Vendredi, Mars 12, 2010

Haïti, au-delà des effets d’annonce

Haiti

L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d’images apocalyptiques, relayent les annonces d’aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s’abattent. Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ».

Il est indiscutable que cette nouvelle catastrophe naturelle entraîne des dégâts matériels et humains tout autant considérables qu’imprévus. Une aide d’urgence est donc nécessaire et tout le monde est d’accord sur ce point. Pourtant, la pauvreté et la misère ne trouvent pas leurs sources dans ce tremblement de terre. Il faut reconstruire le pays parce que celui-ci a été dépossédé des moyens de se construire. Haïti n’est pas un pays libre ni même souverain. Au cours des dernières années, ses choix de politique intérieure ont été réalisés par un gouvernement qui est constamment sous la pression d’ordres venus de l’extérieur du pays et des manœuvres des élites locales.

Haïti est traditionnellement dénigré et souvent dépeint comme un pays violent, pauvre et répressif dans le meilleur des cas. Peu de commentaires rappellent l’indépendance acquise de haute lutte en 1804 contre les armées françaises de Napoléon. Plutôt que de souligner la démarche humaine et le combat pour les Droits de l’Homme, la sauvagerie et la violence seront les caractéristiques assimilées aux Haïtiens. Edouardo Galeano parle de la « malédiction blanche » : « A la frontière où finit la République dominicaine et commence Haïti, une grande affiche donne un avertissement : El mal paso - Le mauvais passage. De l’autre côté, c’est l’enfer noir. Sang et faim, misère, pestes (1). »

Il est indispensable de revenir sur la lutte d’émancipation menée par le peuple haïtien, car en représailles à cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la rançon française de l’Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l’époque). En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. (2) » Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d’aujourd’hui. Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l’instrument néo-colonial pour entretenir l’accès aux multiples ressources naturelles de ce pays.

Le paiement de cette rançon est donc l’élément fondateur de l’Etat haïtien et a débouché sur la constitution d’une dette odieuse. En termes juridiques, cela signifie qu’elle a été contractée par un régime despotique et utilisée contre les intérêts des populations. La France puis les Etats-Unis, dont la zone d’influence s’élargit à Haïti, occupée par les marines états-uniens dès 1915, en sont pleinement responsables. Alors qu’il aurait été possible de faire face aux douloureuses responsabilités du passé en 2004, le rapport de la Commission Régis Debray (3) préfère écarter l’idée d’une restitution de cette somme en prétextant qu’elle n’est pas « fondée juridiquement » et que cela ouvrirait la « boîte de Pandore ». Les requêtes du gouvernement haïtien en place sont rejetées par la France : pas de réparations qui tiennent. La France ne reconnaît pas non plus son rôle dans l’ignoble cadeau qu’elle fît au dictateur « Baby Doc » Duvalier en exil en lui offrant le statut de réfugié politique et donc l’immunité.

Le règne des Duvalier commence avec l’aide des Etats-Unis en 1957 : il durera jusqu’en 1986, date à laquelle le fils « Baby Doc » est chassé du pouvoir par une rébellion populaire. La violente dictature largement soutenue par les pays occidentaux a sévi près de 30 ans. Elle est marquée par une croissance exponentielle de sa dette. Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars. Ensuite elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars (4). Cet endettement, loin de servir à la population qui s’est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc également une dette odieuse. Une enquête récente a démontré que la fortune personnelle de la famille Duvalier (bien à l’abri sur les comptes des banques occidentales) représentait 900 millions de dollars, soit une somme plus élevée que la dette totale du pays au moment de la fuite de « Baby Doc ». Un procès est en cours devant la justice suisse pour la restitution à l’Etat haïtien des avoirs et des biens mal acquis de la dictature Duvalier. Ces avoirs sont pour l’instant gelés par la banque suisse UBS qui avance des conditions intolérables quant à la restitution de ces fonds (5). Jean-Baptiste Aristide, élu dans l’enthousiasme populaire puis accusé de corruption avant d’être rétabli au pouvoir comme marionnette de Washington et finalement d’en être chassé par l’armée états-unienne, n’est malheureusement pas innocent en ce qui concerne l’endettement et les détournements de fonds. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, entre 1995 et 2001, le service de la dette, à savoir le capital et les intérêts remboursés, a atteint la somme considérable de 321 millions de dollars.

Toute l’aide financière annoncée actuellement suite au tremblement de terre est déjà perdue dans le remboursement de la dette !

Selon les dernières estimations, plus de 80% de la dette extérieure d’Haïti est détenue par la Banque Mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID) à hauteur de 40% chacune. Sous leur houlette, le gouvernement applique les « plans d’ajustement structurel » remaquillés en « Documents Stratégiques pour la Réduction de la Pauvreté » (DSRP). En échange de la reprise des prêts, on concède à Haïti quelques annulations ou allégements de dette insignifiants mais qui donnent une image bienveillante des créanciers. L’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PTTE) dans laquelle Haïti a été admise est une manœuvre typique de blanchiment de dette odieuse comme cela été le cas avec la République démocratique du Congo (6). On remplace la dette odieuse par de nouveaux prêts soi-disant légitimes. Le CADTM considère ces nouveaux prêts comme partie prenante de la dette odieuse puisqu’ils servent à payer cette antique dette. Il y a continuité du délit.

En 2006, quand le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris acceptèrent que l’initiative PPTE s’élargisse à Haïti, le stock de la dette publique extérieure totale était de 1.337 millions de dollars. Au point d’achèvement de l’initiative (en juin 2009), la dette était de 1.884 millions. Une annulation de dette d’un montant de 1.200 millions de dollars est décidée afin de « rendre la dette soutenable ». Entre temps, les plans d’ajustement structurel ont fait des ravages, notamment dans le secteur agricole dont les effets ont culminé lors de la crise alimentaire de 2008. L’agriculture paysanne haïtienne subit le dumping des produits agricoles étasuniens. « Les politiques macro-économiques soutenues par Washington, l’ONU, le FMI et la Banque mondiale ne se soucient nullement de la nécessité du développement et de la protection du marché national. La seule préoccupation de ces politiques est de produire à bas coût pour l’exportation vers le marché mondial (7) ». C’est donc scandaleux d’entendre le FMI dire qu’il « se tient prêt à jouer son rôle avec le soutien approprié dans ses domaines de compétence (8) ».

Comme le dit le récent appel international « Haïti nous appelle à la solidarité et au respect de la souveraineté populaire » : « Au cours des dernières années et aux côtés de nombreuses organisations haïtiennes, nous avons dénoncé l’occupation du pays par les troupes de l’ONU et les impacts de la domination imposée par les mécanismes de la dette, du libre-échange, du pillage des ressources naturelles et de l’invasion par des intérêts transnationaux. La vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles – due en grande partie aux ravages causés à la nature, à l’inexistence d’infrastructures de base, et à l’affaiblissement de la capacité d’action de l’Etat – ne devrait pas être considérée comme étant sans lien avec ces politiques qui ont historiquement sapé la souveraineté du peuple. Il est maintenant temps que les gouvernements qui font partie de la MINUSTAH, des Nations unies et en particulier la France et les Etats-Unis, les gouvernements latino-américains, revoient ces politiques qui s’opposent aux besoins élémentaires de la population haïtienne. Nous exigeons de ces gouvernements et organisations internationales qu’ils substituent à l’occupation militaire une véritable mission de solidarité, et qu’ils agissent pour l’annulation immédiate de la dette qu’Haïti continue de leur rembourser. »(9)

obama kamayiti

 

Indépendamment de la question de la dette, il est à craindre que l’aide prenne la même forme que celle qui a accompagné le tsunami qui a frappé, fin décembre 2004, plusieurs pays d’Asie (Sri Lanka, Indonésie, Inde, Bangladesh) (10) ou encore l’après-cyclone Jeanne en Haïti en 2004. Les promesses n’ont pas été tenues et une grande partie des fonds ont servi à enrichir des compagnies étrangères ou les élites locales. Ces « généreux dons » proviennent pour la majorité des créanciers du pays. Plutôt que de faire des dons, il serait préférable qu’ils annulent les dettes d’Haïti à leur égard : totalement, sans conditions et immédiatement. Peut-on vraiment parler de don quand on sait que cet argent servira en majeure partie soit au remboursement de la dette extérieure soit à l’application de « projets de développement nationaux » décidés selon les intérêts de ces mêmes créanciers et des élites locales ? Il est évident que, sans ces dons dans l’immédiat, il ne serait pas possible de faire rembourser cette dette dont la moitié au moins correspond à une dette odieuse. Les grandes conférences internationales d’un quelconque G8 ou G20 élargi aux IFI ne feront pas avancer d’un iota le développement d’Haïti mais reconstruiront les instruments qui leur servent à asseoir le contrôle néo-colonial du pays. Il s’agira d’assurer la continuité dans le remboursement, base de la soumission, tout comme lors des récentes initiatives d’allégement de la dette.

Au contraire, pour qu’Haïti puisse se construire dignement, la souveraineté nationale est l’enjeu fondamental. Une annulation totale et inconditionnelle de la dette réclamée à Haïti doit donc être le premier pas vers une démarche plus générale. Un nouveau modèle de développement alternatif aux politiques des IFI et aux accords de partenariat économique (APE signé en décembre 2009, Accord Hope II …), est nécessaire et urgent. Les pays les plus industrialisés qui ont systématiquement exploité Haïti, à commencer par la France et les Etats-Unis, doivent verser des réparations dans un fonds de financement de la reconstruction contrôlé par les organisations populaires haïtiennes.

 

1) Sophie Perchellet est vice-présidente du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde – France (CADTM France- www.cadtm.org ) et Eric Toussaint, président du CADTM Belgique, est coauteur avec Damien Millet de La Crise, quelles crises ?, ADEN, Bruxelles, 2010

2) http://www.cadtm.org/Haiti-la-maled...

3) http://www.haitijustice.com/jsite/i...

4) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IM...

5) http://www.imf.org/external/pubs/ft... (page 43)

6) http://www.cadtm.org/Le-CADTM-exige...

7) Voir la brochure CADTM, Pour un audit de la dette congolaise, Liège, 2007 en ligne : http://www.cadtm.org/spip.php?page=...

8) Voir http://www.cadtm.org/Haiti-Le-gouve...

9) http://www.liberation.fr/monde/0101... Les conditions attachées aux prêts du FMI à Haïti sont dans la droite ligne du Consensus de Washington : augmenter les tarifs d’électricité et refuser toute augmentation de salaires des fonctionnaires publics.

10) http://www.cadtm.org/Haiti-nous-app...

11) Voir Damien Millet et Eric Toussaint, Les Tsunamis de la dette, coédition CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2005

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Miriam Makeba, s'est éteinte

Miriam Makeba, la diva de la musique africaine, s’est éteinte dans la nuit de dimanche à lundi après un dernier concert en Italie.
La première édition du Massao lui déroula le tapis rouge. En mai 1999, l’équipe de Théophile Mbouma Bissa avait en effet réussi à ramener la majestueuse Miriam Makeba qui, sur les berges du Wouri, époustoufla le public de son talent et de cette voix qui a fait sa réputation. Quelques années plus tard, en 2007, le même festival dont le principe est de réunir tous les deux ans des femmes de culture du continent quel que soit le domaine dans lequel elles s’expriment, l’a de nouveau faite marraine, avec Were Were Liking Gnepo.
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C’est donc désappointé que le public camerounais, qui l’a souvent vue sur scène au gré des festivals organisés à travers le pays, a appris son décès dans la nuit du dimanche 09 au lundi 10 novembre 2008 en Italie, à l’âge de 76 ans. Ceci, alors qu’elle venait de faire ce qu’elle aimait le plus : chanter. Pour une noble cause. L’ancien président Nelson Mandela et de nombreuses personnalités sud-africaines lui ont rendu hommage lundi. « Elle était la première dame sud-africaine de la chanson et elle mérite le titre de Mama Africa. Elle était la mère de notre combat et de notre jeune nation », a écrit Nelson Mandela dans un communiqué. Avant de poursuivre : « Ses mélodies obsédantes ont fait résonner la douleur de l’exil et de la distance qu’elle a ressentie pendant 31 ans. En même temps, sa musique nous a tous donné un profond sentiment d’espoir ».
D’après le témoignage d’un photographe de l’Afp, c’est presque sur scène qu’elle a rendu l’âme, après avoir chanté en compagnie d’autres artistes lors d’un concert antimafia dédié au jeune écrivain du bestseller « Gomorra », Robero Saviano, à Castel Volturno près de Naples. « Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu’un a demandé au micro s’il y a avait un médecin dans l’assistance. Miriam Makeba s’était évanouie et gisait sur le sol », a-t-il rapporté selon le site internet metrofrance.com. Rapidement transportée à la clinique Pineta Grande de Castel Volturno, la chanteuse est décédée peu après des suites d’une crise cardiaque. Environ un millier de personnes avaient assisté à ce concert donné dans une commune considérée comme un des fiefs de la mafia napolitaine, la Camorra, et où six immigrés africains et un Italien ont été abattus dans des conditions encore obscures en septembre dernier.
Exil et Grammy Award Voix légendaire du continent africain, bannie par le régime d’apartheid en raison de son apparition dans un film dénonçant la ségrégation, la chanteuse a perdu la citoyenneté sud-africaine en 1960 quand elle voulut rentrer au pays pour les obsèques de sa mère. Elle passa notamment ses années d’exil aux Etats-Unis et en Guinée. Née Zenzi Makeba, en 1932 à Johannesburg, Zenzi, diminutif d’Uzenzile commence son destin exemplaire en prison : elle n’a que quelques jours lorsque sa mère est inculpée durant six mois pour avoir fabriqué de la bière afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père meurt lorsqu’elle a cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections et plongent le peuple noir du pays dans l’arbitraire et la violence. A 20 ans, elle est bonne d’enfants puis laveuse de taxis et vit seule avec sa fille Bongi (décédée en 1985) et sa mère. C’est à ce moment qu’elle rencontre les Cuban Brothers, puis les Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donnent son nom de scène, Miriam. Elle se sert alors de son nouveau gagne-pain et de sa notoriété pour dénoncer le régime des nationalistes afrikaners.
C’est en 1956 qu’elle se fait mondialement connaître avec son plus grand succès : « Pata Pata » qui deviendra ensuite le premier hit planétaire du continent africain. La chanson a été reprise en français par Sylvie Vartan sous le titre « Tape Tape ». A 27 ans, elle quitte son pays mais ne se doute point qu’elle n’y reviendra pas de si tôt. Pour accompagner aux Etats-Unis les Manhattan Brothers pour une tournée qui lui permettra d’asseoir sa notoriété. Elle ira même jusqu’à chanter au Madison Square Guarden avec Marilyn Monroe pour l’anniversaire du président Kennedy. Des moments inoubliables surtout quand ils sont suivis par un retour brutal à la réalité. « J’étais très honorée, mais le lendemain, j’épluchais mes légumes dans ma cuisine » confiera-t-elle plus tard au journal français Libération. Le tableau s’assombrit davantage l’année d’après quand avec le décès sa mère, Miriam Makeba apprend sans aucune explication qu’elle est interdite de séjour et ne peut donc assister aux obsèques. L’État sud-africain la déchoit alors de sa nationalité et condamne peu après sa musique.
Contrainte à l’exil en 1960 du fait de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back Africa de l’Américain Lionel Rogosin, elle passera 31 ans loin de son pays. Myriam Makeba obtiendra un titre de citoyenneté honoraire dans dix pays au rang desquels l’Algérie. Cet exil ne l’empêchera pas d’accumuler les succès et de mener une carrière plutôt pleine. Cinq ans après son exil forcé en effet, elle est lauréate d’un Grammy Award en 1965, avec le chanteur Harry Belafonte pour leur disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba. Elle devient ainsi la première chanteuse noire à obtenir cette récompense. En 1969, elle épouse Stokely Carmichael, l’un des chefs des Black Panthers américains et militant des droits civils, dont elle divorcera quatre ans plus tard. Ce mariage lui vaudra d’ailleurs des ennuis avec la justice américaine et l’obligera de nouveau à l’exil, cette fois en Guinée. L’année de son mariage, elle est à l’affiche du premier Festival panafricain d’Alger en juillet et où elle fait un passage plutôt remarqué.
En 1985, elle connut un passage à vide lorsque meurt sa fille Bongi à l’âge de 36 ans. Pour la diva, c’est un moment de grande peine. Surtout qu’elle manque d’argent pour financer l’enterrement et les funérailles. C’est donc dans la solitude qu’elle mettra en terre son unique enfant, empêchant les journalistes de couvrir l’événement. Après un long passage à vide, elle renoue avec le succès en 1987 grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l’album Graceland. Elle publie à cette époque son autobiographie Makeba : My Story. En 1990, Nelson Mandela la persuade de revenir en Afrique du Sud. En 1992, elle fait une apparition dans le film Sarafina ! de Darrell James Roodt qui revient sur les émeutes de Soweto en 1976. Quelques mois plus loin, elle enregistre « Sing me a Song » qui sera repris par le groupe de rap camerounais Le Bantou Pô si. Un coktail savoureux de mélopées qui déclament son long exil. Au générique, l’on notera la présence de James Phiri et de son ex-mari, le saxophoniste Hugh Masekela. Suivront ensuite les tournées jusqu’en 2000 qui voit naître un nouvel album : Homeland.
Adieux Sa réputation assise, la chanteuse sud-africaine est faite ambassadrice de la culture noire de son pays et militante anti-apartheid. Elle est décorée en France au titre de Commandeur des Arts et Lettres en 1985 et obtient la nationalité française en 1990. Dans ses chansons, Miriam Makeba n’hésite pas à dénoncer les inégalités sociales sans toutefois se poser en contestataire de l’ordre établi. Elle chante l’amour, le pardon, la tolérance… Victime de la ségrégation raciale, elle a fait entendre sa voix plusieurs fois en faveur des droits de l’Homme en Afrique du Sud. Lorsque, il y a trois ans, celle là qui a déjà une réputation de chanteuse presque parfaite de Jazz et de gospel, aussi bien en anglais comme en zulu et qui n’a pourtant rien perdu de sa voix chaude et rassurante, encore moins de son sens du rythme fait connaître son intention de prendre une retraite bien méritée, c’est l’émoi chez ses fans ! « Je veux me retirer, mais faire une tournée d’adieu », disait-elle. Elle qui, lorsqu’on lui demandait si parmi les jeunes filles qu’elle encadre l’on retrouvera une Miriam Makeba, répondait immédiatement : Non ! « Personne ne peut me remplacer comme je ne peux remplacer personne ».
C’est donc attristés que, sur plusieurs blogs, des fans épris d’admiration laissaient des messages aussi désespérés les uns que les autre. « Non ! Pour tout ce que la Grande Miriam a fait pour l’Afrique et pour le Monde, elle n’a pas le Droit de se retirer... […] Retraite ! Le mot est mal choisi. Puisque la Miriam est encore fertile. Merci à Elle de nous émouvoir encore » a par exemple publié Yalama Makela sur grioo.com. Mary, quant à elle, lançait : « Maman ne nous quitte pas ! Nous avons encore besoin de toi, tu as encore à donner. C’est le bon Dieu seul qui pourra te retirer de la scène, mais toi, ne le désire pas ». Gisèle, la camerounaise qui l’avait certainement vue évoluer sur différentes scène du pays gardera certainement un goût d’inachevé. Elle qui, sur ce même forum, recherchait désespérément les dates prévues par la star pour son concert d’adieu au Cameroun. Pour se consoler, elle gardera jalousement ces disques de l’artiste qu’elle dit collectionner et écoutera avec la même ferveur le titre « Cameroon » que la « Mama » composa au lendemain de l’un de ses multiples séjours professionnels au Cameroun, pays dont elle avait fini par tomber amoureuse et à qui elle manque tant aujourd’hui.
 
Dorine Ekwè de Mutations, premier quotidien privé du Cameroun

http://l-eclectique.over-blog.com/
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le pharaon akhenaton mis au grand jour

Il est certain que nous, KAMAYITI, ne serons ni les premiers ni les derniers à aborder le cas Akhenaton, tant la portée de ses réformes ont eu un écho universel, incommensurable, et intemporel. En seulement 18 ans de règne, le pharaon Akhenaton a innové, rappelé le principe fondamental de la création qu’est la MAAT (vérité, justice, équité…), principe qui cadre les relations de l’Homme avec son créateur.

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SUITE FIGEE
Par boukman , July 05, 2009
Je suis vraiment désolé, comme je l'avais signalé à d'autres la suite du document ne seras peut etre pas disponible à moins d'un miracle car le support du contenu est tres endommagé et comme nous ne disposons pas de financement et qu'en plus c'est relativement cher pour faire la manip de recup, nous nous voyons dans l'impossibilité de la publier.
je suis le premier à regretter cette perte en esperant que le professeur ou quelqu'un d'autre ait la suite auquel cas nous nous ferons un plaisir de diffuser.

Hotep à toi
Abus
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seconde partie
Par Oudjet , July 05, 2009
Hotep

Je voudrais savoir s il était possible de visionner la seconde partie de ce séminaire plus qu'intéressant!!!!
Abus
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MERCI GOMEZ, LE PEUPLE APPRECIERA !
Par Ra-Messou , August 07, 2008
Hotep !

Le professeur Gomez a été très clair, concis et précis ! Très heureux d'apprendre que les "JUSTES" comme ils les appellent (notamment Fari Taharka, Hery Seshat, Pierre Nillon) étaient présent à cette conférence.
La question "Atonisme/Amonisme" avait déja été réglé par Fari, mais je remercie le professeur Gomez d'avoir clarifier la question des NTRW ! Merci !

PA - ATONA - ANKH
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La locomotive
Par kaalozz , August 07, 2008
Magnifique!!

Gomez,Nillon et GKS c'est vraiment la locomotive de la renaissance kemite...puisse atona ankh les protéger du mauvais oeil!

hotep
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La vérité est éternel quelque soit les gesticulations
Par toussaint , August 05, 2008
Le professeur Gomez est le meilleur il n'y rien à dire. je l'ai toujour pensé et là encore il vient de le prouver. j'attends impatiemment la suite, j'en profite pour saluer kemi seba.

bye
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...
Par do nascimento , August 05, 2008
je pense que Gomez, Obenga, Omotunde, Etilé, Nillon, bilolo devrait se réunir et réecrire l'histoire de l'humanité et de l'afrique en particulier.
Nous devons protéger Gomez car c'est un trésor pour nous mais un danger pour nos ennemis.
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KHEPERANKH-STREET LE PREMIER PÔLE DE RESSOURCES ARTISTIQUES DE RUE DÉDIÉ À L’ART CONTEMPORAIN NOIR

KARED’HAR – Hewan et Max LaureVOUS PROPOSE KHEPERANKH-STREET LE PREMIER PÔLE DE RESSOURCES ARTISTIQUES DE RUE DÉDIÉ À L’ART CONTEMPORAIN NOIR l’inauguration est au 22 septembre 2007 de 20 h à 22h30.

Première édition / Saison 2007-2008 A Salsabor- 31, rue Chapon - 75003 Paris - M° Rambuteau

Transmission des cultures artistiques ancestrales et récentes de rue Danses Hip-Hop et Vocal Noir en live….

Max-Laure et Héwan inaugurent ce samedi 22 septembre en plein cœur de Paris, le premier pôle de ressources artistiques de rue dédié à l’art contemporain noir en direction des jeunes. De part ces disciplines de rue, devenues cultes pour toute une génération elles montrent qu’en 2007 la scène Hip-hop et Vocal noir française ainsi que d’autres corps de métiers sont plus que jamais au top :

Danses Hip-Hop et Vocal Noir en live, Graffiti, DJ, documentation, conférence, spectacle ….

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Narmer, Ma plume au service de la MAAT

Nous avons rencontré pour vous aujourd’hui NARMER un artiste qui se veut engagé pour son peuple mettant sa plume au service de la MAAT. Les textes sont à vous couper le souffle marquant ainsi son goût pour la vérité et la justice. Fils de Dieu (Atona) il entend le cri de douleur incessant émanant de son peuple qu’il veut exprimer dans ses chants. Sans détour laissons-le exprimer ses pensées.
Narmer, Un grand hotep !
C’est très difficile de ne pas s’arrêter sur votre site et écouter les chansons qui en disent long sur la situation de notre peuple. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à chanter ?
 
 
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Commentaires (21)
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Rien à dire!!
Par Africansoul , December 03, 2008
Tu es fort mon frère sérieux, tu l'es car tu mélanges vibes de chant, rap et surtout texte conscient et engager. J' en ai vu des artistes pourtant. FORCE A TOI ET CONTINU.

Que dieux te garde.
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Narmer c'est aussi la RIME au service de la Maât!
Par kaalozz , November 20, 2008
Hotep frangin

Toi même tu sais, pas besoin de parler...tes paroles, tes rimes et ta plume parlent pour nous tous !(macaques exclus bien sur lol)

Que le très haut, le créateur (ATONA) te donne encore de nombreuses décénnies de lutte...

Ankh Udja Seneb
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salam mon frere
Par Reda , November 09, 2008
Salut frero c'est Reda franchement rien a dire ton interview elle tue comme tes sons comme je te l ai toujours dit ...

Grace a toi il y a de plus en plus de freres qui sont au courant de notre combat continues comme ca t'iras tres loin j'en suis certain.

Salam a tous les freres engages dans la cause et au MDI bien sur !
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Si Si NARMER !!
Par KEMMIOU , November 06, 2008
Si si Narmer Trop fort les flows, les textes .. le tout quoi !

http://kemeticsoldats.skyrock.com
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une fan
Par MissReunion , November 04, 2008
hotep narmer, je te suis depuis un moment, là première que je tes vus s 'était au festival shomari, j' ai kiffé ta prestation avec les autres frères et sœurs qui t' accompagné.
Ton interview est magnifique comme ta musique.
j' attends ton album mon frère.

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...
Par Mpataa , November 04, 2008
Ouais Broza

si² comme on dit !
notre génération a de l'ambition
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...
Par Jenna , November 04, 2008
les arabes et autre n'ont jamais méprisé !!!et kémite martinikais jamais entendu et ceux ki disent ces mensongent veulent 1 guerre mais nous en tant ke musulmans c'es la paix et le bonheur kon souhaite et non le sang des kémitent come tu dit alors arrete de faire 1 fixation sur nous!!!et on va en parlé des juifs sionistes!!! kan je pense à nos freres et soeurs palestiniens et bebe enfant se faire massacré alors non j'es pas pitié pour eux et je comprend et je parle à tout les musulmans ne vous laissez pas embobiné par les juifs sionistes ou autres vous etes musulmans et vous les noirs chinoix vous êtes censé être les ennemis c'es le monde ki tourne à l'envers c'es pas possible!!j'espere kil auront un peu de bon sens et d'intelligence aux lieux d'integré les juifs sionistes ils ferais mieux d'être du coté des kémites et marre les sarkos et blablabla.Narmer t'es vraiment un guerrier et fier de toi

Abus
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UN GRAND MESSAGE A NARMER
Par cemeleon , November 03, 2008
je viens d'écouter le son de NARMER sur dailymotion le titre " un grand message ". Quelle bombe ce son avec les paroles comme des missile a destruction massive, c'est bien d'ecouter ce genre de musique qui denonce, aussi engagé composé par un jeune kemite intelligent massivement instruit.... ca change beaucoup du pleunicheur KERY JAMES ou l'autre abruti de ROHFF, je vous conseille tous d'ecouter cette chanson de NARMER.

NARMER, J'AI UN GRAND MESSAGE A TE PASSER: CONTINUER DANS CETTE VOIE DE LA JUSTICE ET DE DIGNITE, ON EST TOUS AVEC TOUS

HOTEP NARMER, HOTEP LE MDI, SANS OUBLIER HOTEP AU FARA KEMI SEBA
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Mes salutations
Par BOON-6 , November 03, 2008
Dedicaces frelon. Continues sur ta lancée. L'ECART SE CREUSE . ON ARRIVERA A BOUT DE CES LACHES SIO...

YA fOYE!
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pour repondre a aliénation
Par afro972 , November 03, 2008
déja pour commencer kemit martiniquai ça n'existe pas...
ensuite tu dis que le frère Narmer fais une fixation sur le sionisme...en écoutant REELLEMENT ses songs tu te rendra compte qu'il est engagé pour la libération du peuple, la vérité et la Justice (la Maat!) c'est un engagement "politique"


et non pour que les chinois, les blancs, les arabes ou n'importe quel autre autre peuple nous aime
on a fini les choses comme ça... de se plaindre, de quémander le respect et l'amour..
les situations que tu décris TOUT LE MONDE le sait, ça toujours été comme ça c pas mtn que ça va changer! Ils ne sont peut etre pas dirigé par les sionistes, se sont des racistes, et NARMER en parle...
bref laissons à abdel malik roff mokobé kerry james et autres la mission de l'intégration du peuple parmi des gens qui nous deteste...
aujourd'hui le respect ça se gagne, alors quand tu vois les injustices de ce genre, BATS TOI ET ARRETE DE PLEURER!!







le frere narmer, il faut k t arret de faire une fixation k sur le sionisme, penses tu que les chinois qui tu des kemites en zambie, les traites comme des chiens, les arabes qui nous meprisent va dememander aux etudiant kemites dans tout le magreb, moi kemitmartiniquais je suis allé en egypte on à discuté avec les freres nubiens et nous disaient que le arabes les meprisaient etc...;;
donc denonce les arabes les chinois, les blancs, les latinos, car eux il tuels les kemites aux usa
tout ceux la ne sont dirigé par les sionistes.
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Claudy Siar sur Dieudonné, Kémi Seba, Charlie Hebdo, la LDJ, la politique africaine: AUDIO

Claudy Siar sur Dieudonné, Kémi Seba, Charlie Hebdo, la LDJ, la politique africaine: AUDIO

 

Enfin, la communauté vient de comprendre ce qui est en train de se passer Claudy Siar a été menacé par la LDJ. Il avait porté plainte avec preuve à l’appui. Il trouve inadmissible que l’on puisse enfermer Kemi Seba pendant deux mois en prison alors que Pascal Sevran, Redeker , Finkielkraut ne sont pas inquiétés. Il prône le vivre ensemble sans repli communautaire qui est contraire aux valeurs de la République.

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ROBERT SARKOZY OU NICOLAS MUGABE: CHERCHEZ LE DICTATEUR !

Nicolas Sarkozy est bien un "petit corps malade". Preuve en est, il s'est encore joyeusement, à la grande joie de son auditoire, roulé dans le ridicule hier lors d'une conférence de presse où il s'est emporté en parlant de Robert Mugabé, le Président du Zimbabwé.Qui n'a pas été surpris d'entendre le locataire de l'Elysée tancer vertement son homologue africain, l'accusant d'affamer et de terroriser son peuple ?
L'OMNIPRESIDENT, remonté comme un coucou, s'en est pris sans vergogne à l'homme qu'il compare volontairement au président iranien, Mamhoud Almadinejad, que l'occident considère comme le diable en personne. Et sans remuer sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, il a carrément demander le départ de Robert Mugabé. Au moins ainsi, a t-il affirmé, la prospérité serait de retour au Zimbabwé.Quel étrange raccourci !
C'est un peut trop vite oublier que si ce pays en est là, c'est avant tout parce que Robert Mugabé s'est opposé aux fermiers et descendants de colons européens qui ont confisqué les terres les plus riches, ce qui a provoqué une levée de boucliers en occident.
Si Robert Mugabé n'amuse plus personne, lui qui est un brillant intellectuel et un ami de la Reine Elizabeth II, c'est parce que son idée de lancer une révolution agraire, afin de répartir équitablement les terres entre les autochtones et les compatriotes d'origine européenne, n'a pas du tout été apprécié par les forces conservatrices. Et cela personne le rappelle pour expliquer le genèse du divorce entre l'homme qui s'accroche au pouvoir et les alliés occidentaux qui parlent de "droits de l'homme" à géométrie variable.

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Quand le franc cfa genocide les africains

Quand le franc cfa genocide les africains

Un con, selon le petit robert, est un imbécile, un idiot. Faire le con, serait se conduire d’une manière absurde. Le titre de notre présent papier paraît provocateur mais en réalité, il n’en est rien car comme le rappelait Valery Giscard d’Estaing, pour guérir une plaie, il ne faut pas la lécher avec une langue de bois. L’impérialisme, à la fin du 19 e siècle, représentait l’unique moyen du capitalisme pour sa survie et sa croissance au stade de développement où il est parvenu. Celui des fondateurs des comptoirs était ancien, au tournant des deux siècles il se prolonge d’un impérialisme du capital sous forme financier vers les régions périphériques. Avec le temps, il diversifie ses moyens de prise de contrôle, perfectionne les méthodes de pillage des zones périphériques en matières premières et énergie bon marché, puis s’adjoint une razzia sur leur force de travail, retrouvant l’ancienne traite des hommes, et renouvelle l’impérialisme pour le débouché. Aujourd’hui encore il subsiste encore une autre forme d’esclavage que nous appelons   esclavage monétaire. Les pays africains et ceux de la zone franc en particulier connaissent une certaine concaténation de maux dont le franc CFA, la monnaie des Cons de  la France en Afrique, explique en partie ce cercle vicieux.

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Les CFA vont
Par Le président de , August 20, 2009
Pour plus de renseignements il suffit de m'écrire à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. '> Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et je mettrai l'adresse e-mail sur ma liste de diffusion qui souvent porte sur ce sujet.

(Commencer par ouvrir quelques liens ci-dessous pour avoir un aperçu.)

Avec Honneur

Le président de "la Polynésie française", des Françaises et des Français
René, Georges, HOFFER
Tél (689) 77 71 70
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
http://www.myspace.com/renehofferprdelapfsic
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/032077.htm
http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/020570.htm
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=13600801
http://www.presidentdelapolynesiefrancaise-sic.org/
Aller à (go to) : "Vidéo France 3 Alsace le 25/04/2006" (format Real Player; 5,15 Mo)
Pour les XPF (je n'ai pas tout lu ni vérifié mais pour l'essentiel tout y est) : http://www.midiassurancesconse...dskXPF.htm

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Première conference du neo panafricanisme

A la jeunesse d'Afrique et des Caraïbes,

 

Le Panafricanisme est une idéologie politique de libération totale de l'Afrique, forgée par des Filles et Fils de déportés africains et repris par des africains.

Où qu'il se trouve, le Panafricain est l'afro-descendant qui lutte contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation de l'Afrique afin que cette dernière puisse vivre dignement dans l'unité, la liberté et la fraternité.

Son refus de la déportation, de l'esclavage, de la colonisation, de la ségrégation, de l'apartheid fait de lui un véritable humaniste en cela qu'il appelle à la fierté de soi et au respect des peuples.

La conscience historique et politique liée aux péripéties qu'a connu l'Afrique permet ainsi à l'homme et à la femme noir d'être des acteurs à part entière dans la lutte pour la libération des peuples opprimés.

Le 1er Sommet de la jeunesse d'Afrique et des Caraïbes sur le néo-Panafricanisme se réunira à Paris pour faire le point sur le panafricanisme et ce qu'il doit être aujourd'hui, en considérant les enjeux internationaux actuels.

Où qu'ils se trouvent, l'homme et la femme noir sont liés à l'image ne serait-ce que médiatique, d'une Afrique immature, en guerre, et en perpétuelle mendicité.

A qui profite cette propagande si ce n'est qu'aux ennemis de l'Afrique ?

Souvenons nous : « L'arbre ne s'élève vers le ciel qu'en plongeant ses racines dans la terre nourricière ».

Le néo-Panafricanisme a de beau jour devant lui, en cela qu'il insuffle un nouvel élan au Panafricanisme sur la base des enjeux de l'heure.

Le 1er Sommet sur le néo-Panafricanisme invite la jeunesse Africaine et Afro-Caraïbéenne, aussi bien du continent que de la diaspora, à penser, à dire et à agir comme un seul homme au quotidien et dans l'intérêt de la Terre Mère, afin d'abattre le néo-colonialisme dans toutes ses formes.

Aujourd'hui comme hier, le panafricanisme prône le retour définitif à nous-mêmes, ce qui précède à la libération politique du continent.

Autrement dit, le néo-Panafricanisme prépare l'avènement des Etats africains véritablement libres, et ce, en vue de la construction d'un État fédéral, afin que l'homme et la femme nègre, qu'ils soient en Martinique ou en Jamaïque puissent circuler librement sur la terre de leurs ancêtres.

 

Un même peuple, un même destin : libérer la Terre Mère du néo-colonialisme.

 

L'Afrique aux Africains.

Programme du Sommet :

1. Les promesses du Panafricanisme des Pères Fondateurs.

2. Le néo-Panafricanisme : l'engagement d'aujourd'hui.

Date, Horaire, Lieu :

Samedi 8 Novembre 2008, 13 heures

120, rue Lafayette - 75010 Paris

Métro, RER : Gare du Nord

Entrée :

2 Euros

Contact :

Sista Laytah 06 25 28 95 55

viepanafricaine [at] yahoo [dot] fr

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JUSTICE POUR IBRAHIM DIAKITE.

JUSTICE POUR IBRAHIM DIAKITE.

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A la place de la nation tous demandent réparation contre le méga crime qu’est l’esclavage

Le 10 mai  est devenu une date à laquelle la population noire de France est autorisée à accorder un peu d’importance à ces centaines de millions de personnes qui ont laissé leur peau, dans la maltraitance, le meurtre, le viol, le dépouillement, l’inhumanisation de l’être, ceci, durant des siècles, à travers l’esclavage.

Aujourd’hui encore, faut-il nous distancer de l’idée que tout s'est terminé ?

En effet, pendant toute la période de ce monstrueux crime qu’est l’esclavage du peuple noir, nombreuses sont les mutations qu'a perpétré cette pratique de destruction de l’homme.

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Non, Haiti n'est pas maudite

Une immense vague de compassion s’est emparée de la planète après le tremblement de terre en Haïti. Derrière cette solidarité « du village planétaire » se profile néanmoins un discours des médias sur l’île qui n’est pas exempt de clichés et de représentations réductrices. Pour connaître Haïti, plus que les raccourcis faciles des médias, ce sont les arts et la littérature de cette île qu’il faut entendre.

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Pourquoi les Etats-Unis doivent des milliards à Haïti ?

Colin Powell ancien Secrétaire d’Etat des US, avait traduit son idée de la politique étrangère en disant : « Si vous le briser (pays ndlt) il vous appartient ».

Cela fait plus de 200 ans que les US œuvrent à briser Haïti. Les US ont utilisé Haïti comme une plantation. Les US ont aidé à saigner économiquement le pays depuis qu’il s’est libéré, l’envahissant militairement de façon répétée, soutenant des dictateurs qui abusaient de leur peuple, utiliser le pays comme dépotoir pour en tirer des avantages économiques, ruiné leurs routes et leur agriculture, et renversés des responsables politiques populaires. Comme les anciens propriétaires de plantation, Les US ont même utilisé maintes fois Haïti pour leurs divertissements sexuels.

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Les Vérités de Gbagbo aux Cadres du FPI : «Si je perds le pouvoir, vous perdrez vos fortunes…»

 

 

Qui a dit que Laurent Gbagbo ne réussira pas à se faire élire face à ses adversaires de l’opposition, le 29 novembre prochain? Le mercredi dernier, la refondation a été secouée par un séisme violent qui a balayé la quasi-totalité des barons du FPI de l’équipe de campagne du leader du FPI, qui entend se faire réélire dès le premier tour du scrutin. C’était lors d’un grand rassemblement organisé au Palais de la Culture d’Abidjan. Il a préféré faire le choix d’Issa Malick Coulibaly, un nordiste bon teint et ex-membre du bureau politique du PDCI- RDA, comme directeur de campagne à l’échelle nationale.

 

L’immobilisme, l’arrogance et le manque de crédibilité de la plupart des barrons de la refondation, seraient les raisons qui ont poussé Laurent Gbagbo a prendre une décision aussi radicale à l’encontre de ses amis. Car n’ayant pas la langue dans la poche, le patron de la refondation n’est pas passé par quatre chemins pour faire entendre sa voix, lors d’un séminaire organisé dans son village natal, dans le but de réfléchir sur la stratégie à adopter pour réussir sa campagne électorale. «Si je perds le pouvoir, vous perdrez vos fortunes…». Résultat, les intouchables du régime ont été tout simplement nettoyés de la liste de campagne du candidat sortant. La pilule est amère à avaler pour ces barons humiliés qui fulmineraient leur vengeance le moment venu. Auront-ils les coudées franches pour aller à l’encontre de la redoutable machine électorale mise en marche par Gbagbo ?

En effet, le candidat Laurent Gbagbo a rompu le silence le mercredi 21 Octobre 2009, à moins de 40 jours du scrutin du 29 novembre prochain, en choisissant son équipe de campagne. Prenant à contre-pied les cadres de la refondation, qui s’attendaient à un DDC sortir de leur rang, le candidat Gbagbo a préféré Issa Malick Coulibaly, un nouveau venu dans le parti, qui n’est d’ailleurs pas le seul électron neuf dont l’arrivée et le positionnement à un poste stratégique ulcèrent les militants. Dans un souci d’ouverture et dans le but de ratisser large dans l’électorat de l’opposition, le chef de l’Etat a aussi coopté une dizaine de cadres, du PDCI et du parti de l’Union pour la Démocratie et la Paix.

Cette ultime décision, selon plusieurs sources, puise son sens dans le fait que le patron de la refondation a perdu toute confiance à son entourage. Conscient qu’il est de la mauvaise réputation dont jouit son entourage au sein de la population, le leader des refondateurs ne veut pas risquer de laisser son sort dans la main des gens qui peuvent le faire couler. La configuration de la liste de campagne du 21 octobre dernier laissa transparaître le mur de méfiance déjà dressé entre Gbagbo et la plupart des dignitaires de son parti.

 

 

Tout se passe comme s’il s’est brusquement rendu compte que son entourage trop embourgeoisé, ne pouvait plus faire son affaire. C’est donc à juste titre qu’en juillet 2009, il a tenu à leur assener ses vérités, au cours d’un séminaire organisé par la première Dame pour réfléchir sur la stratégie de campagne, à Mama (village natal du chef de l’Etat), en ces termes : «Si moi je ne suis pas élu, vos fortunes vous les perdrez. Vos fortunes sont «protégées» parce que je suis au pouvoir. Vous êtes tous devenus riches, arrogants, je ne vous reconnais plus.

Quand on créait le FPI on était 5, Adou Assoa, assis ici en était un. Nous n’avions pas pour objectif ce que vous faites. C’est pour tout ça que je procède par alliances parce que le FPI tout seul n’est rien. Je le répète les DDC doivent aller au delà du FPI dans le cadre de la campagne. Tout ce qui regarde le FPI peut être confié aux Fédéraux qui ensemble avec les DDC, doivent faire le travail sur le terrain. Ne pensez pas que c’est à moi que vous faites du mal. C’est bien à vous-mêmes que vous le faites, parce que c’est vous qui allez perdre vos postes». Ces mots très lourds de sens et de conséquences, n’ont pas échappé à la presse locale qui les rappelle à chaque occasion.

C’est pourquoi dans son équipe de campagne, il a fait la part belle aux militants radiés du Parti de l’autre candidat Henri Konan Bédié (le PDCI RDA). Ainsi, le ministre Gnamien Yao radié par le PDCI, pour indiscipline a été coopté par le FPI afin de mobiliser les militants de l’étranger. La ministre Bro Grébé également militant rejeté du PDCI, patronne des femmes patriotes a été désignée pour rallier les femmes à la cause du candidat Laurent. D’autres cadres tels que Maurice Séry Gnoléba membre du comité des sages du PDCI et Laurent Dona Fologo ont été recrutés par le chef de l’Etat et font leur rentrée dans l’équipe stratégique de campagne, le haut conseil étant dirigé par Laurent Gbagbo lui-même.

 

«Des tonneaux vides» selon l’opposition, c’est-à-dire des personnalités qui ne représentent qu’eux-mêmes et donc, sans danger pour leur parti d’origine. En plus de ceux-ci, Gbagbo s’est aussi fait entouré de neuf autres partis politiques, regroupés sous le Label de la Majorité Présidentielle (LMP) qui n’ont pas certes, la taille du FPI, mais desquels partis, il attend occuper largement le terrain. Il s’agit de : RPPP, UDCY, AIRD, URD, MNC, PURCI, UNG, USD et du PRCI.

Cependant, on y retrouve Charles Blé Goudé, Président des jeunes Patriotes, nommé à la tête de la direction chargée de la jeunesse. Les ténors du FPI ont été relégués pour la plupart au second rang. Le président de la jeunesse du FPI, Konaté Navigué, noyé par Charles Blé Goudé, a été recommandé pour seconder celui-ci. La première responsable des femmes du parti, Odette Lorougnon, assistera Bro Grébé. La porte parole de la présidence considérée comme nouveau militant du FPI par les barons du parti, devra s’occuper durant la campagne de la société civile. Laurent Gbagbo a créé un Haut conseil politique qu’il préside et qui chapeaute toute l’équipe de campagne. Il comprend entre autres Pascal Affi N’Guessan également porte-parole et responsable du comité des experts, Simone Gbagbo, Séry Gnoléba, Bernard Dadié, Edmond Bouazo, Koulibaly Mamadou, Eugène Djué, le binôme de Blé Goudé.

Après le choix de Malick Coulibaly comme DDC, le FPI en colère

Suite à la nomination d’Issa Malick Coulibaly comme DDC du candidat Laurent Gbagbo, les barons du FPI ont du mal à digérer la gifle. Le choix de celui-ci, membre du bureau politique du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, (PDCI), d’Henri Konan Bédié, par le chef de l’Etat pour conduire sa campagne est-il le bon ? C’est la question que tout le monde se pose au sein du front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo. Malgré les explications de leur leader, les militants et certains cadres n’arrivent pas à s’expliquer ce choix. La volonté d’ouverture du chef de l’Etat ne convainc pas et fait grincer les dents au sein de l’appareil du parti. La pilule est amère à avaler dans les rangs de la refondation.

Pour eux, préférer un inconnu qui n’a même pas de poids ni dans son parti d’origine, ni dans le Nord, aux compagnons de lutte de Gbagbo, est un acte de suicide politique pour le parti, fulminent des militants. Depuis la rencontre du mercredi, la grogne se fait persistante au sein du parti. L’inquiétude grandit dans les instances, mais Gbagbo est le seul maître à bord, surtout qu’il a réussi, à rallier des inconditionnels venus d’ailleurs à sa cause.

 

L’opposition se réjouit et ironise sur le fait que le chef de l’Etat se soit rendu compte que le parti compte des cadres compétents au point de confier son sort à des personnes qui ont été bannies de son rang. Le ministre Gnamien Yao qui occupe le poste important de la mobilisation de la diaspora ivoirienne a été excommunié par le PDCI. Avant le conseil de discipline qui l’a sanctionné, il avait reçu une cinglante gifle en mars dernier de la part du président de la jeunesse du parti Bertin Konan Kouadio, qui lui reprochait son ingratitude à l’égard Henri Konan Bédié.

Avec lui, il y a le président du Conseil économique et social, Laurent Dona Fologo, un ancien compagnon et défenseur du président du PDCI. Aujourd’hui ardent défenseur de Laurent Gbagbo. La député PDCI de la ville de Bouaké, fief de l’ex-rébellion, l’ancienne ministre PDCI, puis UDPCI, et aujourd’hui de la mouvance présidentielle Danielle Boni Claverie, et bien d’autres cadres de l’opposition composent aujourd’hui l’ossature de l’équipe de campagne de Laurent Gbagbo. Cela ne plait évidemment pas aux cadres du FPI de jouer les seconds rôles dans ce qui devrait être leur affaire.

 

Les raisons d’une sanction

 

Les cadres et autres dignitaires du Front Populaire Ivoirien payent aujourd’hui le prix de leur trop grande confiance en eux-mêmes. Et la volonté affichée de leur leader à ouvrir son champ d’action vers d’autres horizons, n’est pas fait pour enrager les choses. Ainsi, les ministres Bohoun Bouabré, Désiré Tagro, HubertOulaye, Léon Monnet,Amani N’Guessan,Alphonse Douaty et Danon Djédjé, tous compagnons de première heure de Gbagbo, ont été simplement ignorés. Selon un proche du camp présidentiel, la raison fondamentale qui a poussé le capitaine à mettre de l’ordre dans le bateau est que des hostilités opposant certains barons de la refondation commençaient à exaspérer ce dernier.

Aussi, il y a eu le fait que des personnalités de premier plan du FPI, comme les ministres Désiré Tagro et Bohoun Bouabré, s’empoignaient à tour de bras à Issia, tandis que Miaka Oréto et Gogui Théophile s’illustraient négativement, dans un duel fratricide à Soubré. Il faut ajouter à cela, la gangrène de l’affairisme, et la très mauvaise réputation de la corruption inouïe des cadres du FPI, surtout dans la nébuleuse affaire «café cacao», qui traîne encore à la justice et qui a fini par convaincre Laurent Gbagbo du grand risque qu’il prendrait à envoyer ces mêmes personnalités devant la population pour battre campagne.

«Si j’envoie ces gens comme ça devant les populations, c’est que je ne veux pas me faire réélire», avait-il martelé lors des scandales en cascade qui ont secoués la refondation. Il s’agit entre autres des scandales des déchets toxiques, de l’assignation de certains dignitaires du régime en justice lors du scandale café cacao. Humiliés et complètement dépassés par les événements, ces barons ont-ils la latitude de réagir aux uppercuts du candidat Laurent Gbagbo et entraver sa campagne dans leurs localités d’origine ? Très sûr de ses soutiens au sein des neuf partis de la mouvance présidentielle et de quelques inconditionnels en qui il maintient sa confiance, le Woody de Mama (Gbagbo) ne s’en souci guère.

 

De Gildas, correspondant du Républicain à Abidjan.

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Aminata D TRAORE parle de ROBERT MUGABE et du Zimbabawe : L’INSOUMIS ET LE BOUC EMISSAIRE

 "Il n’est pas certain que l’extrême personnalisation du conflit et la diabolisation de l’un des principaux protagonistes - Robert Mugabé en l’occurrence - ait aidé en quoi que ce soit à clarifier les enjeux de la lutte sociale et politique en cours au Zimbabwe". Achille Mbembe (Zimbabwe : le cynisme des nations)

1. QUI JUGE QUI ? POUR QUELS CRIMES ?

Le torrent de boue dont on couvre Robert Mugabé depuis de longs mois a quelque chose de nauséabond et de suspect. J’en souffre.

"Qui le juge ? De quels crimes est-il coupable ?" sont parmi les questions que nous sommes nombreux à nous demander, ce 10 décembre 2008, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH).

"A 85 ans, pourquoi s’accroche-il tant au pouvoir ?" entendons nous dire. Est-ce une raison suffisante pour l’humilier ? Est-il le seul de cette génération, à occuper ce poste a un tel âge ?

"Il est au pouvoir depuis 28 ans." En termes de longévité au pouvoir est-il le doyen en Afrique ?

"La fraude électorale ?" A-t-on oublié les élections américaines de 2000 ?

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LA RIPOSTE DE MBEKI
Par Bwakaiman , December 24, 2008
Brèves /

La riposte de Mbeki face aux attaques britanniques contre le Zimbabwe
13 décembre 2008 - 18:43



13 décembre 2008 (LPAC) — Au cours de la deuxième semaine de décembre, les britanniques et leurs alliés ont redoublé d’efforts pour renverser le régime du Président du Zimbabwe, Robert Mugabe. N’ayant pas réussi à le chasser du pouvoir en appuyant sans condition l’opposition anglophile dirigé par Morgan Tsvangirai et Tendai Biti, ils prennent maintenant pour prétexte l’épidémie de choléra pour réclamer à cor et à cri une intervention militaire.

Ceci dit, le dernier rapport de l’OMS sur le choléra au Zimbabwe est alarmant, faisant état de 775 morts et de plus de 16000 malades. L’épidémie risque de s’étendre aux pays voisins (Zambie, Botswana, Mozambique, Afrique du Sud). Pourtant, il est relativement facile de vaincre le choléra en mobilisant les ressources nécessaires pour fournir de l’eau propre et des installations sanitaires.

Mais la préoccupation de Londres n’est pas de sauver des vies, mais de venir à bout de Robert Mugabe. C’est ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’UE : « Il y a unanimité sur le fait que, bien que l’épidémie de choléra fasse les grands titres, la véritable maladie au coeur du Zimbabwe est la mauvaise gouvernance du régime de Mugabe. »

Le Financial Times, véritable porte-voix des financiers de la City de Londres, proposait dans un éditorial de suspendre tout envoi de nourriture et de médecins, si « de telles mesures allègent les pressions sur M. Mugabe pour qu’il démissionne ». Plus direct, le Daily Telegraph, appelle le gouvernement britannique à « solliciter l’approbation de l’ONU pour renverser M. Mugabe ». Malheureusement, aussi bien Nicolas Sarkozy que Javier Solana de l’UE abondent dans le même sens. Sans parler de l’Open Society de George Soros, qui s’ingère partout où des intérêts miniers et stratégiques sont en jeu.

L’hypocrisie de ces appels est insoutenable. Pour preuve, ces mêmes puissances n’ont pas levé le petit doigt pour aider le Zimbabwe à combattre les facteurs responsables du choléra. Au contraire, elles lui imposent depuis des années des sanctions internationales, afin de punir le Zimbabwe d’avoir rejeté les conditionnalités du Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit donc de faire du Zimbabwe un exemple. En bafouant sa souveraineté, la voie sera ouverte pour appliquer le même traitement aux autres nations africaines qui en jouissent encore.

Si le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, et l’ancien archevêque Desmond Tutu se sont ralliés au courant impérial en attaquant le Président zimbabwéen, les pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont adopté une approche différente. Leur chargé de mission pour le Zimbabwe, l’ancien Président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, a élaboré un accord de partage du pouvoir pour un gouvernement d’unité nationale, approuvé par la SADC le 10 novembre.

D’ailleurs, initialement, Morgan Tsvangirai, du Mouvement pour un changement démocratique, a accepté ce nouvel accord, prévoyant une coalition constituée du Zanu-PF au pouvoir, du MDC-T et de l’opposition MDC-M. Par la suite, obéissant à ses maîtres anglais, il a renié ses engagements. Cette volte-face a inspiré à Thabo Mbeki une critique cinglante, où il accuse la direction du MDC de se préoccuper davantage d’« obtenir l’approbation de ses partisans à l’étranger », c’est-à-dire l’Angleterre et les Etats-Unis, que du sort de sa population.

Sur un ton fort peu diplomatique, l’ancien Président sud-africain martèle l’urgence de former un gouvernement capable au Zimbabwe, afin de rétablir les services essentiels pour la survie de la population et d’empêcher l’implosion du pays.

Pour creuser le sujet : Les conditions de la renaissance économique et culturelle de l’Afrique

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Haïti est entrain de se faire coloniser par les USA ! déjà 4000 mille JI et bientôt 10 000 !
OBAMA : « L’OCCIDENT N’EST PAS RESPONSABLE DE...
Pour répondre à tss il est vrai que l'Africains ne doit pas attendre sur le blancs car ce sont eux...
DIEUDO-JEAN- PIERRE- RAFFARIN 2002 DEBAT
J'y étais à cette conférence et Hakile a vraiment mis le feu. C'était grandiose. Je le trouve t...