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Mbeki.jpgLe président sud-africain Thabo Mbeki est entré en scène dans la résolution de la crise ivoirienne le 8 novembre 2004. C'est ce jour que les militaires français de la force licorne qui, sur instruction personnelle de Jacques Chirac, étaient officiellement entrés en guerre contre la Côte d'Ivoire

depuis le 4 novembre, ont ouvert le feu sur les jeunes ivoiriens manifestant aux mains nues devant l'hôtel ivoire. Le bilan de cette boucherie humaine se passe de commentaire : 64 morts et plus de 3000 blessés. Comme Dieu ne fait rien au hasard, cette situation malheureuse a conforté le président sud-africain dans sa conviction que la Côte d'Ivoire est victime d'une guerre de recolonisation de la part de la France. Ce fut aussi l'occasion pour le successeur de Mandela de découvrir une population ivoirienne mobilisée et déterminée à défendre la souveraineté de son pays au prix de sa vie.

 

Au cours de ce premier voyage, le président Thabo Mbeki a fait une première prise de contact avec les protagonistes de la crise ivoirienne.

 

Quelque semaines après, le président Mbeki est revenu en Côte d'Ivoire où il a séjourné pendant cinq jours, du jeudi 2 au lundi 6 décembre 2004. C'était véritablement le début de sa médiation.

 

Cette visite du président sud-africain a été marqué par l'acceptation par le président Gbagbo d'introduire à l'Assemblée nationale le projet de loi portant modification de la Constitution alors que la Constitution elle-même ne l'autorisait pas en raison de l'occupation d'une partie du territoire national par la rébellion. Le chef de l'Etat avait accepté de faire ce sacrifice parce que, avait-il dit, la médiation de Mbeki était menée avec courtoisie, respect et rigueur. Avant de quitter la Côte d'Ivoire, le président sud-africain, qui ne voulait rien négliger, s'était adressé aux députés à l'Assemblée nationale.

 

Au terme de cette première médiation, le président Thabo Mbeki, en accord avec les protagonistes de la crise, a établi un calendrier qui devrait, dans un délai de trois mois, aboutir au désarmement et à la réunification du pays. Mais ce calendrier n'a pu être exécuté par la faute des rebelles.

 

Mais le président sud-africain ne s'est pas découragé pour autant. Bien au contraire, il a redoublé d'ardeur, déterminé qu'il était à sortir la Côte d'Ivoire des griffes de la France. Ainsi, en avril 2005, il organisait une rencontre entre le président Gbagbo, les chefs de la rébellion Alassane Ouattara, Bédié et Soro Guillaume et le premier ministre d'alors, Seydou Diarra. en Afrique du Sud. Au terme des discussions qui avaient duré cinq jours, un autre calendrier avait été dressé. Les quatre hommes avaient convenu de tout mettre en oeuvre pour que les élections présidentielles aient effectivement lieu à la date du 30 octobre 2005. Pour ce faire, il avait été demandé au président Gbagbo d'user de l'article 48 de la Constitution pour rendre Alassane Ouattara éligible et faire adopter les dernières lois de Marcoussis après y avoir apporté les modifications voulues par les rebelles. En contrepartie, les rebelles devraient immédiatement démarrer le processus du désarmement. Mais , encore une fois, seul le président Gbagbo s'était exécuté.

 

C'est alors qu'exaspéré, le président sud-africain envoie son ministre de la Défense au Conseil de sécurité de l'ONU pour faire le point de sa médiation. Le verdict est sans équivoque. Selon le rapport lu par l'envoyé de Mbeki, seul le président Gbagbo a respecté tous ses engagements. Par conséquent, la rébellion est le seul obstacle au processus de paix. On s'attendait alors que le Conseil de sécurité de l'ONU prenne immédiatement des sanctions à l'endroit des rebelles lorsqu'elle a pris la résolution 1633, qui est aujourd'hui la base de la résolution de la crise.

NOTRE VOIE .

 

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