Un con, selon le petit robert,
est un imbécile, un idiot. Faire le con, serait se conduire d’une manière
absurde. Le titre de notre présent papier paraît provocateur mais en réalité,
il n’en est rien car comme le rappelait Valery Giscard d’Estaing, pour guérir
une plaie, il ne faut pas la lécher avec une langue de bois. L’impérialisme, à
la fin du 19 e siècle, représentait l’unique moyen du capitalisme pour sa
survie et sa croissance au stade de développement où il est parvenu. Celui des
fondateurs des comptoirs était ancien, au tournant des deux siècles il se
prolonge d’un impérialisme du capital sous forme financier vers les régions
périphériques. Avec le temps, il diversifie ses moyens de prise de contrôle,
perfectionne les méthodes de pillage des zones périphériques en matières
premières et énergie bon marché, puis s’adjoint une razzia sur leur force de
travail, retrouvant l’ancienne traite des hommes, et renouvelle l’impérialisme
pour le débouché. Aujourd’hui encore il subsiste encore une autre forme
d’esclavage que nous appelons esclavage
monétaire. Les pays africains et ceux de la zone franc en particulier
connaissent une certaine concaténation de maux dont le franc CFA, la monnaie
des Cons de la France en Afrique,
explique en partie ce cercle vicieux.