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La Chine, selon le chef de l’Etat, est un vrai ami de la Côte d’Ivoire. Le samedi dernier, lors de la remise des clefs de l’Hôtel des députés de Yamoussoukro par la Chine, Gbagbo a saisi l’occasion pour passer un savon aux « faux amis de la Côte d’Ivoire ».

La Côte d’Ivoire a de faux amis.
Ce sont, selon le chef de l’Etat, ceux qui ont vilipendé son régime et l’ont lâché pendant cette crise.
Samedi dernier, à Yamoussoukro, lors de la remise des clefs de l’hôtel des députés, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a saisi l’opportunité pour faire des critiques à ces « faux amis ».
« Pendant que certains nous vilipendaient, d’autres nous aidaient.
Nous ne sommes pas seuls.
Nous ne souhaitons pas remplacer un ami par un autre, mais il faut que les amis comprennent qu’un ami, ça ne se vilipende pas.
Un ami, on le soutient, quand il est en difficulté.
Je ne suis pas d’accord avec une telle amitié.
Un ami, on peut ne pas le voir pendant longtemps, mais quand il a des problèmes, on est là.
C’est cela un ami, et je salue la Chine pour cela », a lancé le chef de l’Etat.
La Chine, selon lui, peut compter sur la Côte d’Ivoire, pour être restée dans ce pays, « pour partager les angoisses et la peur du peuple ivoirien ».
A son endroit, le chef de l’Etat n’a pas tari d’hommages.
Rappelant surtout le soutien que la Chine à la Côte d’Ivoire en faisant obstacle aux projets de résolutions français devant le Conseil de sécurité, le chef de l’Etat a fustigé le comportement de la communauté internationale.
« Transmettez à votre président, notre reconnaissance, notre amitié.
Dites-lui que nous ne sommes pas des ingrats en Côte d’Ivoire.
Non seulement comme beaucoup d’autres, vous ne nous avez pas abandonnés parce qu’il y a la crise ; non seulement vous avez pris toujours fait et cause pour nous aux Nations Unies sur la base de notre souveraineté, mais encore vous êtes restés à Yamoussoukro.
Malgré la peur, les angoisses et les bruits, vous n’êtes pas partis, vous êtes restés.
Cela, je ne l’oublie pas », a lancé le chef de l’Etat.
Puis, comme pris de colère, il s’en est pris vertement à tous ceux qui, selon lui, ont laissé tomber son pays parce qu’il était en crise.
« L’une des questions que j’ai posées à des amis qui sont au FMI et à la Banque Mondiale – ils sont venus nous voir pour dire qu’ils suspendent leur collaboration parce qu’il y a la crise –, je leur ai dit, mais voici votre prise de position : vous dites que nous avons raison et que vous condamnez toutes les tentatives de prise du pouvoir par les armes, mais, quand même, vous nous laissez tomber.
Cela veut dire quoi ? Ils m’ont répondu que c’étaient les règles de fonctionnement des Institutions.
Je leur ai dit que c’étaient de mauvaises règles », a fulminé Laurent Gbagbo.
Pour le chef de l’Etat, cette attitude que certains ont eue, suppose qu’ils soutiennent la rébellion.
« Parce que la solidarité internationale doit se manifester aux côtés de celui qui a raison, aux côtés de celui qui est constitutionnel.
Si vous laissez celui qui est constitutionnellement en place et que vous partez, mais c’est comme si vous soutenez la rébellion.
Pourquoi vous partez ? Je suis fier de dire que les Chinois ne sont pas partis.
Ils sont restés avec nous.
Nous avons travaillé.
Monsieur l’Ambassadeur, dites cela à votre président, dites-lui que quand tous ça sera fini, je viendrai encore le saluer », a-t-il lancé à l’officiel chinois.
Gbagbo ajoutera également que, désormais, entre la Chine et la Côte d’Ivoire, « c’est ton pied mon pied ».
S’adressant aux députés qui ont, toutes tendances confondues, effectué le déplacement, le chef de l’Etat a indiqué qu’il ne faut pas s’attendre à un partage des clefs de l’édifice.
Il a dit vouloir réfléchir à une gestion moderne de l’Hôtel.
« Cette maison que vous voyez, on ne va pas vous distribuer les clefs comme ça, pour que vous la foutiez en l’air, pour que l’insalubrité s’installe et qu’on retrouve du kabato, du riz, et que ça sente le pipi partout.
Non, ça ne va pas se passer comme cela ! C’est un hôtel ; il sera géré de façon à rester dans nos mains le plus longtemps possible.
Et puis, il faut réfléchir pour trouver des solutions, parce que ce n’est pas tout le monde qui va dormir ici.
Ceux qui sont à Toumodi, Sinfra, Bouaflé, ceux-là peuvent venir ici, il faut laisser la place à ceux qui viennent de loin, comme ceux de Bondoukou, Bassam », a-t-il proposé.
Face à tous les honneurs faits à son pays, l’Ambassadeur de Chine n’a pas boudé son plaisir.
Son excellence Ma Zhi Xue a dit que la Chine était très fière de compter parmi les amis de la Côte d’Ivoire.
Le diplomate chinois a exprimé la fierté de son pays d’avoir réalisé la Maison des députés, en dépit de la situation socio-politique, et dans les délais.
« La Chine est fière de la Côte d’Ivoire.
La Chine sera avec la Côte d’Ivoire, dans les moments de crise comme dans les périodes d’allégresse, dans une coopération avantageuse.
Nous sommes fiers de la Côte d’Ivoire et restons avec elle », a déclaré l’Ambassadeur Ma Zhie Xue.
L’hôte chinois s’est surtout permis de donner quelques conseils aux acteurs de la crise ivoirienne.
Il leur a demandé « de régler leurs problèmes en famille ».
Les autorités administratives et politiques de Yamoussoukro ont, toutes, exprimé la joie de leur population de voir l’effectivité du transfert de la capitale dans leur cité.
 
Source : http://news.abidjan.net/h/193996.html