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Dioncounda Traoré, investi jeudi président intérimaire du Mali, s'est déclaré déterminé à prendre des mesures sévères contre les rebelles touareg et les groupes islamistes armés actifs dans le nord du pays, rapportent jeudi les médias européens.

J'ai conscience d'être président d'un pays en guerre", a déclaré M.Traoré dans un discours prononcé à l'occasion de son investiture au Centre international de conférence de Bamako.

"Nous préférons la paix, mais si la guerre est la seule issue, nous la ferons avec notre armée. Nous serons tous derrière elle", a-t-il assuré.

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Le Mali refuse toute présence militaire étrangère dans son pays, même pour lutter contre le terrorisme, a déclaré le président malien, Amadou Toumani Touré, à la télévision algérienne. Le chef de l'Etat malien a quitté jeudi Alger à l'issue d'une visite officielle de quatre jours en Algérie.

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La réélection ce dimanche 9 octobre du sortant Paul Biya est acquise. En revanche, la mue démocratique du pays des « Lions indomptables » se fait attendre.

L'immobilisme qui tétanise le Cameroun depuis des lustres a toujours été navrant. Il est devenu, en ces temps de bourrasques démocratiques, anachronique. Pas une once de suspense: le président sortant Paul Biya, 78 ans dont 29 aux commandes de ce colosse assoupi et languissant d'Afrique centrale, sera réélu demain dimanche à la faveur d'un scrutin rituel à un seul tour -on n'est jamais trop prudent. Au terme d'une campagne mollassonne, sept millions d'électeurs sont appelés mezza voce à départager 23 candidats. Ou plus exactement à établir le palmarès des faire-valoir du vainqueur.

Simulacre pour un sacre

Le mutique successeur d'Ahmadou Ahidjo, dont il fut le Premier ministre de 1975 à 1982, a su, au fil des décennies, ériger l'inertie et l'apathie en mode de gouvernement. Il administre en intraveineuse à son pays un puissant sédatif, cocktail de clientélisme, de corruption et de répression, relevé d'une pincée d'ethno-régionalisme et d'une bonne dose de mensonge. Pour preuve: l'omerta qui pèse sur la piteuse élimination du Onze national de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football. Les autorités, la "Fédé" et les médias officiels feignent de croire qu'un "repêchage" miraculeux peut encore sauver du naufrage les "Lions indomptables", mathématiquement hors course... Dérisoire, mais symptomatique.

"Une nouvelle mascarade électorale se prépare", note dans un implacable mémo l'association Survie. De fait, Biya ressemble à s'y méprendre au conservateur en chef d'un musée sub-saharien du dévoiement électoral. Un parti-Etat tout puissant -le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC)- qui confisque tous les leviers du pouvoir, une opposition fragmentée, des concurrents cantonnés dans un rôle de figurants, un recours récurent à la fraude. Rien ne manque à la panoplie. Pas même le bricolage constitutionnel qui, en 2008, a permis au "sphinx d'Etoudi" de briguer un troisième mandat; ni l'opération "Epervier", censée étouffer dans ses serres les corrompus, mais qui a pour vocation essentielle de neutraliser les rivaux réels ou supposés. D'ailleurs, s'il a cédé à d'autres la lanterne rouge, le Cameroun figure toujours dans le peloton de queue du classement de Transparency International. Bref, "l'homme-lion" -trouvaille de communicants français en mal d'inspiration- a verrouillé la machine institutionnelle et jeté la clé dans le marigot aux illusions.

Un président intermittent

Un despote à la présence étouffante ? Certes pas. "L'omni-absent" -surnom moins flagorneur- peut passer six mois l'an en Europe. Notamment à Genève, dans sa suite de l'hôtel Intercontinental, ou sur la côte Atlantique, paradis des amateurs de thalasso. En 2009, lui et sa cour pléthorique ont ainsi, au terme d'un séjour de trois semaines, laissé 900000 euros au caissier d'un palace de La Baule. Il y a plus insolite encore: selon des confrères camerounais, voilà vingt ans que le président-chef-de-l'Etat n'a pas mis les pieds à Douala (sud), capitale économique réputée frondeuse. Intermittent du spectacle, Paul Biya ne préside pas. Il règne en monarque distant, avouant benoîtement tout ignorer de certains de ses ministres, à commencer par leur nom.

Si le Sphinx d'ethnie béti, à qui l'on prête une aura énigmatique, reste coi, c'est parfois qu'il n'a rien à dire. Il lui faudrait au demeurant une éloquence étincelante pour défendre son piètre bilan. En dépit d'un pactole pétrolier qui d'ailleurs s'étiole -la production a régressé de moitié en un quart-de-siècle-, le pays, doté d'un réseau routier médiocre, végète au 131e rang de l'indice de développement humain des Nations unies. Il y a pire : selon l'étude menée voilà deux ans par deux chercheurs d'Oxford, plus de la moitié des revenus de l'or noir sont portés disparus. Entre 2000 et 2006, cette étrange évaporation aurait coûté au budget de l'Etat plus de deux milliards d'euros.

Un Camerounais sur quatre sous le seuil de pauvreté

Si la croissance s'avère poussive -3,2% en 2010, soit le taux le plus faible de la sous-région-, il est au moins un chiffre qui progresse : 900000 démunis de plus entre 2001 et 2007. Quant au salaire minimum, il est le plus modique d'Afrique centrale. Un Camerounais sur quatre vivote sous le seuil de pauvreté, fixé à un peu plus d'un euro par jour. Et un sur trois n'a accès ni à l'eau potable, ni à l'électricité. L'autosuffisance agricole n'est plus qu'un lointain souvenir. Yaoundé importe désormais maintes denrées alimentaires, sans pour autant conjurer les risques de pénurie.

Brutalement réprimées, les émeutes urbaines de février 2008 -40 tués selon les autorités, 139 si l'on en croit la société civile locale- doivent au moins autant à la faim et à une sourde révolte sociale qu'à la colère suscitée par l'imposition, évoquée plus haut, d'une constitution taillée sur mesure. Le spectre de la violence flotte d'ailleurs sur cette vaste nation aux vingt millions d'âme. D'autant que l'après-Biya demeure indéchiffrable. Pas de rejeton intronisé, point de dauphin connu. Gare au vertige... Un rapport récent de l'International Crisis Group, ONG connue pour la pertinence de ses analyses, juge crédible le scénario d'une dérive conflictuelle de cette mosaïque travaillée par les crispations identitaires et linguistiques.

Complice, la France ménage un allié si loyal. En vertu, là comme ailleurs, d'une sacro-sainte et illusoire "stabilité". Mais aussi au nom des intérêts économiques de la centaine de filiales d'entreprises françaises établies sur le sol camerounais et des 200 entreprises détenues par des opérateurs bleu-blanc-rouge. Une anecdote parmi cent, relevée par Survie: le patron de la société de chemin de fer Camrail, qui a pour actionnaire majoritaire Bolloré, n'est autre qu'un député RDPC, ancien ministre de Biya. Et tant pis si le pays, lui, reste à quai.

Vincent Hugeux

N.B. : Deux ouvrages récents éclairent l'histoire tourmentée et le paysage politique du Cameroun. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa. (La Découverte 2010). Et Au Cameroun de Paul Biya, par Fanny Pigeaud (Karthala 2011).

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Un lundi noir où malheureusement, du sang humain a coulé. Un acte regrettable qui aurait pu être évité. Faut-il le rappeler, l’opposition guinéenne a décidé de maintenir sa manifestation anti-Dadis, pourtant interdite par les autorités du pays. Bravant donc cette mesure d’interdiction, les leaders des partis politiques et leurs militants se sont retrouvés dans ce fameux stade du 28 septembre, pour non seulement s’opposer à une ‘’probable candidature’’ de l’actuel homme fort de la Guinée, le Capitaine Moussa Dadis Camara à l’élection présidentielle du 30 janvier 2010, mais également exiger son départ du pouvoir.

 Une ‘’provocation’’ à laquelle l’armée a décidé de répondre de façon énergique. La suite, on la connaît. Des morts et des blessés. Les médias occidentaux avancent les chiffres de 157 morts et 1200 blessés. Les autorités guinéennes, elles, parlent de 58 morts. D’ailleurs, vendredi dernier 02 octobre, après la prière de 13 heures, les corps ont été remis aux familles. Si pour certaines personnes, l’opposition a été victime d’une barbarie, beaucoup d’observateurs avertis de la scène politique guinéenne soutiennent que les leaders politiques portent l’entière responsabilité de ce qui est arrivé. De fait, tout le monde le sait, le président Moussa Dadis Camara n’a pas encore annoncé de façon officielle au peuple guinéen, sa candidature à l’élection présidentielle. Jusqu’ici, il lui en est prêté l’intention.

 Ce sont des groupes de personnes issues de la société civile, notamment des jeunes et des femmes, qui se sont levées pour demander au capitaine président d’être candidat aux prochaines élections présidentielles. En vrai patriote comme il se le réclame, Dadis Camara se dit prêt à répondre à l’appel de son peuple, si celui-ci lui fait confiance et fait appel à ses services pour conduire le pays vers de ‘’verts pâturages’’. Mais pour l’instant, il n’en est rien. Il le dit à qui veut l’entendre, que le plus important pour l’instant, c’est de conduire une transition qui devra aboutir à des élections transparentes.

 La probabilité de la candidature du Chef des forces armées guinéennes, n’est donc encore qu’au stade de rumeurs. Mais pour l’opposition, mieux vaut prévenir que guérir. Aussi a-t-elle décidé d’anticiper et d’obliger le capitaine président à garder son treillis. La vérité, c’est que les leaders des partis politiques ont peur de revivre l’ère Conté. Selon ces derniers, feu Lansana Conté avait, à son temps, tenu le même discours dès sa prise de pouvoir, pour ensuite revenir sur sa décision et confisquer le pouvoir pendant 24 ans. A cette raison discutable, s’ajoute une autre. L’ethnie, l’argument politique L’autre carte avancée par les leaders politiques, c’est celle de l’ethnie. Dadis Camara est d’ethnie Guerzé, un peuple de la région forestière faisant partie des ethnies minoritaires dans le pays.

 Les Peulh, les Soussou et les Malinké sont par contre les trois ethnies majoritaires. Pour les militants des partis d’opposition, l’heure est venue pour que les Peulh exercent le pouvoir en Guinée. ‘’Sékou Touré, qui était Malinké a dirigé la Guinée pendant 26 ans. Après lui, ce fut le tour d’un Soussou, Lansana Conté d’exercer le pouvoir durant 24 ans. C’est maintenant au tour des Peulh de gouverner le pays’’, entend-t-on de la bouche des anti-Dadis. Là encore, le chef de l’Etat guinéen ne s’est pas laissé distraire par de tels discours ethnocentriques. Réponse du berger à la bergère : ‘’Il n’ya pas de peuple supérieur à un autre ici en Guinée. Nous sommes tous Guinéens, tous égaux’’, rappelle-t-il à chaque fois.

 Pour tester sa popularité et voir si sa candidature est opportune pour l’avancement de son pays, il est allé dans la région du Fouta-Djalon, le Fouta théocratique comme il aime à le dire, pour rencontrer le peuple Peulh. Un peuple présenté comme hostile à Dadis Camara. Et contrairement à ce qui se raconte à Conakry et sur les chaînes des médias occidentaux, Dadis Camara est très aimé des Peulh. Samedi dernier 26 septembre, il a reçu un accueil chaleureux, digne d’un chef d’Etat dans chacune des villes de la région du Fouta-Djalon. De Kindia à Labé en passant par Mamou, le Capitaine Dadis Camara a été accueilli comme un véritable héros. Les populations sont sorties nombreuses pour l’acclamer.

 Au stade de Labé où il a animé un meeting géant, le Commandant en chef des forces armées guinéennes a appelé tous les peuples du pays à l’union. Cette mobilisation dans le Fouta-Djalon a été en tout cas, un cinglant revers pour les opposants qui jouaient jusque-là carte de son impopularité. Le problème n’étant plus désormais ethnique comme on veut le maintenir dans l’imagerie populaire, les opposants ont alors joué leur va-tout dans le rassemblement du 28 septembre au stade de Conakry. Des manifestants armés Pourquoi maintenir une manifestation contre un régime militaire alors qu’elle est interdite ? Seuls les leaders des partis politiques vous le diront. Mais il est clair que les opposants avaient leur petite idée derrière la tête. Il s’agissait pour eux de pousser le président Dadis à la faute en provoquant une réaction comme il a été donné de voir. Objectif, présenter Dadis Camara comme un président fermé à tout esprit démocratique. Seulement voila, les opposants n’ont pas prévu dans leur plan, une réaction pour le moins musclée des hommes en tenue. Une réaction qui selon des sources crédibles apparait comme une réponse à une provocation. Le jour de la manifestation au stade du 28 septembre, des militants de l’opposition certainement conduit par l’effet de groupe, ont attaqué un commissariat et une brigade de gendarmerie et ont emporté les armes.

 Les agents de police et de gendarmerie ont été également passés à tabac... ‘’Nous avons été surpris pas le monde qui a déferlé sur notre commissariat. Le temps de nous rendre compte, les assaillants étaient déjà en train de nous rouer de coups. Vu leur grand nombre, nous n’avons pu rien faire. Ils ont emporté les armes. Mais ça, les gens n’en parlent jamais’’, nous explique un policier blessé au visage. Il aurait reçu un coup de crosse sur le front. L’armée qui était venue encadrer la marche s’est retrouvée avec des militants portant sur eux, des armes blanches pour certains et des armes à feu pour d’autres.

 Les échanges entre les deux parties ont rapidement tourné au vinaigre. ‘’C’est à partir de cet instant seulement que la répression a commencé’’, ajoute un sergent-chef très énervé. La note est à présent salée et même amère. Plusieurs morts et des centaines de blessés. Certains leaders politiques blessés sont actuellement internés dans une clinique de Conakry. Sur ordre du Capitaine Moussa Dadis Camara, qui selon des sources bien introduites, est allé rendre visite aux leaders politiques internes, certains, tel que Cellou Dalley considéré comme le pion de la France et l’espoir du peuple peulh, a été lui, autorisé à aller se soigner en France. L’Onu, l’Ua et la France se sont saisies de l’affaire, avec des promesses de sanctions à l’appui. Le président Dadis semble, lui, ne pas être ému par la réaction de la communauté internationale parce que pour lui, c’est en amont que cette communauté internationale devait réagir. Malheureusement.

 

Franck SOUHONE

 

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