue dans le monde, toute la flotte aérienne ivoirienne. Ce fut enfin le cas quand, dans une quasi folie, le fameux Groupe de travail international a voulu dissoudre l’Assemblée nationale. Vu tout ce qu’il a cité, le président Fologo a lui aussi demandé aux participants au colloque de faire savoir la vérité à l’extérieur pour que les vraies victimes que sont les Ivoiriens qui aiment leur pays ne soient pas toujours présentées comme les bourreaux. Avant toutes ces plaidoiries, le président de l’ONG-Phénix Côte d’Ivoire, Didier Niamkey a souhaité la bienvenue à tous les participants et a souhaité qu’ils aident les Ivoiriens à ne plus être complexés dans la défense de leur patrie.


Après toutes ces allocutions pleine d’enseignements, l’ambassadeur de l’Angola en Côte d’Ivoire, Carlos Belli-Bello qui se présente comme un militant de la révolution africaine, a prononcé la conférence inaugurale sur le thème “les souverainetés nationales face aux impérialismes émergents”. Dans une communication magistrale, l’ancien compagnon d’Agostino Néto a dit que les Etats africains doivent se battre contre les échanges inégaux qui sont aujourd’hui les armes entre les mains des impérialistes pour perpétuer leur domination sur les nouvelles nations africaines. Parce que, pour l’ambassadeur Belli-Bello, l’impérialisme n’a fait que changer de visage, il n’a pas cessé. C’est pourquoi il conseille aux Africains de se battre pour leur souveraineté. C’est-à-dire pour être maîtres de leur destin et avoir le droit de diversifier leurs partenaires économiques. Et cela ne peut se faire, que selon lui, si les Etats africains se débarrassent du complexe de petites nations. Et refusent l’occupation de leur pays par des armées étrangères. Le professeur Dedy Séry, lui a prononcé la première communication du colloque. Répondant à la question de savoir si le patriotisme signifiait ultra-nationalisme, vandalisme, chauvinisme, xénophobie ou exclusionnisme, le conférencier a dit non. Pour lui, le patriotisme est consubstantiel à tout être vivant. De sorte que le patriotisme qui n’est autre que l’instinct de survie précède le nationalisme. Il en a donc déduit que la diabolisation des patriotes ivoiriens par la France procède d’une manœuvre d’intimidation. Pour faire face à cette diabolisation le Pr. Séry propose une “panthérapie du complexe d’infériorité” dont sont victimes les patriotes ivoiriens. Une opération de salut public qui passe par le changement de nom de la Côte d’Ivoire, l’instauration d’une deuxième langue officielle pour sortir les Ivoiriens de la domination spirituelle française. Les débats continuent aujourd’hui à la salle Christian Lattier du palais et ils promettent.




SOURCE : NotreVoie

Guillaume T. Gbato

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