Afrique Ouest

Gambie : les femmes fonctionnaires obligées de porter le voile

Written by  |  mercredi, 06 janvier 2016 00:07  |  Published in Afrique Ouest
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  Dans une circulaire rendue publique, le gouvernement appelle les femmes fonctionnaires à couvrir leurs cheveux avec un voile. Une décision qui arrive un mois après l'officialisation de la Gambie en tant qu'Etat islamique. «Cette présente vous informe qu'une directive a été émise, que les femmes au sein du gouvernement, des ministères, départements et agences ne sont plus autorisées à exposer leurs cheveux pendant les heures de travail officielles à compter du 31 Décembre 2015». Indiquait la circulaire datée du 4 janvier dernier sans apporter plus de précisions. Cette nouvelle décision entre en contraction avec les propos du président gambien qui avait précisé qu'aucun code vestimentaire ne serait imposé après la proclamation de son pays en tant qu'Etat islamique le mois dernier. «Nous serons un Etat islamique qui respecte les droits des citoyens» avait-t-il alors affirmé lors de la clôture d'une tournée nationale. Le président Jammeh avait à cette occasion fait savoir que ce projet politique était motivé par sa volonté de vouloir définitivement éloigner son pays de son passé colonial britannique. L'homme connu pour être un ancien militaire, cultive sans cesse une image d'homme pieux. Lors de ses apparitions, il tient souvent un Coran et un chapelet en signe de piété. Une partie de la société civile ainsi que des associations qui s'étaient opposé à ce premier projet risquent fort d'exprimer leur mécontentement face à cette énième mesure. La Gambie qui abrite 1,8 millions d'habitant dont 95% sont de confession musulmane a rejoint l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan dans le rang des républiques islamiques.
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Au moins 14 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des combattants du groupe islamiste Boko Haram, dans une attaque effectuée vendredi dernier contre un village du nord-est du Nigeria.
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La justice militaire burkinabée a émis un mandat d’arrêt international à l'encontre du président déchu pour son implication présumée dans la mort de l’ancien chef d’Etat Thomas Sankara. Ouverte en mars 2015, l'enquête sur la mort de l'ancien dirigeant Thomas Sankara poursuit son cours. Cité à plusieurs reprises dans cette affaire sensible, M. Compaoré est désormais recherché par la justice du Burkina-Faso. «Il y a un mandat d'arrêt international contre Blaise Compaoré», selon une source proche du dossier qui veut rester anonyme. Evincé du pouvoir en 2014 après un soulèvement populaire, il est accusé d'«assassinat» et «recel de cadavre». Pour l'heure, l'examen du corps de Thomas Sankara n'a pas permis de détecter un ADN identifiable. Les traces de balles retrouvées sur son corps témoignent néanmoins d'une liquidation préparée. «On peut simplement dire qu'au regard de ces résultats, l'état des restes ne permettaient pas au laboratoire de certifier l'existence d'ADN» sur les corps exhumés fin mai, a déclaré Me Bénéwendé Stanislas Sankara, avocat de la famille Sankara. «Les premier et deuxième niveaux (des tests ADN) certifient des résultats qui confortent ceux de l'autopsie mais au troisième niveau, l'expertise scientifique conclut qu'il n'y a pas d'ADN détectable conformément à l'état actuel de la science», a-t-il en outre précisé à la presse. Réfugié en Côte d'Ivoire, Blaise Compaore n'a pas pour l'heure fait de déclaration autour de cette décision.

30 tués et 20 blaissés par Boko Haram au Nigeria

Written by  |  mercredi, 16 décembre 2015 07:31  |  Published in Afrique Ouest
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Les militants de Boko Haram auraient tué 30 personnes et blessé plus d’une vingtaine dans des attaques contre trois villages situés dans le nord-est du pays. Selon les médias locaux, les terroristes auraient fait usage de machettes et de haches. «La plupart des personnes tuées ont été massacrées à la machette et à la hache, et les blessés touchés alors qu'ils tentaient de s'enfuir», a déclaré le garde civil Mustapha Karimbe. Le massacre attribué au groupe terroriste islamiste de Boko Haram a eu lieu samedi dernier, dans les villages de Warwara, Mangari et Bura-Shika. Après avoir tué une trentaine de personnes, les terroristes ont incendié les trois villages. Les informations sur les attaques sont apparues tardivement à cause de la mauvaise qualité des télécommunications dans la région. Boko Haram avait détruit de nombreux relais il y a quelque temps. Les trois villages incendiés se trouvent dans l’Etat de Borno, près du village natal du chef de l'armée, Tukur Yusuf Buratai. Ce n’est pas la première fois que des villages dans le nord du pays sont la cible de raids de Boko Haram. Le 10 décembre, des militants armés de Boko Haram avaient tué 14 personnes, dont certaines avaient été décapitées, dans le village de Kamuya où vivait la mère du chef de l'armée. D’après les estimations, Boko Haram a déjà tué cette année plus de civils que Daesh. Le Global Terrorism index (Rapport mondial sur le terrorisme) a comptabilisé 6 644 victimes de Boko Haram et 6 073 de Daesh. Au Nigeria, l’activité de Boko Haram et sa répression ont fait au moins 17 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009.

La Gambie est désormais une République islamique, annonce le président

Written by  |  samedi, 12 décembre 2015 17:54  |  Published in Afrique Ouest
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Yahya Jammeh, dirigeant de la Gambie, a annoncé que l’Islam devenait officiellement la religion de cet Etat à majorité musulmane, mais que les autres croyances de ses citoyens seraient toujours respectées. «En accord avec l’identité religieuse du pays et ses valeurs, je proclame que la Gambie est un Etat islamique» a annoncé le président à la télévision officielle, expliquant que «comme les musulmans sont en majorité dans le pays, la Gambie ne peut pas se permettre de poursuivre l’héritage colonial». La population gambienne, qui compte 1,8 million d’habitants, est musulmane à 95%, mais Jammeh a assuré que la pratique des autres religions ne serait pas entravée. En 2013, le leader du pays avait annoncé son retrait du Commonwealth, une organisation intergouvernementale composée majoritairement d’anciennes colonies britanniques, en qualifiant celle-ci de «néocoloniale». Depuis quelques années, les relations de la Gambie avec les pays occidentaux se détériorent, malgré d'importants échanges commerciaux avec certains pays européens, comme la Grande-Bretagne. L’ancien ministre des Affaires étrangères Sidi Sanneh, devenu entretemps un dissident basé aux Etats-Unis, explique dans le journal britannique The Guardian que «dépourvu d’aide au développement en raison d’un bilan déplorable en ce qui concerne les droits de l’Homme (…), Jammeh se tourne vers le monde arabe» pour y obtenir des fonds d’aide au développement. La Gambie rejoint donc officiellement le rang des républiques islamiques, comme l'Iran ou l'Afghanistan.

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