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L'impérialisme américain détruit les peuples, s'attaque à leurs valeurs culturelles traditionnelles.

La visite en Russie du président du Venezuela, ennemi de l'« impérialisme américain », ressemble à une provocation à deux jours du sommet Poutine-Bush.

L'impérialisme américain détruit les peuples, s'attaque à leurs valeurs culturelles traditionnelles.
 
La visite en Russie du président du Venezuela, ennemi de l'« impérialisme américain », ressemble à une provocation à deux jours du sommet Poutine-Bush.
 
A deus jours du départ de Vladimir Poutine pour son tête-à-tête avec George Bush à Kennebunkport dans le Maine, la visite à Moscou du président du Venezuela, Hugo Chavez, cauchemar latino de la Maison-Blanche et des majors pétrolières, ressemble à un pied de nez. Et pourtant, le Kremlin « a décidé de ne pas énerver la Maison-Blanche », relevait hier le quotidien Kommersant. Le protocole a été réduit, notamment avec l'annulation de dernière minute du discours du président vénézuélien devant la Douma. Le bouillant lieutenant-colonel Chavez, lui, clame haut et fort son amitié pour Vladimir Poutine. Il vient de raconter comment le chef du Kremlin l'aurait aidé à se maintenir au pouvoir lors de la tentative de coup d'État de 2002.
 
C'est à Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, que Vladimir Poutine recevra demain son enthousiaste ami après avoir dîné avec lui hier soir. Le président révolutionnaire y admirera une usine d'hélicoptères. Car ce visiteur régulier de la Russie est avant tout un gros acheteur d'armes. Moscou lui en a vendu l'an dernier pour 3 milliards de dollars (24 chasseurs Soukhoï, 53 hélicoptères et 100 000 fusils d'assaut Kalachnikov AK-103). Ce voyage devrait se conclure par de beaux contrats. En particulier par l'achat de cinq sous-marins diesel (type Projet 636), et peut-être quatre « Projet 677E, modèle Amour », plus récents. Le Venezuela veut protéger son plateau continental gorgé de pétrole d'une attaque des États-Unis.
 
Malgré ces ventes d'armes florissantes, la Russie reste un partenaire commercial mineur du Venezuela (environ 800 millions de dollars d'échanges selon l'Institut de l'Amérique latine à Moscou), très loin derrière « l'ennemi américain » qui reste malgré tout le premier partenaire de Caracas (environ 43 Mds$).
 
La tournée des « États voyous »
 
Après la chute de l'URSS, la Russie a négligé l'Amérique du Sud, rappelle Vladimir Davidov, directeur de l'Institut de l'Amérique latine. La coopération énergétique devrait stimuler le « retour » de la Russie salué hier par Chavez. La Russie et le Venezuela sont respectivement premier et neuvième producteur mondial de pétrole en 2006. Les deux chefs d'État viennent d'achever la reprise en main musclée de leurs richesses pétrolières et gazières en forçant les compagnies étrangères à ne garder qu'une part minoritaire des gisements. Vladimir Poutine sondera Hugo Chavez sur l'idée d'un cartel du gaz qu'il caresse depuis quelques mois. Sera évoqué aussi le projet de gazoduc géant destiné à relier le Venezuela à l'Argentine qui intéresse Gazprom.
 
« Je ne pense pas que pour la Russie, le Venezuela soit amené à remplacer Cuba, analyse Vladimir Davidov, le Kremlin n'aspire plus à constituer une redoute en Amérique latine », mais « nous pouvons être une alternative à Washington pour mettre fin au monde unipolaire ».
 
C'est bien ainsi que Hugo Chavez, qui a dénoncé hier à Moscou l'« impérialisme américain », l'entend. Pendant que Vladimir Poutine ira retrouver George W. Bush, le Vénézuélien poursuivra sa tournée dans les « États voyous » : une escale en Biélorussie, « dernière dictature d'Europe » selon Washington, puis l'Iran des mollahs.
 
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