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ce que la justice française lui reproche

 

Le mystère qui entoure jusque là l’arrestation d’un jeune patriote ivoirien à Paris reste entier. Au point que la presse française qui semblait n’accorder aucune importance au sujet a décidé de s’y intéresser.

 

Cela fait deux semaines que le jeune patriote ivoirien, Yapo Assi Innocent dit Kalaï est écroué à Paris. Interpellé à son domicile en banlieue parisienne le 23 janvier dernier, "Kalaï ne sera pas de nouveau entendu par la justice française avant fin février", avait averti maître Carine Bourdier, l'avocate commise d'office et qui a assisté le jeune prévenu, le premier jour de l'instruction.

 

 C'était le jeudi 25 janvier, le jour de son incarcération à la prison parisienne de la santé. Depuis, sa compagne peine à obtenir de la juge d'instruction, un permis de visite. De leur côté, les deux avocats désignés par les proches de Kalaï ont dû batailler fort pour arriver à rencontrer leur client et organiser la défense des juges d'instruction et des avocats; qui ont prétexté du secret d'instruction pour justifier son action; nous avons donc pu en savoir davantage sur les motifs de l'arrestation du jeune patriote. Une source proche du dossier nous a en effet confié ceci : "Le jeune ivoirien aurait appartenu à un groupe de manifestants qui ont pillé et saccagé un Lycée français à Abidjan lors des évènements de novembre 2004… Mais sur les photographies prises sur les lieux, on voit juste un groupe de jeunes manifestants devant plusieurs appartements…On ne sait pas où exactement… Dans tous les cas, ni la police, ni la gendarmerie, encore moins la justice, n'ont de preuves formelles de la participation de votre ami à ces actes… Seulement ils savent qu'il (Kalaï) en sait beaucoup…Et espèrent qu'il parlera ". Et d'ajouter : " C'est d'ailleurs sur plainte du directeur du lycée français, rapatrié en France aux premières heures des évènements, en même temps que plusieurs autres familles françaises vivant en Côte d'Ivoire, qu'une commission rogatoire a été ordonnée par la juge Ducos (affaire civile)…Ce qui est différent de l'enquête de la juge Florence Michon du tribunal aux armées qui s'occupe des affaires militaires telles que le bombardement du camp français de Bouaké".

 

Au moment de l'interpellation déjà, deux des gendarmes qui ont effectué le déplacement du domicile du jeune couple ivoirien disaient revenir d'Abidjan. Dès les premières heures de leur interpellation, il avait été proposé à Kalaï de collaborer en échange d'un titre de séjour. Véritable chantage qui rappelle les cas de IB (l'un des chefs de la rébellion ivoirienne) et Tony Oulai (un déserteur de l'armée ivoirienne), interpellés en France dans le cadre d'une "atteinte à la sûreté de l'État ivoirien", écroués puis relâchés avec en prime, des cartes de séjour. Ce, après avoir été maintenus longtemps à la prison de la santé et utilisés comme appâts; soit pour renouer avec Abidjan, soit pour tenter d'incriminer Laurent sur des sujets comme les évènements de novembre 2004 à Bouaké et Abidjan. Les patriotes ivoiriens résidant en l'Europe se disent "très préoccupés" par l'arrestation de l'un des leurs. Depuis donc l'incarcération à Paris du jeune Yapo Innocent Assi, ils sont nombreux à venir aux nouvelles. Des appels de Londres, Allemagne, Suisse, Autriche, USA, Italie, Belgique…sont enregistrés chaque jour, par le petit comité parisien de soutien à sa cause. Le week-end dernier, ils ont appelé à une mobilisation pour la "libération de leur camarade". Et au dire du président du comité, Pacôme Zégbé, les patriotes ivoiriens veulent se faire entendre lors du prochain sommet France-Afrique (14-17 février à Cannes), surtout en prenant une part active aux manifestations qui rentrent dans le cadre du contre-sommet, à Paris, à Cannes et à Lyon. De son côté, l'ambassade de Côte d'Ivoire en France, qui a reçu ce week-end, la réponse à sa note d'explication auprès du Quai d'Orsay souhaite jouer sa partition. "Maintenant que nous avons la réponse des autorités françaises, nous allons faire ce qui est de droit", nous confiait, S.E.M. Hyacinthe Kouassi.