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MÉPRIS !

Dans l’entretien du 11 janvier 2015 qu’il a accordé à FRANCE24 et RFI (vidéo 11.12) le président de la République gabonaise répond à une question du journaliste Alain FOKA relative à son parc automobile. Le journaliste lui demande s’il est avéré qu’il fermerait le principal aéroport du pays pour pouvoir faire rouler ses voitures. Voici la réponse du chef de l’État : « On me prend pour qui ? – il y a quand même des remarques teintées de racisme là-dedans. Que ce sont ces pauvres Africains qui font n’importe quoi. On n’irait jamais imaginer qu’un dirigeant puisse aller fermer un aéroport pour pouvoir faire rouler ses voitures mais quand il s’agit d’Africains, on ne se gêne pas… Ce genre de petites remarques qui sont un peu teintées de racisme, je vous prie M. Foka, de dire à vos amis que ce sont des procédés qui sont un peu bas et qui ne les honorent pas ».

AMATEURISME OU DÉDAIN ?

Il ne croyait pas si bien dire à propos du peu d’égard que l’on accorde aux dirigeants africains. En effet, dans la même journée du 11 janvier 2015. Après la marche républicaine avec tous les autres gouvernants du monde, plus de 50 chefs d’État et de gouvernement, le président gabonais, a accordé un entretien à la chaîne « Télésud », pour apporter personnellement son soutien à ce média et à son personnel.

Mais le « Gérant, Directeur des programmes et Directeur de l’information de « Télésud « n’ a pas trouvé mieux à proposer comme intervieweur du président gabonais, qu’une jeune journaliste, Nidhya Palliakkara, ex-miss météo, non rompue à ce type d’exercice pour poser des questions au président gabonais. Lui-même, Monsieur le « Gérant, Directeur des programmes et Directeur de l’information aurait pu mener cet entretien. Entre dédain et mépris, il s’est probablement estimé « trop important » pour le président gabonais et a donc préféré mettre face à lui une jeune femme certes talentueuse, mais « inexpérimentée« .

ALI BONGO ONDIMBA : LE COBAYE AUX MAINS D’UNE NOVICE

En effet, aurait-on pu faire le même choix et la même chose s’il s’était agi de Mr. François Hollande, président de la France ou encore hier, avec un certain Nicolas Sarkozy ? – Cette journaliste n’a jamais eu, en dehors des conférences de presse publiques, à poser des questions à une personnalité du rang d’Ali Bongo Ondimba. N’y avait-il aucun autre journaliste au sein de la rédaction de Télésud, en dehors du grand patron, suffisamment qualifié pour interviewer le président Ali ?

A-t-elle été choisie pour sa plastique – ce qui constituerait un mépris pour la pauvre journaliste et pour le chef de l’État gabonais ?

ENCÉPHALOGRAMME PLAT DU DÉBUT À LA FIN

Même dans le générique, le grand patron de la chaîne fait l’impasse sur certains de ses collaborateurs directs. Etrange !

Par ailleurs, quand on regarde l’entretien, on a vraiment du mal à aller au bout, les grands gestes et les mots ne suffisent pas. De plus comme le disent en « off » certains membres de l’entourage du chef de l’État gabonais : Tant qu’à servir la soupe, ils auraient pu au moins y mettre les formes…

DÉSINVOLTURE ?

« Se moquer de la main qui vous nourrit et la mordre » : quel exploit du gérant de Télésud ! – Pour info : Le budget alloué mensuellement à cette chaîne par l’Etat Gabonais varie entre 200 000 et 300 000 euros (entre 130 000 000 et 195 000 000 de francs CFA. – Encore plus scandaleux, si on tient compte du fait que cet argent appartient à tous les contribuables gabonais et que ces derniers végètent dans la misère. Manque cruel de dispensaires, d’écoles, de logements, de routes, etc…Ce privilège ne mérite-t-il pas mieux que cette attitude cavalière et profondément irrespectueuse ?

« LA VÉRITÉ FINIT TOUJOURS PAR ÉCLATER »

Depuis quelques semaines, il est mis sur la place publique un grand nombre de manœuvres frauduleuses orchestrées par un homme dont la gestion de Télésud n’a rien à envier à celle des despotes des républiques bananières pas seulement d’Afriques. S’il a très mollement démenti les affirmations parues dans le journal « Jeune Afrique », il n’a jusqu’à ce jour pas osé porter plainte, ou produire un droit de réponse convaincant pour laver ce qu’il lui reste d’honneur et de dignité. Qui ne dit rien consent, nous enseigne la sagesse populaire. Chacun tirera ses propres conclusions.

Une chose me rassure cependant concernant ce dossier, on aurait pu parler d’exagération, de désinformation… Mais avec ce dernier affront en direct au président de la République gabonaise lui-même, le « Gérant, Directeur des programmes et Directeur de l’information de « Télésud » a étalé sur la place cathodique, et avec la plus grande arrogance tout son mépris pour le peuple du Gabon et pour son président. Le « Françafricanisme » nourrit bien son homme. Même quand ce dernier n’a pas la moindre des reconnaissances : « la reconnaissance du ventre« . Voilà pourquoi le « gérant, directeur des programmes et directeur de l’information de Télésud s’accroche comme une sangsue à sa proie.

ANNE MARIE DWORACZEK-BENDOME

http://www.dworaczek-bendome.org